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[Fanfic] Bataille pour l'espoir

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 Auteur Message
fireinpyjama MessagePosté le: Lun 17 Déc 2012 11:26   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 21 Oct 2012
Messages: 98
Localisation: Quelque part, au milieu de pandas...
À l'aube des temps obscurs, voilà comment cette partie de ta fic devrait s'appeler !

mais sérieusement, t'as décidé de rendre Jérémie boulet ? parce que je trouve ça à la fois attristant et intéressant. Attristant car pour le personnage, ce serait s'avouer vaincu (ce qu'il fait car il pense perdre Aelita). Intéressant parce qu'il pourrait... je garde mon idée pour moi-même, de peur d'influencer certaines personnes.

non, sérieusement, à part le "pas de l'oie" qui doit s'écrire "pas de loi", je n'ai remarqué pas grand chose au niveau orthographe.

Tu nous sers encore une fois une fabuleuse suite à ta fic. Sérieusement, j'espère que tu arriveras à nous servir toujours mieux sur les 15 prochains chapitres. Mais j'aimerais bien revoir l'Aelita qui nous plaît tant (intrépide et pas aussi... je vais dire potiche pour ne pas offenser certaines personnes) et pas aussi co-conne que dans les premières saisons. J'attends la suite avec impatience.

PS : désolé de t'avoir fait pleurer comme une madeleine, mais je pensais que c'était de circonstances après le flot de remarques de Icer. Mais vu que je connais pas assez ta personnalité, je me suis permis les sanglots et les larmes.

_________________
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Merci à me98



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Odd10 MessagePosté le: Mer 19 Déc 2012 00:35   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 14 Avr 2010
Messages: 54
Un chapitre très interessant !
Je commencerai par parler de leopold qui a une psychologie décrite point par point selon deux points précis:

- On peux être certain que Leopold n'est pas un traitre car tu décris en lui une terreur sincère cependant,on ne peux négliger un possible retournement de situation que personne n'aurait vu venir,ce qui est alors extraordinairement bien joué!

- l'aide psychologique qu'il apporte aux autres grâce a son expérience passé et qui permet de consolider le groupe. c'es ten définitif un personnage qui devient attachant et incontournable.


Le caractère d'Ulrich et les sermons du général Hussinger permettent dans un cas une réflexion sur la façon de juge rles choses et dans un second cas une leçon de vie sur l'art de remonter la pente au lieu de chialer.

L'inspiration de la scène entre anakin,Mace Windu et l'empereur dans la révélation de de Vesrotte se sent mais elle est bien utilisée !

Je note pour finir une richesse de vocabulaire qui ne cesse de me surprendre et des citatio nque j'avoue ne aps avoir connu avant !

Sur ce chapitre, aucun point négatif à noter si ce n'est que la référence a star wars 3 est trop palpable .

Je te félicite donc encore une fois ^^ je lirai la suite de ton écrit avec grande attention
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DimIIy MessagePosté le: Dim 23 Déc 2012 14:23   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 23 Oct 2009
Messages: 1044
Localisation: Dans mon lit , en train de manger des kinder Bueno !
Allez, chose promise, chose due : Je commente même si j'ai deux chapitres de retard Mr. Green

Chapitre 14 :

Premier point, j'ai bien aimé le faite que tu découpes ton chapitre comme une pièce de théâtre par contre, tu as mis je ne sais plus où " mauvaise comédie" j'ai tendance à ne pas être d'accord avec ce titre, il aurait mieux marcher s'il y'avait eu quelques passages humoristiques en finissant en drame non ? Peut être que tu as voulu parler de l'ironie du sort après...Bon je chipote lol peu importe, on peut l'interpréter de toute les façon après tout !

Sinon j'ai bien aimé le passage du coup de gueule d'Hussinger, ça m'a surprise, parce qu'il faut dire que ça contraste avec son calme olympiens pour maîtriser la situations, là on a l'impression qu'il balance toutes sa tensions sur les lyoko-guerriers, mais il faut dire qu'ils en avaient besoin !

Yumi, je ne la reconnais pas du tout, on sent que son traumatisme l'a énormément changée, elle n'est plus que l'ombre d'elle même, elle est détruite. Jamais elle ne se serait jetée aux pieds d'Hussinger en temps normal, fierté de japonaise oblige ! Mais bon, elle reprend vite le dessus !

Ensuite, j'ai comme l'impression qu'Ulrich est le moins touché par les évènements, on dirait limite qu'il s'en contre-fiche du mal qui plane sur lui et essaie de reprendre sa vie normal en pensant qu'à ses problèmes relationnel avec Yumi et en jalousant Léopold ! Et d'ailleurs je n'apprécie pas du tout son comportement avec ce dernier ! Tu tiens à faire de lui le dernier des salauds ? J'espère que non ! Tu respecte le faite que le personnage est tendance à garder ses sentiments pour lui ! Mais tu le décris comme un lâche, et dans la série c'est tout sauf un lâche justement ! Mais il ne faut pas oublier ce qu'il a vécu, comme je l'ai dit, un traumatisme peut complètement changer une personne.

En ce qui concerne Odd et Léopold...Et bien pas grand chose ma foi ! Ils sont très mignon, part contre je me demande comment Odd vas expliquer sa bisexualité à ses amis et sa famille et surtout comment ils vont réagir face à sa relation avec Léopold !

Pour Aelita, et bien le faite qu'elle se soit fait piéger ne me surprend pas du tout ! Même si elle n'était pas aussi fragile que là, je pense qu'elle serait quand même tombée dans le piège, vu que la jeune fille a toujours voulu une famille ! Cette Nastasia est impitoyable, et je commence à bien l'aimer (*sadique*) je trouve ce personnage intéressant je me demande comment tu vas l'exploiter

Et enfin parlons du cas de Jérémy. Alors là, je rejoint complètement l'avis de je ne sais plus qui ( il me semble que c'est Méjiro-kun xD) la scène où Jérémy le tue de sang-froid, je la trouve vraiment bâclée. C'est quand même grave ce qu'il a fit, il a tuer un homme, et on a l'impression que ça ne le touche pas plus que ça puisque qu'il passe directement à autre chose ! Je pense que tu aurai dû détailler un peu plus ! Est-ce que le faite que justement le faite que n'es pas décrite cette scène soit dû au faite que Jérémy est en train de se transformer en meurtrier ? ( j'émet cette hypothèse par rapport à la fin du chapitre 15) en tout cas, je me demande comment il va évoluer celui là.

Bon quoi d'autre...Ah oui, j'oubliais, vraiment glauque la scène de la "zombification" du corps de William, brrr !

Bon, je n'ai commenté que l'aspect psychologique du chapitre, mais ton intrigue est vraiment élaborée, qui est réellement cette Nastasia par exemple ? Pourquoi Aelita est -elle persuadée que c'est sa mère ? Mais je pense que l'histoire est plus intéressante à commenter dans...

Le chapitre 15 :

Alors, que de rebondissements ma parole !! Par où commencer...?

Ah, la mort d'Hussinger. Pour ça sonne un peu comme le glas là ! C'était le seul qui, même s'il avait du mal, arrivait à maîtriser à peu près la situation. Je ne sais pas du tout la tournure que va prendre ton histoire maintenant qu'il est mort...
En plus de ce s'être fait trahi par son subordonné, il se fait tuer par un adolescent ,c'est vraiment pas top comme mort, le pauvre.

En parlant de ça, Jérémy le tue de sang-froid... et c'est la deuxième fois !! Bon d'accord cette fois il était influencé, mais il est aussi faible au point de faire ce genre de truc parce qu'on le lui demande ? Jusqu'où tu va aller avec lui ! Et en plus il rejoint Carthage ! Non mais là, tu me laisses pantoise, qu'est qui va se passer pour l'intello ?! Il va faire quoi après ? Tuer ses potes :s

En ce qui concerne le supposé "De Vesvrotte"...Là je te dis bravo,, parce que je n'ai franchement rien vue venir. Je commençais à l'apprécier en tant que bras droit d'Hussinger ...Et là, dans ce chapitre on découvre que c'est un terrible prédateur ! Franchement bravo t'as réussi à me surprendre ! Je me demande jusqu'où il va emmener Jérémy, vu l'influence qu'il a sur lui !

Ah, le retour du père de Léopold...Quel emmerdeur celui-là je vous jure ! Qu'est-ce qu'il a fait à Odd ?! En tout cas, je ne peux trop donner mon avis parce que je suis impatiente de voir ce que ça va donner.

Bref, tu nous laisses sur notre faim, et j'attends impatiemment la suite ! Bonne chance Smile

_________________
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Merci me98 !!

Texte by me : Disparition (2eme version de préférence )
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Dim 23 Déc 2012 15:35   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 14 Sep 2008
Messages: 1320
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
on dirait que tout le monde est d'accord pour dire que le changement de camps de jeremy en faveur de carthage est complétement choquant et inexplicable Mr. Green.

Ce comportement de la part de l'intello risque d’être difficile à justifier (comme je l'ai déjà dit plus haut, peu importe les ambitions de Carthage, jeremy sait qu'aelita exclu, ils veulent se débarrasser des LG de façon définitive.

_________________
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Café Noir MessagePosté le: Dim 23 Déc 2012 18:54   Sujet du message: Répondre en citant  
[Magazine]


Inscrit le: 27 Mar 2012
Messages: 1490
Localisation: Thugland
Incroyable !
Encore une fois, c'est un chapitre très bien mené avec un suspens permanent qui a déclenché, chez moi, une grande montée d'angoisse... Et le pire, c'est que tu serais capable de mettre une fin horrible à cette histoire...

Je trouve que tu exagère un peu le caractère d'Ulrich. J'ai du mal à le reconnaître... Mais c'est tout de même un personnage intéressant...

Sinon...
Il y a un truc qui me gène dans ta fiction, c'est la syntaxe. Je trouve que les dialogues sont assez lourds à lire à cause de l'absence de retours à la ligne.
Un dialogue de ce style
Citation:
"Salut Odd ! fit la voix de Jérémie qui resonna dans l'aréna...
-Euh... Salut..."
(Enfin bref...) rendrait ton texte plus aéré et plus agréable à lire.

Bon, je ne sais plus trop quoi dire (à part que c'est trop super bien écrit bravo) donc je vais me taire. Mais avant je vais te remercier pour ce moment très agréable d'angoisse et de tension. C'est rare de voir une fanfiction aussi bien écrite...
Chapeau bas !

_________________
Le $ang et la $ueur chapitre 12

« L'avenir, je vois comment qu'y sera... Ça sera comme
une partouze qui n'en finira plus... Et avec du cinéma
entre... Y a qu'à voir comment que c'est déjà... »
Céline, Voyage au bout de la nuitr
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Mejiro-kun MessagePosté le: Lun 24 Déc 2012 22:14   Sujet du message: Répondre en citant  
[Krabe]


Inscrit le: 31 Jan 2011
Messages: 200
Allez ! Avec un peu de retard je commente à mon tour ce fameux chapitre 15, plein de rebondissement o/ !

Un chapitre très appréciable : beaucoup d'émotions très bien retranscrites lors de l'enterrement de William. J'aurai vu Léo' soutenir Odd plutôt que Yumi mais bon o/ ! La scène chez le psy : un peu cliché le coup du magazine quand même XD enfin bon, la réaction d'Ulrich, que je redoutais, n'étais pas si mal que ça en fait et bien justifiée donc tu t'en es bien sorti à ce niveau, félicitations o/ !

Je trouve nos héros un peu rapide à répondre présent à l'appel du général pour la désactivation de la Tour mais soit, la scène dans le monde virtuel est très intéressante ! Dommage qu'on en sache pas plus sur les hommes de terrain qui les accompagnent... J'ai adoré cependant la description de l'univers et l'arrivée du nouvel ennemi qui a l'air ma foi fort charismatique !

Un peu choqué par la révélation sur le côté "agent double" de Léo' mais au final tout prend son sens ! J'ai aimé ! J'étais sûr que De Vesvrotte était le traitre par contre XD Hussinger c'était pas crédible un instant étant donné le bonhomme... Sa mort m'a attristé quand même ! Il ne méritait pas ça ._. !

En parlant de sa mort : les deux personnages qui me saoulent de plus en plus sont vraiment Aelita et Jérémie ! Jérémie et son attitude genre "qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que je fais ? Et si je faisais la pire chose possible en croyant bien faire =D ?" ça commence à taper sur le système XD vivement qu'il gagne un peu en jugeotte parce que là...

Aelita aussi en mode cruchasse dans la tour : "ooooh des données c'est quoiii ?" hop, Carthage la repère, échec de la missioooon... Dommaaaage ! J'lui aurai bien filé des baffes XD enfin mettons ça sur le compte de son amnésie qui l'a fait replongé au stade de potiche aux cheveux roses des premières saisons o/ !

Bref, mis à part ça très bon chapitre, très bien écrit comme d'habitude et riche en rebondissements ! Je l'ai préféré au précédent !

En tout cas le suspens à la fin est insoutenable >_< c'est presque comme si nos héros avait perdu le guerre ! J'attends de voir comment tu vas les sortir de ce pétrin ? Bonne chance pour le chapitre suivant !
_________________
Retour de Code Lyokô New Wave, ma fanfiction, sur le forum ! : New Wave_
Vous pouvez aussi lire d'autres de mes fics sur mon compte fanfiction.net : Mejiro-kun (ff.net)
Et pour mon DeviantART c'est par ici : Mejiro-kun (DA)


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Kinshii MessagePosté le: Mer 26 Déc 2012 22:23   Sujet du message: Répondre en citant  
 


Inscrit le: 20 Juin 2009
Messages: 970
Ça fait un moment que j’ai pas lu de fic, et je dois être rouillé, donc je ne demanderai pas ton indulgence, mais si ce que je dis n’a aucun sens, ou n’est absolument pas pertinent, il ne faut pas que cela te surprenne.

Bon, une fois n’est pas coutume, je vais commencer par donner mon avis sur le premier chapitre.

    J’ai jeté un œil aux derniers, mais sans réussir à accrocher. La présentation est complètement hermétique. Les dialogues sont noyés dans tes pavés, et l’effort à fournir pour garder le fil de sa lecture est trop dur au vu de l’heure tardive. (ne pas me prendre comme référence concernant ce point, je suis un flemmard)

    Et les quelques bribes que j’ai lues m’ont donné l’impression qu’une guerre intergalactique menaçait d’éclater, or c’est trop barré pour moi. C’est pas un défaut de mêler l’univers de Code Lyokô à celui de Kingdom Heart, Terminator ou Star Wars, mais personnellement je passe. Quand je lis une fan-fic, c’est pour retrouver l’esprit du D.A, soit des collégiens/lycéens qui luttent pour sauver le monde, certes, mais à leur échelle, donc j’avoue que lorsque l’intrigue prend une proportion planétaire, j’ai du mal à accrocher. Bref, tout ça pour dire qu’à première vue, ta fic sort de mon « rayon » et pour que tu puisses relativiser mes commentaires en conséquence.

Beaucoup de tournure de phrase sont quelque peu maladroites. La plupart de fautes d’orthographe ont déjà été signalées, je n’y reviens donc pas. La présentation me va très bien. Bien plus que celle des derniers chapitres… (surtout en ce qui concerne les dialogues, je trouve que ça a régressé)

« la maigreur dont elle était victime »
> Tournure de phrase plutôt étrange.

« vers la porte d'où émanai derrière une petite lumière, »
> formulation maladroite.

« la porte qui était toutefois verrouillé »
> le « toutefois » ne me semble pas justifié, car rien ne laisse croire qu’elle aurait dû être ouverte.

« alors en sanglot, la porte s’ouvrit violemment la propulsant à terre »
> les portes qui gémissent, je connais, mais les portes qui pleurent, ça je connaissais pas ^^

« Demanda l’homme, qui regardait la jeune femme affolée grâce à la lumière du corridor. »
> On a l’impression ici que c’est la lumière qui affole la jeune femme.

« la larme à l’œil »
> J’aurai tourné ça différemment pour une bête question de musicalité (je pinaille, hein).

« Mais elle du se faire une raison et anima l’espoir de les revoir un jour, quand elle sera en âge de revenir seule en France »
> « anima » est ici assez bizarre. L’expression nourrir l’espoir me semble plus naturelle.

« Mais ce n’était pas le cas d’Aelita Stones et de Jérémie Belpois ; deux jeunes élèves surdoués ; qui s’apprêtaient à prendre un TGV en direction de Lille pour rejoindre leur nouvel établissement scolaire… »
> Les points virgules ne sont à mon sens pas justifiés, et de simples virgules ou des tirets les remplaceraient avantageusement.

« c’est tout prêt. »
> près ^^

« un peu penaud »
> penaude. Même histoire de musicalité. Le « Peupeu » c’est pas joli à l’oreille, et ça s’entend quand on le lit.


Premier chapitre quelque peu déroutant, dans le sens où il est supposé nous faire accrocher à ta fic, mais on n’y apprend rien qui soit très engageant pour la suite (là encore, ce sont mes goûts…) ; plus de groupe, plus de lyokô-guerriers, plus de Xana, plus de supercalculateur, plus d’intrigue, plus de Lyokô.

Il a le bonheur de se démarquer des débuts bateaux (dont le mien) dans lesquels Xana surgit de sa boîte comme un diable, il n’en reste pas moins que j’ai déjà dû en lire une demi-douzaine du même goût. Yumi retourne au Japon, Jérémie part dans son école pour surdoué. Le groupe est disloqué, on peut maintenant commencer. Certes, cela reste dans la logique du D.A, ce qui est une bonne chose, mais ça n’est pas follement original, et il faut donc trouver un autre point d’accroche, une raison pour que le lecteur pousse jusqu’au deuxième chapitre.

Moi, la seule que je vois, c’est ce « prologue » qui est trop court pour en être véritablement un, et qui est très pauvre. C’est pas qu’il est nul, c’est qu’il ne nous apprend pas grand-chose, hormis qu’une femme, Nastasia, est prisonnière quelque part. On a envie de faire la connexion avec le projet Carthage et les hommes en noirs, mais ce n’est que spéculation de notre part.

Ton prologue aurait selon moi mérité plus d’attention. Par exemple, tu choisis de l’écrire d’un point de vue omniscient, alors qu’on nage en plein mystère, et que ce point de vue ne nous apporte dans le cas présent aucune réponse. Un point de vu interne aurait permis de faire partager les impressions et les sentiments de la jeune femme au lecteur qui aurait éventuellement pu être touché par sa détresse, et compatir, ou autre. Si tu préfères que ses pensées nous soient inaccessibles, un point de vue externe était, à mon humble avis, plus indiqué.

Toujours concernant ton prologue, je pense que tu aurais pu le rendre plus efficace en te demandant quelle impression tu voulais faire ressentir aux lecteurs, et en exploitant pour y parvenir davantage de procédés différents. Pour rester simple, il y a les cinq sens que tu peux utiliser pour décrire une scène. Ici, tu te contentes d’un clair/obscur pictural, et de bruits de pas. Bon, le goût n’est pas toujours simple à utiliser (à part un goût de sang dans la bouche…) et l’odorat demande un peu d’imagination dans la mesure ou on n’a pas dans notre langage des termes qui lui sont propres, comme c’est le cas pour les couleurs par exemple, mais il était facile d’ajouter ici des notions liées au toucher (température ambiante, dureté de la porte, etc.). Bien sûr, une description minimaliste peut être un choix valable, mais on n’a pas l’impression que ce soit ici l’effet recherché.

Je pense que tu as publié ce chapitre un peu hâtivement. (j’ai moi aussi en partie foiré l’amorce de ma fan-fic, bien que ce défaut lui permette d’être en parfait accord avec le D.A. qui démarre également dans le vif du sujet.) Et je ne doute pas que ton écriture ait progressé depuis, mais ainsi, tu as mon avis sur le début de ta fic.

Je sais ce que tu vas dire. Tu as écris ce chapitre il y a longtemps, quand tu étais jeune et insouciant, ce qui t’intéresse, c’est le dernier chapitre en date. Ben, dans la mesure ou tu n’es pas vraiment en mal de commentaire, et que plusieurs lecteurs/commentateurs éclairés ont critiqué ton texte, je ne sais pas si mon opinion te seras d’une grande aide ou pas. A toi de me dire donc Wink Si tu trouves mes inepties enrichissantes, je ferais un effort, sinon, je retournerai courir après mon ombre.


Edit : Ah, ce n'est pas moi qui fait des manières, c'est bien ta présentation qui est devenue imbuvable. Prends de la graine de Café Noir (pardon pour cette blague lamentable) c'est lui l'expert en présentation.
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Gared MessagePosté le: Dim 06 Jan 2013 00:03   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 22 Jan 2009
Messages: 61
Pour ma part, j'ai lu la fic entière il y a deux jours (entre une heure et quatre heure du mat'), et malgré la fatigue, je n'ai pas réussi à m'arrêter le temps que je n'avais pas fini *-*

J'ai réellement pris une sacrée claque au niveau de l'action, qui moribonde dans les premiers chapitres, se transforme en affaire d'Etat dans les suivants, et c'est vraiment un truc auquel je m'attendais pas du tout, en plus des rebondissements succesifs.
J'ai été aussi réellement attristé durant certains passages, quand les cinq lyoko guerriers sont enfermés et torturés, j'imagine un camp à la Yodok, c'est aussi quelquechose de totalement nouveau quand on sort de l'univers Kadicien, et qu'on s'ouvre sur un axe plus important, à la fois geographique (France entière) et politique (j'ai senti dans ce texte des allusions et prises de position poignantes).
Le fait de voir que la situation est hors de contrôle, que la bande est impuissante et meurtrie, tout ça bien mis en oeuvre par des descriptions poignantes, tout ça me va droit au coeur.

J'attends bien entendu la suite avec impatience ! Razz
Et je serais là pour commenter Razz

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Pikamaniaque MessagePosté le: Dim 10 Fév 2013 01:33   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


Inscrit le: 30 Jan 2011
Messages: 491
Localisation: Norende.
Alors que dire, si ce n'est merci pour vos nombreux commentaires qui m'ont fait chaud au cœur. J'ai pris beaucoup de temps pour écrire ce chapitre 16, et j'ai même eu une panne car j'ignorais où aller. Maintenant, je le sais, et j'espère vous satisfaire. Si vous remarquez un changement de style entre deux moments, vous reconnaîtrez l'agonie de mon inspiration, et son renouvellement tel un phénix. Je ne vais pas répondre à tous vos commentaires, ce serait bien trop long, mais la prochaine fois, je vous promets de ne pas y manquer. Beaucoup de mystère se sont pour le moins inclus dans ce chapitre, d'autres sont résolus, du moins, de manière implicite. Ah, dernier détail, un personnage important jusqu'ici (mais non clé) va mourir dans la plus grande indifférence. En ce qui concerne le problème de syntaxe cependant, j'essaierai d'y remédier après le chapitre 17. Il me faut du temps pour trouver un palliatif digne de ce nom qui ne me donne pas l'impression de faire des raviolis en conserve.

Bonne lecture,
Pikamaniaque.

_____________________________________________________________


Chapitre 16 : « Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais, c'est peut-être la fin du commencement. ». W. Churchill.




    01. Buenos Aires, Argentine. 10 février 2006.

    Il marchait, un panier à la main, dans le marché de Buenos Aires, ce soir de février. Dans l’hémisphère sud, l’hiver correspondait à l’été, et le climat plutôt équatorial rendait la température difficilement soutenable pour un occidental. Ainsi, sandales aux pieds, il perlait des gouttes de transpiration pendant sa marche, ressemblant plus à la traversée du désert qu’à une sortie pour du pain et des fruits. Au détour d’une ruelle, un magasin d’électronique allumait ses télévisions sur les grandes chaînes du pays pour que les gens fassent du lèche-vitrine. Cela marchait ou non, peu importe, mais le bulletin d’information du soir débutait lorsque la personne arriva au niveau de cette échoppe. « C’est officiel, le président de la Nation Argentine a présenté sa démission et s’en est remis à son opposant ultraconservateur… » La suite n’eut guère d’importance pour le téléspectateur. Il lâcha ses produits frais et se mit à courir on ne sait où. Tous les écrans répétaient les mêmes choses, une sensation d’oppression l’envahit. Après plusieurs heures, enfermé dans son petit studio minable des quartiers pauvres de Buenos Aires, “x“ se prépara à leur arrivée. Ils étaient là, leur présence se ressentait. Plus rien ne tournait rond. Une explosion. Tout l’immeuble partit en fumée, il n’en resta plus rien. L’ironie, c’était qu’il ne dut même pas se défendre ; qu’il ne connut même pas ceux qui le tueraient, et les innocents qu’il entraînerait dans sa chute. Une chose demeurait cependant limpide, ces gens ne tenaient pas à laisser des traces. Sur les lieux du crime, les enquêteurs trouvèrent simplement un bout de papier calciné, marqué de “Veni, vedi, vici“.

    02. Londres, Royaume-Uni. 12 février 2006.

    Assis au tour de la table ronde, les généraux britanniques se regardaient la moue grave. Ils s’opposaient désormais seuls au diktat de Carthage, qui faisait tomber une à une les plus grandes puissances mondiales. Présidé par le Premier Ministre des îles, cette réunion se déroula sous une tension palpable. Après la France, la mégalomanie de l’organisation terroriste se dupliqua à l’Allemagne, puis aux pays d’Amérique du Sud, facilement contrôlables. Nous étions face au plus grand complot jamais organisé, et les réponses à ces agressions demeuraient très disparates. On ne savait pas comment endiguer leur montée en puissance. On n’affrontait pas un pays, on affrontait une organisation. La sensible différence réduisant les champs d’action, alors que le États-Unis signèrent, le mois dernier, un pacte de non-agression avec les pays du Nouvel-Axe. Par conséquent, le Royaume-Uni se retrouvait, une nouvelle fois, seul. L’escalade politique désormais inéluctable laissait ainsi présager le pire, même si le dénouement de la situation française pouvait permettre un renversement du cours des choses, afin d’éviter une guerre planétaire. « Non, nous ne pouvons pas envisager cette possibilité. » La discussion se déroulait dans le langage de Shakespear, ou plutôt, celui de Westminster et de la couronne anglaise. Le général Dunker, vieil ami du général Hussinger (mais que l’on ne voyait jamais ensemble) se montrait très confiant quant à l’évolution de la situation. Cette attitude flegmatique embarrassait d’ailleurs la plupart de ses collègues. « Enfin, général Dunker, si la France décide d’attaquer, nous devons nous protéger. Le président Chirac n’est qu’un pantin du phénix doré, nous ne pouvons pas prendre de risques. » Le ton anxieux de l’homologue Piers signifiait bien la divergence d’opinion au sein de l’armée royale. « De toute façon, toute décision comporte des risques, et nous devons nous y accommoder. » L’impénitent médiateur de ce ces états généraux, piètre orateur damné de tout avenir, usait de son peu d’autorité pour calmer la rivalité grandissante entre le septuagénaire et le quinquagénaire. « Ou alors, nous pourrions les ramener ici ; les adolescents dont le général Hussinger m’a parlé. Je m’occuperai moi-même d’aller les chercher. » Cette proposition ne déclencha pas des salves d’applaudissement. Elle semblait même ne faire que très peu l’unanimité par la dangerosité mais aussi le caractère superflu de l’opération. « Mais dans quel but ? » Un sage rictus apparut alors au visage de l’interlocuteur principal. Il se souvenait…

    10 juin 1982. « Colonel Dunker ? Le Premier Ministre aimerait vous voir avec sir Jeremy Moore. » Le secrétaire personnel de lady Margaret Thatcher invitait les deux militaires à entrer dans le bureau du 10 Downing Street. Au crépuscule de la guerre des Malouines qui faisait rage depuis plusieurs mois, les résultats d’une mission secrète devaient être dépêchés auprès du chef de gouvernement britannique. Dans le magnifique bureau impeccablement tenu, une vieille dame d’âge mûr semblait soucieuse aux dernières nouvelles. On perdait de plus en plus de soldats, mais c’était le dernier round. Dans une semaine à tout casser, cette histoire serait réglée, et la junte argentine totalement désavouée. Mais qu’en serait-il de la fugue des scientifiques du projet Carthage, profitant de l’instabilité politique pour disparaître dans le pays du soleil ? L’échec jouerait gros et pourfendrait une mission jusque-là très complexe confiée aux SAS britannique. Les deux hommes s’assirent sur les chaises face à la “dame de fer“ tandis que le silence religieux continuait de régner. On aurait dit que leur présence était sacrilège par les bruits parasites. « Messieurs. » Décida-t-elle soudain après quelques minutes de réflexion. « Vous savez pourquoi nous sommes ici, je suppose. » Le ton solennel, le regard perçant, tous ces éléments déconcertèrent les deux hauts gradés. « Madame le Premier Ministre… nous sommes désolés, mais nous n’avons rien trouvés au cours de nos raids. » Un haut-le-cœur la parcourut. Son regard se liquéfia, une dose d’appréhension la fit baisser la tête et retirer ses lunettes d’institutrices. « Dehors. » Pour ne pas attiser le courroux de leur interlocutrice, Dunker et Moore sortirent du bureau. Ce dernier s’éclipsa vers la limousine qui les attendait à l’extérieur, alors que le colonel décida de rester près de la porte. La représentante du peuple britannique passait un coup de fil au gouvernement français. « Dites au colonel Hussinger que nous n’avons rien trouvé. Ils sont forcément ailleurs, mais pas en Argentine. Je suis désolée, au nom du Royaume-Uni, mais aussi pour le monde entier. » Un sourire s’esquissa aux lèvres de l’espion.

    « Mon général ? » Tiré de ses pensées, celui-ci prit un rictus. « Oui ? » Répondit-il le plus poliment du monde. « Nous acceptons votre proposition. » Avec un certain soulagement, il rétorqua immédiatement qu’il reviendrait avec ces adolescents.

    03. Paris, France. 13 février 2006.

    La pluie battante de la nuit parisienne. Une température rêche à vous couper toute envie de sortir. Quelque chose ne tournait pas rond depuis un mois. Dans les rues, on ne trouvait personne. Les gens restaient chez eux, ils n’osaient plus sortir. Parfois, on entendait le bruit des camions du S.O.S.P.F (Service d’Ordre et de Sécurité du Peuple Français), équivalent de la gestapo allemande. Ils traquaient sans doute la moindre personne défiant le nouveau diktat imposé par le général de Vesvrotte. Sur chaque lampadaire se voyait placardé la liste des arrêtés, mais surtout des recherchés. En tête de liste, l’on pouvait trouver Yumi Ishiyama, Ulrich Stern, Odd Della Robbia, Aelita Schaeffer dite Stones et Léopold Le Couls. Depuis un mois, plus personne n’avait aucune nouvelle d’eux. Ils ne semblaient même pas exister ; étaient-ils même encore en vie ? Dans un petit taudis de la porte de Saint-Ouen se dressait la stature imposante du nouveau chef de groupe. Après avoir appris par des informateurs le basculement de Jérémie, et la mort déclarée du général Hussinger, le littéraire décida de sortir du rôle qu’il se donnait depuis six mois pour les sauver du joug de Carthage. « Pourquoi Carthage n’est toujours pas venu ici ? » Demanda soudain une adolescente aux origines japonaises, les cheveux noirs, qui gardait également un étonnant calme par rapport aux autres. « Ils ne vont pas tarder. Ce sont les quartiers malfamés ici. Le nouveau bidonville après la grande purge du Phénix Doré. En gros, chercher ici serait trop long, et ils ne le feront qu’en dernier recours. » Pour rassurer le groupe, Léopold dut mentir à mainte reprise. Il ne savait pas plus qu’un cactus pourquoi l’organisation terroriste ne se manifestait pas, comme il savait parfaitement que les parents de ses amis se trouvaient dans les centres de détention de l’arrière-pays. Mais tout cela, il préférait le cacher. C’était une vérité encore trop peu supportable.

    Une voiture se gara non loin de l’entrée du sous-sol. Avec précaution, l’ancien lycéen se saisit de l’arme de défense qui le caractérisait et fit moue de se taire aux autres. Ulrich et Yumi se préparèrent à son tour à user des techniques de combat pour défendre le repère des fuyards. La tension monta. Les bruits se rapprochèrent. Le trou de la serrure se boucha, quelqu’un regardait. Il retira son œil, et se retira sans rien ajouter. L’agent du gouvernement se retourna, soulagé mais inquiet. Il s’approcha des autres et leur chuchota de faire leurs affaires. Ils devaient repartir au plus vite. Depuis le temps, Aelita retrouvait peu à peu la mémoire, et ses souvenirs venaient la hanter. Elle se sentait responsable de la chienlit totale. « Je n’arrive toujours pas à croire qu’on en soit arrivé là… » Ce cauchemar, cette terrible injustice, quelque chose la poussait à la croire irréelle, comme toutes les autres aventures. Mais cette fois-ci, on ne pouvait se rassurer avec le retour dans le temps. Celui-ci n’existait que pour plaire aux souhaits de Carthage quand quelque chose devait mal se passer dans le monde. La terre entière allait bientôt être à leurs pieds, et rien ne pourrait les arrêter. « Oui… c’est juste pas croyable. » Odd non plus ne savait plus concilier sa vie amoureuse avec un petit-ami de plus en plus mystérieux ainsi que toute la pression de sa vie. Il ne mangeait plus à sa faim, il ne voyait plus ses parents, et ses traumas ressurgissaient un à un. Aucun d’entre eux n’allait tenir très longtemps. Le Couls en avait en conscience. « Et où on va, maintenant ? » Bonne question. Mais la réponse n’en demeurait pas moins de plus en plus évidente pour le jeune garçon. « À Kadic. » Il empoigna son sac et sortit le premier de cette espèce de cave. La pluie battait toujours autant. C’était le moment idéal pour sortir dans l’obscurité. Il agrippa la main de ses amis, même celle du samouraï, car dans le même navire, lors d’une tempête, on se sert les coudes.

    La marche dura plusieurs heures. Il fallait passer par les divers bois ou ruelles sombres de la nuit parisienne pour rejoindre le point B. On pouvait trouver dans cette ville profonde les résistants de la première heure, les libertaires en quête d’argent, ou tout simplement les miliciens espions aux oreilles aguerries. Paris la nuit, c’était la loi de la rue. Un système primitif expressément mis en place par le groupe ultraviolent afin de mater la moindre envie de révolte. La justice ne marchait plus, c’était comme à l’époque de l’occupation. Ce système oligarchique où même la dénonciation faisait foi de preuve. « Nous arrivons. » Annonça Léopold à ses amis lorsqu’ils débarquèrent du parc au lycée Kadic. Il était fermé depuis trois semaines sur circulaire administrative. Cet endroit empli de souvenirs émut le groupe de toujours, qui se remémorait ses grandes batailles dans cet établissement immortel. Il était peut-être fermé, mais ils n’oublieraient jamais. Ulrich serra la main de Yumi qui ne la fuit pas tandis qu’Odd agrippa Aelita. « Pourquoi nous as-tu emmené ici ? » Demanda la geisha, émue. La réponse ne tarda pas à fuser, exprimée d’un ton trivial. « Je voulais revoir un vieil ami. N’est-ce pas, Jim ? » L’ancien professeur d’éducation physique et sportive de la bande s’érigea derrière l’entrée soi-disant condamnée du bâtiment administratif. « Heureux de vous revoir, petits monstres. Quand j’ai vu ce qui vous arrivait, j’ai tout de suite pensé que vous étiez entre de mauvaises pattes ! » Tous répondait à l’appel hormis le jeune Belpois. Qu’était-il devenu aujourd’hui, et que faisait-il ? D’un regard vers le ciel, la gardienne de Lyokô s’interrogeait sur toutes ces questions. « Ici, c’est la base provisoire du peu d’agents que nous avons pour couvrir le terrain relais de Carthage. Ils ne tarderont pas à nous trouver, mais on a quelque chose à chercher ici, et quelque chose me dit également que vous allez pouvoir nous aider. Mais rentrez au chaud, allez. » Ils s’avancèrent un à un dans l’ancien bureau de M. Delmas. Totalement vide, seuls quelques cartons subsistaient en faible quantité. « Au fait, tiens Yumi. Ce présent pour toi. » L'œil d'Ulrich ne lâcha pas le littéraire. « Oh, euh, merci. » Elle rougissait un peu. L'action paraissait toutefois louche. Que cachait-il ?


    ***



    Comme Yumi le craignait, Jérémie se tenait en face du groupe. Elle avait eu tort de téléphoner à ses parents, qui ne lui répondaient plus. Elle aurait du faire confiance à Léopold dès le début, mais sa trahison ne l’encouragea pas à la lui conserver. Elle aurait du. Le désespoir vous fait parfois faire des choses que vous regrettez, ceci en était la parfaite illustration. Apprendre qu’ils vivaient désormais dans des camps de concentration, des sortes de goulag pire que l’époque communiste où se joignait le stakhanovisme exacerbé avait de quoi vous faire perdre votre pugnacité. Cela replongeait la japonaise dans ses démons du passé, et lui donnait envie de tout arrêter. Lâcher prise, arrêter ce combat inutile qu’elle ne gagnerait de toute façon pas. D’un râle de lassitude, l’adolescente se rapprocha de son feu ami. Elle faisait la liste de toutes ses pertes. Sa virginité, en premier lieu, son charisme, sa psychologie. On avait fait en sorte de la détruire. Il fallait qu’elle se préserve de ce triste sort. « Abandonnez, et vous passerez en tribunal. Combattez, et vous mourrez. » Tel fut le triste dilemme imposé par Monseigneur Belpois, vêtu d’un uniforme noir, le regard hirsute. Autour de lui, quelques militaires cagoulés pointaient des armes de haute portée aux insurgés, encerclés. Carthage n’avait désormais plus aucun intérêt à maintenir en vie le groupe, et leur mort était complètement indifférente à leur chef désormais. Il obtint ce qu’il voulut par Jérémie. Les autres demeuraient des pertes de temps, alors que son projet de conquête du monde ne rencontrait plus que l’obstacle britannique et européen.

    D’un petit clin d’œil au littéraire, aussi chef de la résistance, Jim s’élança héroïquement contre les soldats. Quelques coups partirent, il tomba raide mort. Dans l’agitation, Léopold put partir en comptant sur le sacrifice d’autres agents, eux aussi directement exécutés. « Tant pis, ce n’est pas un gamin qui va nous faire perdre notre temps. Prenez ceux-là. » Lâcha Jérémie, le ton froid, prêt à dégainer son révolver depuis son fauteuil de cuir. L’incident glaça les adolescents. « Quant à l’autre, laissez-le là. Nous allons faire sauter ce lycée. ». L’armée de la mort répandit sa dynamite sur les bâtiments de Kadic. D’ici quelques minutes, cet établissement ne serait plus qu’une ruine. Durant le transfert des captifs, on pouvait lire une sorte de résignation sur chacun des visages. Ils parleraient tous. Ils reconnaîtraient tout. Ils purgeraient leur peine, et peut-être seraient-ils libérés des années plus tard, absous de tout. Mais pour eux, le combat touchait à sa fin. Il fallait tirer sa révérence, en souffrant le moins possible. « Pourquoi, Jérémie ? » Demanda Aelita, rompant avec le silence morbide de l’arrière du camion. Le scientifique n’exprima aucun sentiment, et ordonna à son homme de main de la bâillonner. « Tu es vraiment inutile comme fille. » Cette phrase raisonna comme un impact de balle sur sa personne. Des larmes lui montèrent aux yeux. Ulrich se colla à la jeune fille pour la calmer.

    Envoyés dans les geôles d’une prison réhabilitée, ils devraient y passer la nuit avant d’être jugé expéditivement comme au temps de La Terreur pour répondre de leurs actes atteignait à la sûreté de la France. C’était peut-être la dernière nuit qu’ils passeraient tranquillement. Dans la froideur de la nuit, l’air qui s’infiltrait par la fenêtre mal isolée de la geôle des captifs les refit chacun penser à leur vie. S’ils n’avaient pas rallumé le supercalculateur, rien de tout cela ne serait arrivé. Le lendemain, affaiblis, un juge les interrogea de manière expéditive, la sanction tomba rapidement. Un an serait cumulé pour chaque jour de cavale, plus vingt-cinq ans pour les délits commis, ce qui faisait un total de plus de soixante ans de prison sans possibilité de sursis, ainsi que de travaux d’intérêts généraux. La geisha osa la question sur leurs parents respectifs. Selon le magistrat, ils vivraient paisiblement et seraient informés très rapidement de la condamnation. On préféra se rattacher à cette idée plutôt que celle qu’ils fréquentaient désormais les camps de concentration où le groupe serait bientôt parqué. À l’extérieur du tribunal, une foule immense observait admirative le parcours des monstres sanguinaires de France, un sobriquet de propagande usé par les services de censure du nouveau ministère de l’intérieur. Leur dignité s’était effacée. Les heures passèrent, et ils firent un détour par le quartier général du Phénix Doré avant de rejoindre le centre de mise à mort d’Antibes. Leur peine avait été modifiée.


    ***

    Parallèlement, au Royaume-Uni.

    À la Conférence Nationale, le Premier Ministre Tony Blair s’avança sur l’estrade. L’état-major de la Grande-Bretagne était au complet. Tous les soldats vêtus de leurs uniformes allaient décider ce soir de la rentrée en guerre du pays contre la puissance de Carthage. Nous étions à l’heure du choix. Au terme d’un discours de plus d’une heure et demie, en présence des homologues européens considérés encore comme démocrate, les hauts-fonctionnaires allaient procéder au vote. « Et enfin, pour la liberté dans la continuité, si aucun d’entre vous ne s’oppose à la décision, je vous propose d’interrompre le chaos avant qu’il ne se produise. » Conclut le Travailliste, sous l’œil assidu de ses prédécesseurs, Margaret Thatcher et John Major. Chaque vote allait être très important. Si un seul s’opposait, toute la procédure tombait à l’eau. « Personne ne s’oppose, alors ? ». Une porte s’ouvrit subitement. Le général Dunker arriva dans son plus simple pareil (à savoir, un simple costume deux pièces). De petites exclamations eurent lieu dans la salle. « Malheureusement, je crains devoir vous faire patienter encore. » Argua le vieil homme, signifiant son opposition. Un étrange sentiment parcourut les Lord des Tories et des Labours. Jamais personne ne put comprendre la marginalité de ce général étroitement surveillé par le MI6.

    04. Antibes, France. 14 février 2006.

    C’était la Saint-Valentin, aujourd’hui, sous le regard macabre des bourreaux d’Antibes. En quelques semaines, la paisible ville côtière était devenue un centre de mise à mort pour les ennemis de l’État. Les français, étrangers, y arrivaient par milliers pour être exécutés chaque jour dans des conditions atroces. Noyade, gaz, ou encore fournaise, aucun sadisme n’était épargné depuis l’arrivée au pouvoir du général de Vesvrotte. Il voulait faire de l’Hexagone, son pantin, son fief pour gagner à l’usure sur ses opposants. Il leur faisait comprendre que d’ici quelques mois, toute opposition serait fortuite, et que sa domination s’étendrait au monde sans que rien ne puisse l’arrêter. Alors, il fallait coopérer. C’était dur, de perdre. Mais en bons moutons, et à coup de propagandes doctrinaires, les plus jeunes suivraient le mouvement, et les plus vieux périraient au nom de l’intérêt général. En tous cas, lorsque le convoi menant le groupe d’adolescents au centre six arriva, le débarquement fut violent. Les gardes séparèrent les filles des garçons, confisquant tous les objets personnels des captifs. D’ici un petit quart d’heure, les deux centaines de numéros livrés au jour du quatorze février ne seraient plus qu’un souvenir, après que les gardes attendraient la nouvelle fourniture quelques heures plus tard. Dans ce climat morbide, les adieux s’organisaient, et l’on put constater du sadisme dans ses bornes les plus pures. Bien qu’assez âgés pour faire parti des travailleurs forcenés (aux alentours de dix-huit heures par jour), Odd et Ulrich furent déclarés inaptes au travail compte-tenu de leur passé judiciaire. Le premier se verrait envoyé au supplice du four, alors que l’autre sombrerait au fond de l’océan. Ils ignoraient que les deux jeunes femmes allaient subir le même sort, chacune avec l’autre. « Sans rancune, vieux. » Lâcha Stern, les yeux brillants. Son regard se perdait dans celui de son ami. Ils se voyaient pour la dernière fois.

    Les préparatifs prêts, on les enjoignit à rejoindre leur groupe. L’extraverti put retrouver Aelita, proprement anéantie par le chagrin. Toute une vie ratée par égoïsme. Elle se sentait affreusement coupable, on sentait la culpabilité la ronger. « Ce n’est pas de ta faute, tu sais… ». Dans l’antichambre d’extermination, les issues se verrouillèrent. Les gens devinrent inquiets, une terrible angoisse s’éprit. Les pères voulurent calmer leurs enfants, les mères s’adonnaient à de fausses promesses. Un petit gaz sortit par les trous pour éviter une chienlit trop encombrante lors de la seconde phase. Une fenêtre se dégagea du champ de vision des prisonniers. Elle montrait la pièce contigüe à celle-ci, chauffée par de grosses piles électriques aux murs, au plafond et au sol. La température semblait suffocante, les hurlements insupportables. Della Robbia ferma les yeux. La peau se lacérait toute seule, faisait de la bouillie la chaire humaine. Au bout d’une dizaine de minutes, le spectacle cessa. Le thermostat baissa. Alors que l’adrénaline monta, sans plus de cérémonies, les garde-fous et leurs chiens poussèrent sans ménagement chacune des personnes présentes dans leur tombe. Ceux qui n’obtempéraient pas étaient tués froidement, d’une balle au thorax, laisser pour mort, avant de se faire dévorer par les Rottweilers. Le sas se ferma. La pièce totalement confinée débuta alors un long réchaud, alors que le mercure indiquait moins vingt degrés. Au fil des secondes, un net clivage s’observa, et devint vite insupportable, sec, et irrespirable. « J'espère que t'as pris ta crème solaire, Aelita… » Susurra le cancre, dans un dernier élan d'humour noir. Valait-il mieux en pleurer ? Fidèle à ses habitudes, il considérait que cette fin était sa sentence.

    « Je t’aime, Yumi. » La déclaration du samouraï, le regard apaisé, rejoignait celui de son amie qui le distançait depuis si longtemps. À leur dernier jour de vie, il ne fallait pas qu’ils se mentent. Inutile d’affirmer le contraire, le temps n’était plus aux hésitations. En guise de dernier échange, les deux humains s’échangèrent un long baiser langoureux, auquel se joignit des larmes. La scène avait de quoi être pathétique, pendant qu’ils embarquaient dans la caisse en verre qui les plongerait à des milliers de mètres sous l’eau. Une détonation mystérieuse perça soudain le silence malsain qui imprégnait les esprits depuis leur arrivée. Un étrange coup de canon fit tomber le garde rapproché des gibets de potence. Quelques hélicoptères d’attaque se positionnèrent au-dessus d’eux. Des soldats cagoulés tombèrent, affrontant parfois au corps à corps la brigade ultraviolente du camp d’Antibes. Les coups furent si violents, que la tonalité devint quasiment insupportable. Dans la bronca, Ulrich eut le réflexe de plaquer Yumi dans un coin pour qu’elle ne se fasse pas écraser. « Que se passe-t-il ?! » Hurla-t-elle. Sa voix ne se remarqua même pas. « La chance. Encore. » Répondit son copain, du tac au tac. « Non, je ne crois pas. » La voix de Léopold Le Couls détonna dans ce sinistre champ de ruines. « Léopold, mais qu’est-ce que tu fous là ?! » Il se mit devant les deux lycéens pour les protéger des éventuels tirs. « Tu te souviens du bracelet que je t’ai donné, Yumi, l’autre jour ? Il contenait un traceur au cas où il t’arriverait quelque chose. J’en ai également donné un à Odd. Après avoir fui, j’ai rejoint l’Angleterre grâce à l’aide d’un ami, et j’ai communiqué l’urgence de vous délivrer. » Un tir écorcha sa jambe, ce qui le déséquilibra quelques secondes. « On ne doit pas rester là. » L’injonction de son ennemi parut tout à fait raisonnable, au vue de la situation. Titubant jusqu’à l’appareil volant d’évacuation, le blondinet ne put s’empêcher d’être inquiet pour son petit-ami. Il espérait que le commando arrive à temps… Les échanges vivaces de tirs soumirent les geôliers, tués sans pitié par les S.A.S britanniques. L’horreur de ce qu’ils trouvèrent leur glaça le sang. Arrivés à temps pour arrêter plusieurs processus d’exécution, celui du camp numéro six passa in fine. Odd crut à un miracle du ciel, avant de sombrer dans un coma. La chaleur avait atteint quelques quarante-cinq degrés.

    Toujours rancunière sur la trahison de son ex meilleur ami, la japonaise dut bien avouer qu’il avait encore une fois tout prévu. Son assurance laissait d’ailleurs soupçonner quelque chose derrière. Un garçon, si jeune, ne pouvait pas être autant doué. « Bien, préparez-vous. Nous regagnons Paris. » Dans le cockpit, un vieux général septuagénaire s’exprimait. Il s’agissait du général Dunker. « Mais pour quoi faire ? » Demanda Ishiyama, encore sous le choc. « Récupérer notre démocratie ! » Affirma le chef de la résistance. « Nous sommes désolés de vous prendre avec nous, mais on va avoir besoin de vos talents de Lyoko-guerriers. » Sans plus de cérémonies, l’hélicoptère reprit de l’altitude et vogua vers le nord du pays. « Monsieur Léopold, Odd Della Robbia et Aelita Stones ont été retrouvés. Ils ont été transférés à l’unité de soins de Marseille. » La voix métallique de l’agent anglais rassura le jeune homme.

    05. Paris, France. 14 février 2006.

    « Un pronunciamiento militaire s’est opéré à Antibes, où le mouvement des insurgés, soutenus par les S.A.S britanniques ont repris le centre de mise à mort de la ville éponyme. Que devons-nous faire, votre excellence ? » Le chef d’État-Major de l’armée française transpirait toujours à l’idée de demander quelque chose à son supérieur. Il pouvait tuer de sang froid à la moindre contradiction. Depuis déjà quatre heures, les services secrets de la Grande-Bretagne pilonnaient sans relâche les positions carthaginoises. D’un sourire patelin, le Phénix Doré semblait mûrir une idée. « Nous allons les prendre à leur propre jeu. Activez une tour sur notre territoire, dépêchez. Amenez-moi également le gamin, nous devons préparez l’énergie au retour dans le temps. » Son assurance égale voire supérieure à celle du feu général Hussinger laissait perplexe. Était-il vraiment sûr de lui ? Sa pugnacité pouvait le conduire à sa perte, mais l’idée de perdre ne lui traversait vraiment pas l’esprit. « Ordonnez aussi au vieux de déclencher le plan de représailles. Nous allons massacrer mille enfants pour le prix de nos pertes. » L’esbroufe continua. Dans l’hélicoptère, l’aperçu du ciel parisien angoissa quelque peu les héros. Allaient-ils échouer ? Ils risquaient gros. « En avant toute. » Surprise, la geisha demanda les raisons de cet atterrissage subit. « Nous allons passer par les égouts pour rejoindre le supercalculateur de Carthage. » Il fallait se dépêcher. D’ici une petite heure, un contingent de plus d’un millier de soldats arriverait au camp pour massacrer tout ce qui bouge. À ce stade, personne ne pouvait affirmer de la réussite du plan, et une seule certitude subsistait : si cette opération échouait, Carthage remportait sa victoire finale sur la démocratie. Le peuple de France devrait croire en la réussite. Il devait se soulever, se souvenir de la Liberté Guidant le Peuple, des Trois Glorieuses, de la Prise de la Bastille. À bas la tyrannie. Arrivant au laboratoire, un simple scan de la main permit aux trois d’entrer. Le général Dunker avait du bifurquer de sa route pour se rendre au palais de l’Élysée. La gothique trouvait cela de plus en plus bizarre. Cela ne devait-il pas être plus compliqué ? « Bien, je vais lancer les procédures de Transfert. Allez dans la salle des scanneurs, je vais vous y virtualiser. » Au pupitre des commandes, Léopold frappa plusieurs fois les touches du clavier métallique. « Dépêchez ! » Yumi ne semblait pas du tout prête. « Qu’est-ce que tu nous caches encore ? » Demanda-t-elle subitement. Décontenancé, le littéraire n’eut pas le temps de réagir. « Oh, ne fais surtout pas l’innocent. Depuis le début, tu sais tout sur tout, on dirait Einsten en plus performant. Tu es parfait sur toute la ligne, qui es-tu réellement, je n’irai nulle part tant que je ne le saurai pas ! » Accusatrice, outrancière, calomniatrice, la lycéenne resterait inflexible s’il ne s’expliquait pas très vite. Il accusa son regard comme une outrecuidance intolérable.

    « Je vais t’expliquer. » Énonça soudain Jérémie Belpois, sa silhouette s'élevant de l'ombre, sous le regard taciturne d’Ulrich. Il tenait une arme dans ses mains qu’il pointait contre le cou du jeune garçon. « Rentrez dans ces scanneurs, et il aura la vie sauve. » Face au manque de réaction, il se fit plus insistant. « Faites-le ! » Face à ce changement brutal d’attitude, les deux guerriers reculèrent dans les plots de virtualisation. Il enclencha la procédure de transfert qui les conduisit à ce territoire sombre. Bizarrement, les deux amoureux constatèrent posséder la totalité de leurs pouvoirs. « Léopold, que se passe-t-il ? » La voix grisée ne se fit pas attendre. « J’ai réussi à le maîtriser. Concentrez-vous sur votre mission, vous devez désactiver la tour afin d'empêcher un éventuel retour dans le temps. Dans ce Supercalculateur, les choses ne se passent pas comme pour celui de Franz Schaeffer. Il faut effectivement utiliser une tour pour permettre un retour dans le passé. Vous devez empêcher cela. Étant liés à Carthage depuis votre enlèvement, vous pouvez également désactiver la tour. À l'origine, le Phénix Doré espérait vous compter parmi ses guerriers... ». Pour terminer ce cauchemar au plus vite, les deux personnages coururent vers la tour. Face à celle-ci, personne ne se dressait. Les monstres demeuraient aux abonnés absents, preuve que cet assaut surprise n’était prévu de personne. « Ulrich, attention ». Les éventails évitèrent de peu un champ de force temporel en direction du samouraï. L’un des deux disparut au cours de l’esquive. Derrière eux, se dressait l’intrépide bouffon rencontré au cours de la dernière expédition. Son petit rire mesquin avait de quoi glacer le sang. « Eh bien, mes petits agneaux égarés, où allez-vous ainsi ? Que le show commence ! » Dans un nuage de fumée, l’antagoniste disparut. « On fonce Ulrich ! ». Les Lyoko-guerriers se déplacèrent le plus vite possible, jusqu’à ce qu’un cri transcendant crispe les oreilles de toute chose vivante. « C’était quoi ? » Ulrich venait de perdre son transfert. « Yumi, ne traîne pas. » Vociféra Léopold. L’onde de choc faillit la détruire aussi, mais son éventail prit tout l’impact. La force du choc l’envoya à terre, juste à côté de l’entrée de la tour. « Entre ! T’as perdu soixante point de vie ! » Avant qu’il ne soit trop tard, grâce à quelques pirouettes judicieuses, celle-ci put s’introduire à l’intérieur de cet édifice. Elle avança au centre, puis s'éleva vers la seconde plateforme. L'ensemble commençait à trembler. Son ennemi devait vouloir la détruire de l'intérieur, il n'y avait pas de temps à perdre. La japonaise posa sa main sur l'interface, et par le biais d'un automatisme, le code X.A.N.A s'écrivit en rouge sur l'écran. « Code X.A.N.A ? » S'interrogea-t-elle, dans un râle de surprise. Les données s'éteignirent en même temps que la tour, la dévirtualisant par ce fait.

    ***



    « Comment ça, des gamins ont réussi à pénétrer dans notre monde virtuel ? Arrêtez de dire des conneries, pauvre andouille. » Dans un élan de rage, le Chef Suprême de la France dégaina son révolver et mit un terme à la vie de son subordonné. « Si vous ne voulez pas finir comme ce crétin, je vous conseille de trouver une solution et vite ! » La crainte pouvait se lire dans ses yeux. Il était habitué à toutes les situations, mais pour la première fois, quelque chose lui échappait. Cela le mettait hors de lui. Plus rien ne pouvait le résonner. Quiconque le bravait dans un tel moment de colère s’exposait à un courroux dangereux. La porte principale du bureau doré s’ouvrit pourtant sur ce visage de désolation, dont les traits n’arrivaient plus qu’à montrer des sentiments déformés par la chirurgie. « M. Chirac ?! Que faites-vous ici, dehors ! » L’injonction ne fut visiblement pas comprise auprès du feu Président français. Son opposition au général Hussinger lui valut des compliments, et lui permit de prendre de l’importance dans son état. Une posture idéale pour retourner le couteau à l’agresseur. « M. de Vesvrotte, vous avez été tellement préoccupé par les récents événements que vous n’avez pas remarqué que le Conseil Constitutionnel venait de prononcer votre destitution. La partie est finie. » Le vieil homme, toujours soucieux du bien de ses concitoyens se présenta en posture héroïque face à l’herpès de la République. Un rire nerveux s’échappa de la bouche de cet impétueux. « Tuez-moi ce minable, dépêchez. » Alors que la donne s’inversait sans même qu’il ne se rende compte, un vif échange de balle raya l’existence des quelques protecteurs du Phénix Doré. Le professionnalisme des tirs ne laissait place au doute. Le tireur était quelqu’un de très connu. « Général Dunker à votre service, M. Chirac. » Le septuagénaire s’avança dans la pièce, sûr de lui, le regard conquérant.

    « You played, Rotten Phönix. And you failed. » Le britannique signifia avec humour l’échec de son opposant. Le pronunciamiento était sur le point de réussir. « Le peuple de France s’insurge. Des insurrections populaires ont eu lieu à Brest, Reims, Nice, Lyon, et d’autres villes encore. Vous perdez totalement la main. Nous la gagnons. Il ne vous reste qu’à mourir immédiatement. » Une envolée lyrique s’éprit du despote. « Vous croyez m’abattre comme ça ? » D’un rapide geste, il souleva le bureau pour qu’il serve de protection. Derrière, il sortit son pistolet et se mit à tirer en direction des deux hommes. « Attention ! » Dunker se jeta sur son ami pour lui éviter la mort certaine. Au même instant, de Vesvrotte se leva puis se jeta contre la fenêtre pour sortir hors du palais. « Il s’enfuit ! » Le vieil homme voulut partir à sa poursuite, mais il feignit d'un point de côté qui le paralysa. Au lieu de cela, il constata les motions de l’ordinateur. Un retour dans le passé devait avoir lieu dans une quinzaine de secondes. « Oh non… ». Un halo de lumière transversale agrippa toute la ville de Paris avant d’être réduit en miette par une mystérieuse force. « Qu’est-ce que… ». Leur plan avait marché.

    15 février. « C’est un moment exceptionnel auquel nous assistons. Le Président de la République Française, Jacques Chirac, a repris, avec l’aide des britanniques, le contrôle du pays. Nous assistons à des scènes en liesse dans les rues, le drapeau français flottant de toute part. Ces images sont incomparables depuis la Libération de Paris et la descente des Champs-Élysées en 1944. Nous célébrons aujourd’hui également, le retour de la presse libre dans notre pays opprimé. Comme le dira le Chef de l’État à cette occasion, jamais l’orgueil d’une nation n’aura été si forte. Mais que nous réserve demain, dans une société en perpétuel changement ? » Le commentateur avait raison. À l'heure où Carthage a sous sa botte des dizaines d'états très importants, que reste-t-il de la paix dans le monde. Depuis sa chambre d’hôpital, Odd Della Robbia se demandait par quelle grâce, la puissance et l’honneur offraient un tel résultat. Nous venions d’assister au moment le plus glorieux de notre histoire, celui où les peuples se sont soulevés contre l’occupant dans un désir unilatéral de liberté. Mais nous ne parlerons jamais de ces hommes, ceux qui, dans le secret, auront permis cette victoire… « Monsieur Della Robbia ? » Demanda une infirmière. Le garçon agita sa main pour signifier de sa présence. « Oh, vous êtes là. Je vous apporte un bouquet de fleurs. Elles ont été envoyées par un certain Léopold. Une carte se trouve à l’intérieur. » Il serra ses mains. Il n’avait pas oublié.

    « Je t’avais promis que tu ne passerais pas ta Saint-Valentin seul. ».



_________________
« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
Chapitre 26, Le Héros Légendaire.


Dernière édition par Pikamaniaque le Ven 15 Fév 2013 18:18; édité 11 fois
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Mejiro-kun MessagePosté le: Dim 10 Fév 2013 02:25   Sujet du message: Répondre en citant  
[Krabe]


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Messages: 200
Chapitre lu o/ ! Plus qu'à commenter !

Un retour en force de ta fic, c'est le moins qu'on puisse dire, avec une ambiance plus sombre et plus oppressante que jamais. Tu t'en tires très bien au niveau des descriptions une fois de plus : on est bien plongé dans l'histoire.

En revanche, j'ai un peu de mal à te suivre sur l'enchainement des actions (mais peut-être n'est-ce du qu'à la fatigue ?). Nos héros arrivent à Kadic pour trouver quelque chose pour se faire arrêter pour aller désactiver une Tour qui sert à Dieu sait quoi mais qui apparemment suffit à faire basculer un régime totalitaire... J'avoue avoir du mal à saisir la logique XD c'est peut-être un peu trop rapide à ce niveau ! Nice retour de Jim au passage... Paix à son âme T^T !

Aelita qui retrouve la mémoire de façon un poil trop soudaine aussi, à croire que la lui effacer ne servait à rien ? J'ai aussi quelques doutes sur Jérémie et Léo'... Gentils, méchants finalement ? On est un peu dans le flou sur ces personnages, j'espère que tu vas creuser ces points dans les chapitres à venir ?

La déclaration Ulrich/Yumi était poignante, surtout aux vues des circonstances ! Bien joué sur ce coup. Le coup des roses de Léopold était beau aussi sur la fin quoi qu'un peu niais, étant donné tout ce que nos héros viennent de traverser. On dirait vraiment qu'on passe subitement et sans transition de l'univers le plus sombre à la félicité la plus totale, c'est un poil déroutant selon moi !

Je note au passage ta spéciale dédicace à cette chère Dame de Fer qui hante tes avatars depuis quelque temps o/ j'ai pas trop compris l'intérêt du caméo mais c'était sympa !

Bref, je pense que la fatigue n'aide pas mais pour moi ce chapitre était un peu confus, quoi que très bon. Enfin tu m'avais habitué à mieux d'un point de vue scénaristique o/ ! Du reste, c'est toujours aussi bien écrit, avec un vocabulaire très riche. Quelques erreurs il me semble mais rien de choquant o/ !

La pression retombe enfin en tout cas ! Vivement la suite pour en savoir plus, bon courage d'ici là !
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Café Noir MessagePosté le: Lun 11 Fév 2013 20:49   Sujet du message: Répondre en citant  
[Magazine]


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Messages: 1490
Localisation: Thugland
Et voilà !
Toujours aussi bien écrit donc, agréable, stressant aussi... Mais tu es vraiment un super écrivain !
Je rejoins mon voisin du dessus sur le fait que tout va un peu trop vite. Difficile de te suivre...
En revanche, j'aime beaucoup la toute première partie du chapitre (ccomme souvent d'ailleurs...), ce passage assez descriptif nous plonge dans l'ambiance de ce qui va suivre.

La syntaxe est, en revanche, très embêtante. JE ne comprends pas vraiment ce changement brutal de syntxae d'ailleurs. Ce serait plus simple à lire si c'était plus aéré....

Bref.
Au prochain chapitre Wink

_________________
Le $ang et la $ueur chapitre 12

« L'avenir, je vois comment qu'y sera... Ça sera comme
une partouze qui n'en finira plus... Et avec du cinéma
entre... Y a qu'à voir comment que c'est déjà... »
Céline, Voyage au bout de la nuitr
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Lun 11 Fév 2013 21:46   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 14 Sep 2008
Messages: 1320
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
Franchement glauque, la situation d'occupation, avec la description, on a vraiment l'impression d'y etre.

sinon: Ouah, la situation s'est rapidement retourné Mr. Green (une libération en un seul paragraphe sa va quand même un peu trop vite à mon gout) grace a ulrich, yumi, leopold et jeremy.
Brillant le passage avec chirac et son garde du corps, c'etait fun.

Et pour pas changer, Odd est encore et toujours une tapisserie, tu aurai au moins pu le faire participer à la bataille au lieu de le foutre dans le coma.
J'espère que tu va quand même lui donner le beau rôle un jour ou l'autre.Comme tu l'a dit ce n'est pas un super héros; mais c'est un héros quand même, comme les autres LG, il mérite aussi d'avoir ses moments de gloire (une vrai action héroique ou il sauve le monde, pas une scène gniangnian romantique ou il parle état d'ame/réconfort avec leopold)

_________________
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Dernière édition par *Odd Della Robbia* le Mar 12 Fév 2013 01:55; édité 1 fois
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Quater MessagePosté le: Mar 12 Fév 2013 00:12   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 31 Mar 2010
Messages: 107
Localisation: Je ne saurais le dire...
Oooh! Un revenant! Avec un nouveau chapitre qui plus est!

C'est un bon chapitre que tu nous livre là. Tu nous nous plonge dans l'univers glauque de l'occupation de façon admirable, en poussant jusqu'au sordide avec le camp d'extermination. Là ça devenait vraiment malsain. Heureusement que ces chers rosbifs sont venu mettre un terme à tout ça.

D'un point de vue psychologie des personnages on peut noter l'évolution de Léopold, qui passe de petite victime à chef de guerre impitoyable. Son caractère caché disais-tu...
Celui qui fait vraiment pitié dans tout ça j'ai Jérém'. Non mais il joue à quoi à la fin? Il a définitivement basculé du côté obscur? J'attends de voir son attitude maintenant que son maitre est destitué.

Et comme tu nous l'a annoncé, Jim meurt dans l'indifférence générale ( ça me rappelle un peu le traitement que tu a réservé à ce cher William; tu nous prépares un Zombie-Jim ? ^^)

Niveau reproches que je peux te faire (eh oui, nul n'est parfait Cool), elles sont assez proches de ce qui a déjà été dit, que ce soit pour ce chapitre ou les précédents.

Le scénario est intéressant, mais va un poil trop vite. On est d'abord sur un plan assez lent, avec focus sur la manière dont survit le petit groupe. Et brutalement, on passe à une dimension supérieure, avec le renversement du régime carthaginois. Pas que ce soit incohérent (ton scénario l'a soigneusement préparé en amont), mais c'est trop abrupt.
Dans la même veine tu as la transition (ou plutôt son absence...) entre le paragraphe où ils retrouvent Jim et le suivant. Je suppose avoir compris ce qui c'est passé, mais il m'a fallut pas mal de temps; une petite transition aurait été la bienvenue. D'ailleurs, quelle est la trahison de Léopold dont tu parles? Parce que j'ai eut beau chercher, j'ai rien trouvé...

Et surtout, les tournures malhabile. Tu es décidément un multirécidiviste notoire...
Spoiler


Il y a aussi probablement une erreur de personne:
Citation:
« Je vais t’expliquer. » Énonça soudain Jérémie, sous le regard taciturne d’Ulrich. Il tenait une arme dans ses mains
C'est pas plutôt Léopold?

Et je remarque que tu as réussi à introduire Mrs. Tatcher dans ton histoire, avec une réécriture de la guerre des Malouines en perspective...

J'ai hâte de voir ce que tu nous réserve. Et God save the Queen!

ps: au fait,
fireinpyjama a écrit:
non, sérieusement, à part le "pas de l'oie" qui doit s'écrire "pas de loi"
Si, c'est le "pas de l'oie"
_________________
« La vie n'est pas le travail : travailler sans cesse rend fou. »
« Le difficile n'est pas de sortir de l'X mais de sortir de l'ordinaire. »
Charles de Gaulle

« Ce n'est pas un abruti comme les autres. C'est le fruit des plus grands esprits de son temps, unis dans le seul et unique but de produire le plus stupide des abrutis de l'univers. »
GLaDOS
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DimIIy MessagePosté le: Mer 13 Fév 2013 18:43   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 23 Oct 2009
Messages: 1044
Localisation: Dans mon lit , en train de manger des kinder Bueno !
Yop, je commente !
Le forum est tellement actif que j'ai presque failli manquer ce chapitre !

Alors, que dire ...Tes descriptions sont géniales ! Il y'en a une qui m'est restée en tête parce qu'elle m'a particulièrement choquée c'est celle de l’exécution d'Odd et Aelita dans la fournaise ! Pis rajouter à l'humour noir de notre Odd c'est ...Wouah quoi, ça te fout un de ces coups ... Franchement chapeau !

Quant à Ulrich et Yumi, eh bien la scène du baiser était poignante, mais je l'ai trouvé beaucoup moins que la scène que j'ai cité juste au-dessus

Niveau histoire, je rejoins l'avis des autres, j'ai eu du mal à te suivre, car ça va beaucoup trop vite ! Au début, on plonge dans les ténèbres, De Vesvrotte installe un régime totalitaire, a des idées à la Hitler et le gouvernement capitule...Pis tout d'un coup, il y'a un retournement de situation avec le Général Dunker qui décide de résister pour sauver la démocratie, Jérémy qui s'est transformé en partisan de Carthage (là par contre va falloir que tu m'expliques...Comment De Vesvrotte a pu le transformer en ...ça ? Je sais que dans le chapitre précédent, Jérémy devenait fou, tellement qu'il était désespéré. Il a même pas hésité à tuer ! Oui Carthage a pu lui monter la tête facilement, vu qu'il était faible mais ...Comment a t-il perdu son objectif premier de vue ?)

Sinon sinon... Ah oui, la mort de Jim m'a fait de la peine, paix à son âme T_T il est resté fidèle à lui-même, il a accompli quelque chose digne de ses histoires dont "il ne préfère pas en parler" c'est ce qui a rendue sa mort émouvante

Dernière chose ...Il joue à quoi Léopold ? Je le trouve louche. Il passe de la petite créature chétive, inoffensive à ...Un super héros, je le garde à l'oeil celui-là

Niveau style, ça reste toujours aussi riche, mais...J'ai vraiment du mal à suivre des fois, il y'a quelque chose qui rend ton texte "un peu lourd" mais je ne sais pas quoi ! Mais bon, comme je ne peux pas te dire, cette critique est entre parenthèse ^^'

Conclusion, ton histoire est toujours aussi appréciable, et j'attends la suite des évènement ! Dunker serait une sorte de De Gaulle ? Razz

Bonne chance Smile

_________________
http://imageshack.us/a/img521/7369/signaturedimiiy.png


Merci me98 !!

Texte by me : Disparition (2eme version de préférence )
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Pikamaniaque MessagePosté le: Sam 16 Fév 2013 01:02   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


Inscrit le: 30 Jan 2011
Messages: 491
Localisation: Norende.
Bonsoir,

Alors que dire ! Déjà, merci pour vos quelques commentaires. J'ai pris en note vos reproches, dont celui de la syntaxe, que j'ai tentés de corriger au cours de ce chapitre. J'espère que le rendu vous plaira. Il arrive vite, le rythme est bien moins rapide que les autres, et il accumule les secrets une nouvelle fois. Mais ne vous en faites pas, une série de révélations seront présentées dans les suites de la trilogie du "Nouvel Ordre Mondial" qui contiendra trois titres. Le premier, l'échiquier, le second, les loups ont regardé vers Paris, et le troisième, "Le défaut du plan", (en référence à M. Reggiani). Il s'agit d'une avancée importante de l'intrigue, par rapport au reste, et précédera l'introduction de l'intrigue final qui s'étendra sur beaucoup de chapitres. Sans plus attendre, je réponds à vos commentaires, le chapitre 17 se trouve plus bas.

@Mejiro-kun : eh bien, nous en avons déjà parlé. Je te remercie pour ton commentaire, et je t'apporte une précision : le flashback était censé amener un doute sur les véritables intentions du général Dunker. Comme nous allons le voir dans ce chapitre, il n'est pas clair du tout.

@Café Noir : Je te remercie pour ton commentaire ! La syntaxe a été améliorée pour ce chapitre, j'espère qu'elle te conviendra mieux. La vitesse aussi a été enrayée, j'étais coincé en vitesse cinq, fort malheureusement.

@*Odd Della Robbia* : Je te remercie pour ton commentaire. En revanche, je te coupe, Dunker n'est pas le garde du corps de Chirac, il s'agit d'un général hautement respecté pour le moins loufoque comme tu pourras le voir. En ce qui concerne Odd, il aura son heure de gloire, oui. Ils auront tous leur heure de gloire, mais n'oublie pas qu'à choisir entre tous les Lyoko-guerriers, je préfère suivre l'évolution de ce personnage que des autres. Les autres ont vécu des calvaires insupportables, lui non, il en a été pour le moins préservé, ce qui lui servira d'atout.

@Quater : Je reviens toujours avec un nouveau chapitre. Je finirai cette fiction, aussi tordue la suite deviendra-t-elle. >: Il y a beaucoup de mystères qui encadrent Léopold et Jérémie, a fortiori toute la hiérarchie militaire de la diplomatie. Toutes ces interrogations prendront une réponse concrète au cours de la trilogie que je vais présenter. N'oubliez pas une chose, je parsème d'indices le parcours, si vous trouvez des incohérences, ce qui est possible, ce ne sont pas sur des faits si majeurs que des personnages, je puis vous l'assurer. Des surprises sont au rendez-vous. En ce qui concerne mes tournures lourdes, il s'agit de mon habitude à ne pas me relire (bouh le vilain Razz ) que j'ai tenté de corriger là encore. Pas gagné. En ce qui concerne les cadavres, tout sera abordé en son temps. Margaret Thatcher sert dans mon histoire à montrer le rôle important qui s'est déroulé dans ma genèse, dans les années 80. Il s'agissait d'une heureuse coïncidence qui a fait de moi le premier content ! Merci pour ton commentaire !

@DimIIy : Je te remercie pour ton commentaire. Je suis fier d'être parvenu à mon but, celui d'émouvoir le lecteur, tout en gardant une cohérence scénaristique. Pour ce qui est de Jérémie, des réponses seront apportées dans le chapitre 18 et 19, mais je ne peux en dire plus. Dans le 17, tu ne trouveras rien, sauf si tu es attentif. Dunker est un personnage modéré, complexe, et que vous allez avoir le loisir de découvrir sous son véritable jour très bientôt.

Et sans plus tarder, le chapitre 17. Rien d'exceptionnel en vu, mais il y a plein d'indices sur la suite. De multiples allusions à d'autres fictions ont été également glissées. Tous les personnages du casting régulier ne sont pas présents (Aelita, Léopold...) cela est normal. Wink

_____________________________________________________________





Chapitre 17 : L’échiquier.




    00. ? 1er mars 2006.

    La pièce était immense. On aurait pu y stocker un stade entier, tellement sa complexité offrait d’innombrables possibilités. Sur tout le long des pans de mur se trouvait des containers dans lesquels sommeillaient des êtres indescriptibles. Au centre, un poste de commande supervisait toutes les opérations, des agents vêtus de noir surveillant les caissons. Aucune indication ne nous permettait de dater avec précision le déroulement de cette scène. Elle se passait simplement le premier jour du mois de mars. Les techniciens eux-mêmes perdaient la notion du temps. Ils ne se retrouvaient plus qu’à travailler des dizaines d’heures par jour, parfois sans manger ni boire. Plus d’un millier de personnes travaillaient là-bas, dans cet endroit sinistre, surnommé par les rares lucides “d’hall de la mort“.
    « Monsieur ? Elle est arrivée. La phrase était prononcée en esperanto. La langue fantasque des bienpensants du XXème siècle.
    — Eh bien faites-là entrer, dépêchez. Répondit le scientifique en chef. » Celui-ci lâcha un râle d’exaspération. Il faudrait leur répéter combien de fois de ne jamais faire attendre un des proches du Phénix Doré. Une jeune femme à la chevelure rose aux traits hirsutes, visiblement impatiente, s’avança l’arme à la main avec quelques larbins transportant une cage d’acier. Son regard exprimait le vide, une sorte de lassitude lancinante. Quelque chose était faux dans l’attitude de toutes ces personnes, comme si elles participaient tous à une ridicule pièce de théâtre.
    « Où est-il ? Nous devons l’expérimenter afin de savoir s’il est fin prêt. Trancha sèchement Nastasia.
    — Ici madame.
    — Ne m’appelez pas ainsi ou je vous bute, je ne suis pas d’humeur alors on se tait et on obéit, compris ? » Le roux acquiesça de la tête. Sa longue chevelure, source de moquerie au sein de l’organisation, se rétracta. Quelque chose ne tournait pas rond chez ces gens. Au bout de quelques minutes, une caisse métallique fut tirée près de la feu épouse de Franz Schaeffer. Quelque chose d’intense s’y débattait, un bruit diabolique s’en réchappait, il crissait vos oreilles et couvrait toute voix humainement audible. Les laborantins s’accordèrent pour laisser une charge électrique anesthésier la chose qui se trouvait à l’intérieur. Les bruits ne démordirent pas. Une nouvelle charge dut être envoyée. Rien ne la calmait, mais la tonalité s’effaçait… « Chargez-le, nous allons procéder au transfert. » Commenta la jeune femme, d’un ton sévère. Il n’y avait pas de temps à perdre.


    01. La bête rode. 5 mars 2006.

    Odd Della Robbia


    Les heures sombres du passé se balayaient tel un souvenir pour le jeune garçon. S’il ne retirerait jamais de sa tête les images d’horreurs vues au camp d’Antibes, il parvenait peu à peu à tourner la page. Depuis sa libération, il retrouva ses parents qui, fort heureusement, allaient bien. En voyage d’affaire en Allemagne, son père apprit l’avènement de l’autocratique général de Vesvrotte. Il rapatria sa mère avant les premières mesures totalitaires et put s’exiler quelques temps en Grande-Bretagne. Durant tout ce temps, ils n’avaient pensé qu’à leur fils. Aujourd’hui, retrouvé sein et sauf, ils se firent la promesse de ne plus jamais le laisser embarquer dans des histoires abracadabrantesques. Odd vivait toujours à Paris, mais ne pouvait plus voir ses amis sauf Léopold, qui lui-même se faisait moins présent. Il avait entamé une psychothérapie pour évacuer ses souffrances, parallèlement à la reprise de ses études lycéennes. Avec tout le temps qu’il avait perdu, les perspectives d’un redoublement se faisaient plus présentes. Or, l’adolescent ne le désirait absolument pas. Il se jura d’employer toutes ses capacités pour l’éviter. Désormais scolarisé dans un petit établissement proche du VIème arrondissement, son emploi du temps ne lui laissait guère de temps pour se reposer. Il enchaînait les activités, il décompressait. En quelque sorte, une renaissance s’inspirait chez lui, à l’instar des grandes révolutions qui succédèrent à l’époque moyenâgeuse.

    Au jour du cinq mars, dans le cabinet de son psychothérapeute, le lycéen n’arrêtait pas de fixer la plante verte, posée au-dessus du bureau. Alors que l’adulte parlait ; se perdait dans un flot de logorrhée, quelque chose hantait son esprit. Un désir inébranlable d’exprimer ce qu’il ressentait. Depuis le début, les deux personnes abordèrent un grand nombre de sujets, il avait beaucoup de problèmes, de craintes qu’il fallait résoudre. Une dernière le perturbait. Elle pouvait semblait risible pour certains, mais constituait un certain malaise. Était-il vraiment gay ? Bien sûr, il ressentait pour les filles, mais son amour pour Léopold lui paraissait vraiment étrange. Comme une antithèse, un oxymore au mot nature associé à homosexualité.
    « Eh bien, nous avons encore une fois fait le tour des problèmes. Semaine prochaine, même heure ? Interrogea le docteur, saisissant son calepin de notes afin d’enregistrer le prochain rendez-vous.
    — En fait… Vous vous souvenez, quand je vous ai parlé de la fille que j’aimais ? Hé hé... Un rire nerveux s’échappa de sa bouche.
    — Eh bien, monsieur Della Robbia ? Je vous écoute. » Le jeune homme se rétracta. Il était encore trop tôt pour en parler. Il se retourna pour partir. L’heure atteignait déjà dix-neuve heures trente. Ce rendez-vous avait été si mal placé dans son emploi du temps. Il constituait la seule tranche horaire libre de ce lundi. De nature plus chétive qu’auparavant, il craignait un peu de rentrer seul chez lui.
    « Si je puis vous donner un conseil, monsieur Della Robbia, c’est de ne jamais renfermer vos émotions. Cela vous conduira tôt ou tard à une escalade. Je suis là pour vous.
    — Docteur, il s’agit là de mon intimité. Je sais que je suis pas un gars parfait, que j’ai pas fait que des bons choix, mais je l’aime vraiment.
    — Vous parlez de Léopoldine ? Le garçon se mit à rougir.
    — Il s’appelle Léopold. » Un blanc s’instaura dans la pièce. Le Dr. Mayet avait déjà rencontré des enfants dans son cas, mais jamais ce sentiment d’indifférence profond ne l’ébranla. C’était comme s’il l’avait toujours su du premier jour où ils se rencontrèrent. « Je ne sais pas ce que je suis. Je me sens tellement complexé par rapport à cela. Au début, ça ne me gênait pas. Mais récemment, j’en suis… de plus en plus attiré. Je ne comprends pas d’où ça vient, j’en souffre, vraiment. » Son interlocuteur l’invita à s’asseoir, avant de le rassurer sur la nature de ses craintes. Ouvert de nature, il traitait des cas pareils depuis des années. Jamais de telles attirances ne laissaient indifférentes. Au bout du compte, il cerna mieux le problème de son patient. Il ne voyait plus souvent la personne dont il s’était amouraché. Une sorte de manque s’installait en lui, car ses sentiments se voulaient profonds, mais malheureusement très maladroits. Erwan Mayet porta le regard à sa montre. Déjà vingt heures. Il devait mettre un terme à la séance. Remerciant son client, il l’invita à faire attention, et ne pas hésiter à prendre un taxi par rapport à ses angoisses.

    Dans la nuit tombante, l’activité déclinait petit à petit dans les rues du VIème arrondissement. Les dernières échoppes fermaient, et Paris s’apprêtait à s’endormir avant de s’éveiller, vers cinq heures. Il inspira une bouffée d’air. Que le silence était de bonne augure. Un bruit parasite vint soudain le perturber. Une étrange ombre flirta avec le jeu de lumière des poteaux. « Qui est là ?! » Poussa soudain le gamin, à reculons. Cet étrange bruit ne lui fit penser à rien qu’il ne connaissait. C’était un mélange d’humain et d’animal, avec une touche métallique. De quoi vous donner la chaire de poule. Tel les romans horrifiques des grands auteurs du monde moderne, Odd se mit à craindre d’éventuelles apparitions fantasmatiques. Soudain, un bras robotique s’exposa à la lumière, alors que la visage blanc craquelé de ce qui gémissait s’approcha de lui. Pris d’un haut le cœur, le garçon se mit à courir du plus vite qu’il put. Il s’aventura de rue en rue pour lui échapper, craignant ce qui se passerait s’il se faisait attraper. Poursuivi par ce cauchemar, il perdit de l’avance vis à vis de lui. Il le vit se rapprocher dangereusement. L’excentrique fit l’erreur de s’engager dans une impasse. Son instinct guiderait la suite. Coincé dans cette ruelle, l’adolescent ne pouvait plus rien faire. Héroïquement, il se servit de la planche de bois qui se trouvait dans la poubelle pour entériner le conflit physique. Elle était assez grosse pour gagner du temps, mais pas assez pour le perdre. Cela lui permit de l’assommer quelques instants pour prendre la fuite. L’adrénaline ne lui était rarement montée aussi vite. Son cerveau réagissait au quart de tour. Au bout de quelques minutes, la vue d’un supermarché ouvert lui fit accélérer le pas dans un dernier effort. Il haleta quelques minutes, reprenant sa respiration. Il ne se souvenait pas d’une course aussi extrême depuis l’entraînement intensif de Jim l’année passée. Paix à son âme. Le souvenir de sa mort lui plomba l’esprit. Réfugié dans ce “Géant Casino“, il porta un appel aux services de sécurité censés se charger de sa protection. Des gens le dévisageaient, mais celui-ci n’en fit acte. Cela ne représentait fichtrement pas sa priorité.
    « Je regrette, monsieur Della Robbia, nos agents étaient dans le périmètre que vous décrivez. Cela dit, ils ne nous répondent effectivement plus depuis quelques minutes. S’est-il passé quelque chose ? Demanda le secrétaire du nouveau chef de la D.G.S.E, le maréchal Edinburg, quatre-vingt sept ans.
    — Je… Je n’en sais trop rien. Mais j’ai vraiment peur. Vous pouvez envoyer quelqu’un ? Je vous en prie. » Sa voix s’enrouait par les larmes. Un chat s’immisçait dans sa gorge, à la fois de peur et de traumas.

    02. La D.G.S.E s’interroge, Jérémie met en garde. 6 mars 2006.

    Ulrich Stern, Yumi Ishiyama, et Jérémie Belpois


    « Nous commençons tout de suite par le premier titre de l’actualité : le Président de la République, Jacques Chirac, a remercié son Premier Ministre en faveur d’Arnold Heath, un élu libéral originaire de Brest, censé faire la transition avant les prochaines élections présidentielles et législatives prévues le mois prochain. L’intéressé a d’ores et déjà annoncé sa candidature à la magistrature suprême, profitant du départ annoncé du chef de l’état, se considérant trop vieux et diminué pour poursuivre l’exercice de ses fonctions. Reportage de Jean-Claude Tourcoing. » La télévision parlait toute seule, braquée sur I-Télévision, dans le séjour d’Ulrich Stern. Ses pensées se perdaient au fil des semaines, il ne se souvenait plus comment toute cette histoire débuta. Au début, il s’agissait d’une simple aventure amicale, qui tourna mal. Très mal. Ce tragique conflit auquel il s’était confronté lui coûta beaucoup de chose, et le plongea, non sans regret, dans une sorte de morosité macabre. Il portait sur le lui la responsabilité du décès de William Dunbar, mais également des tortures de ses amis par sa persévérance à poursuivre le combat. Ces péripéties le déstabilisaient beaucoup, alors même que ses parents semblaient ignorer le désarroi de leur enfant. Eux, ils souhaitaient juste passer à autre chose, tout oublier, pour repartir de zéro. En vertu de cela, le samouraï préparait ses valises pour partir un an aux Etats-Unis. Là-bas, ses géniteurs espéraient qu’il développe ses facultés de langue anglaise, se fasse de nouveaux amis, et oublie à tout jamais la parenthèse du jeu vidéo (qui rimait encore des sornettes à leurs yeux).
    « Tu as fini tes affaires, Ulrich ? Ton avion part dans quatre heures. Le ton glacial de son père tira l’adolescent de ses pensées, alors qu’il consultait un album-photo constitué des images de ses anciens amis.
    — Je crois… Répondit-il, visiblement peu engagé à l’initiative. Tu pourrais me laisser encore un peu de temps, maman n’arrive que dans une heure et demi, non ? » Sans rien dire, l’adulte détourna le regard et sortit de la pièce, visiblement empathique quand bien même il ne le montrait pas.

    « Bref retour sur l’actualité de ce mardi deux mars, sur I-Télévision, rappel des principaux titres : Jacques Chirac renoncera à ses fonctions après l’élection présidentielle du mois prochain, Arnold Heath annoncé sa candidature et a formé son nouveau gouvernement, focus également sur la situation mondiale, alors que la Chine condamne formellement la France et le Royaume-Uni d’une atteinte à la paix mondiale, et pour finir, nous clôturerons sur une page d’économie, la bourse de Paris étant en forte hausse aujourd’hui, à plus de cinq pourcent à seize heures treize. Mais tout de suite, retour sur la démission surprise du chef de l’état provoquant de nouvelles élections anticipées… » Un cœur chargé de nostalgie mais également de soulagement éprit les sentiments du lycéen, pendant que celui-ci vérifiait sa dernière valise. Il devait lui parler, au moins une dernière fois, sinon, il aurait le sentiment de rater quelque chose. Ce baiser échangé si proche de la mort révélait quelque chose qu’aucun tabou ne sut briser jusque là. Il alla s’enfermer dans les toilettes de sa maison afin d’envoyer un SMS à sa dulcinée. Peut-être pourrait-elle répondre, et même venir le voir. Il savait qu’elle devait repartir au Japon aujourd’hui, dans un vol prévu dans quatre heures. De quoi profiter une dernière fois avant un départ commun aux antipodes du monde. La réponse ne se fit pas attendre. Yumi répondait à l’affirmative, encline à passer quelques minutes. Elle se trouvait non loin de là, profitant d’une ultime destination dans la capitale française.
    « Ulrich, ton ami est là. Viens lui dire que tu pars et referme-lui directement la porte. Je n’ai pas que cela à faire, ils nous ont déjà causé assez de problèmes. » La voix suave de son père timbra ses oreilles au même titre que la surprise le laissa décontenancé par la nouvelle. Comment pouvait-elle déjà être là ? Cela ne faisait qu’une minute. « Ah ! » Un étrange onomatopée suivit d’un bruit sourd attira la curiosité de l’adolescent, toujours sur ses gardes depuis quelques semaines. Il en oublia son téléphone à l’intérieur des cabinets.

    « Papa ? » Interrogea-t-il à la cantonade. Le séjour était vide de toute activité, seule la télévision proférait encore les mêmes paroles. « Oui, Jean-Claude, le Premier Ministre a annoncé qu’il ne répliquerait pas aux injonctions chinoises… » Le son des haut-parleurs s’adressait aussi à la cantonade, alors que personne n’écoutait. Virevoltant de pièce en pièce, le cœur battant, l’allemand se demandait pourquoi son géniteur ne lui répondait plus. Le bruit qu’il entendit ressemblait à celui des corps tombant après un coup, ce qui lui ressassait de très mauvais souvenirs. Un malaise le rendit fébrile. Bien vite, il remarqua qu’une ombre se déplaçait dans l’habitation. Elle était régulière et humaine, il la connaissait. Son inspiratrice demeurait familière. Ce ne fut qu’en entrant dans la cuisine qu’il découvrit le cambouis dans lequel il se trouvait. Un visiteur surprise, le rictus sadique, l’y attendait, assis sur le plan de travail. Son père, inconscient, embrassait le carrelage dallé.
    « Jérémie ?! Son rythme cardiaque partit à la volée.
    — Surprise ! Je faisais un tour dans le quartier, et je vais te parler, mon vieil ami. Le génie de l’informatique accentua sur le mot “vieil“
    — Il n’en est pas question… » Le Lyoko-guerrier courut s’enfermer vers les toilettes, la peur dictant ses gestes avec autant de précision qu’un stratège confirmé. La méthode à adopter lui vint tel l’apparition de Dieu à Jeanne d’Arc : elle s’esquissa instantanément dans son esprit. Le verrou tourné, il savait qu’il ne pourrait gagner beaucoup de temps, mais suffisamment pour déclencher le code d’urgence donné par le gouvernement à envoyer par message. Pour que Jérémie ne se doute de rien, le garçon jeta avec beaucoup de sang-froid son appareil de communication, enclenchant la chasse d’eau avant que la porte ne s’ouvre, défoncée par le larbin d’Einstein.
    « Alors, pourquoi essaies-tu de me fuir ainsi ? Je veux te faire une proposition. Le ton froid, le blond semblait impassible aux molles protestations de son ancien camarade.
    — Je croyais que t’étais avec ton “maître“, en Argentine ! Ulrich vociférait tel un chien enragé, ce qui provoqua de l’ennui à son interlocuteur.
    — Oui. Le maréchal Edinburg est un lion essoufflé, un éléphant pourrait lui passer dans le champ de vision qu’il ne le remarquerait même pas. C’est un naze incompétent. Mais je peux te l’assurer, toi, tu ne l’es pas. Et tu as beaucoup à gagner à nous rejoindre. De Vesvrotte en est certain. Déclara-t-il calmement. Sa persuasion allait-elle marcher ?
    — Crève, connard. Il envoya un crachat à la figure de son interlocuteur, qui lui valut une droite d’un des men in black en retour.
    — Tu n’aurais pas du. » Jérémie sortit un révolver qu’il mit sur le front du captif. Tout paraissait indiquer que l’histoire allait finir là. Par miracle – décidément, ceux-ci s’accumulaient plus que tous ceux de Lourdes – une sonnette retentit dans toute la maison. Quelqu’un venait d’arriver. Ce fut à ce moment que le samouraï comprit. Yumi venait d’arriver, et elle s’apprêtait à tomber dans un piège. Intérieurement, un cri d’Orfraie aurait voulu s’échapper, mais rien ne put lui sortir de la bouche. La mine enjouée, Belpois saisit l’occasion d’obtenir ce qu’il voulait, il exhorta la japonaise à entrer, ce qu’elle fit, ingénue. « Bonjour, Yumi. ». Un impact. « C’est un piège ! Va-t’en ! ».

    Yumi Ishiyama rumina toute la journée avant son départ. Elle n’était plus la même, ces quelques mois la changèrent totalement. La dynamique du groupe s’assombrissait, elle se repliait sur elle-même, d’autant plus que la fin de son amitié avec Léopold la marqua terriblement. Sa rigidité ne valait peut-être pas le coup, or elle demeurait persuadée que ce garçon cachait quelque chose. Dans l’autre aspect de ses préoccupations, se trouvait également sa relation avec Ulrich. Celle-ci se demandait quelle était la valeur à accorder un ce baiser ? Une simple marque de désespoir, ou un véritable amour ? Elle ne possédait pas la réponse. Ses parents décidèrent de toute façon de repartir au Japon, et ce, définitivement. La parenthèse France devait être totalement fermée, tant elle apporta de souffrance à la famille. Son frère Hiroki, bien que le moins touché, en ressortait le plus traumatisé. Sa candeur violée, que restait-il de son enfance ? Sa sœur culpabilisait énormément pour avoir agi si égoïstement. Tout le poids de la culpabilité reposait sur ses épaules. Dans cette mouvance, elle accepta de voir son Roméo pour la dernière fois. Condamnée à un amour impossible, la jeune femme comptait mettre un terme à leur relation, en ne lui laissant aucune chance pour la récupérer. La nature ne voulait pas qu’ils s’amourachent, et l’asiatique ne voulait plus la défier. C’était donc avec beaucoup de regret qu’elle s’apprêtait à briser un cœur, persuadée qu’il s’agissait de la seule solution. Le SMS qu’il lui envoya tout à l’heure ne fit que la conforter dans l’idée de mettre fin à l’ambiguïté. Il ne se passerait rien entre eux. Durant tout le chemin vers sa demeure, la geisha se remémora les bons moments passés avec lui. Elle en venait presque à lâcher quelques larmes, l’émotion allait être intense. Elle ne s’imaginait pas une seconde de ce qui pouvait se passer parallèlement à ses pensées. L’idée de frôler la mort ne lui vint même pas en tête. Pourtant, quelque chose l’épiait. Elle le sentait. Mais trop occupée dans son for intérieur, elle n’en fit geste. Que pouvait-il arriver de pire, désormais ? Plus rien ne l’atteignait, une carcasse de fer la rendait rigide, sans lui laisser une once d’humanité.

    Surprise d’entendre la voix de Jérémie, méfiante dans un second temps, Yumi ouvrit la porte prudemment. Dans le silence, l’arme pointée vers elle, Ulrich molesté, un sentiment de lassitude s’éprit de la lycéenne. « Yumi. Cela faisait longtemps. » Le brun ne pouvait pas résister à la pression faite par l’arme. Il était prêt à céder si l’amour de sa vie pouvait survivre. Quelques ridicules larmes s’échappèrent de ses yeux, la tension à son maximum lui causait un véritable ras-le-bol. Dans un moment d’inattention, la littéraire profita d’une faille de surveillance pour courir vers la pièce contigüe à celle-ci. Des coups partirent, malheureusement mal verrouillés pour toucher leur cible. Elle referma la porte afin de grappiller quelques secondes, le tout était de gagner du temps. Elle agissait avec un sang-froid pour le moins exceptionnel, avec une gestuelle parfaite.
    « Tu peux courir, mais pas t’échapper ! Lança le scientifique à son adresse. La réponse ne se fit pas attendre.
    — Jérémie, t’es peut-être devenu un monstre, mais je ne me laisserai plus abattre. Entonna la voix d’une autre pièce. » Depuis la cuisine, armée d’un couteau, la jeune fille attendit la manifestations des agents de Carthage. Au sol, le père de son amant toujours inconscient. Elle ne put s’empêcher de prendre son pouls, ce qui la rassura. Il respirait encore la santé, mais il devait être vu par les médecins. Une idée lui vint alors pour se sortir de ce traquenard. Il fallait agir vite et de manière chirurgicale. Inventive, la tacticienne du groupe chargea des œufs dans ses poches, ainsi qu’un pack de farine ouvert dans les mains. Toujours accroché à sa manche, le couteau en Inox devait servir d’autodéfense, elle rechignait à l’utiliser, ne sachant pas si elle pourrait ôter la vie à un individu. Quitte à perdre, autant perdre sans se déshonorer à des crimes impudiques. Prudemment, elle s’extirpa de la cuisine, sans être surprise de l’embuscade des Carthaginois. Aussi prévisible que des bœufs, sont agilité lui permit de les éviter. Elle utilisa sa farine pour les retarder avant de casser la bouteille d’huile sur le sol. Aveuglés, ils glissèrent dessus et s’échouèrent contre la porte. Le subterfuge ne durerait pas longtemps, juste assez pour s’occuper de Jérémie. Sans crier gare, Yumi lui balança ses œufs dans la figure. Déstabilisé, elle profita de la situation pour le désarmer sous les yeux d’Ulrich, qui reprit l’arme pour la mettre hors de portée.
    « Arrête maintenant ! Nous devions garder le secret, tu l’as juré ! » Assise au-dessus de lui, la geisha ne démordrait pas. Une rage si immense s’éprit de ses sentiments qu’elle déversa de colère sur lui, qui se mélangeait à ses larmes. Pendant ce temps, le garçon vérifia les gros bras de l’organisation terroriste, constatant avec effroi leur disparition. Au même instant, une veine tentative de lutte s’entendit dans le séjour. Des camions de G.I.G.N arrivèrent dans la rue créant un affolement. Le samouraï revint vers la pièce à vivre, où son amie, terrorisée, larmoyait. Jérémie venait de s’enfuir. Ce qu’ils ne savaient pas encore, c’était qu’il laissa un micro comme signature de sa visite.
    « C’est fini, Yumi, calme-toi. » Les deux personnages s’étreignirent l’un l’autre alors que le maréchal Edinburg et des dizaines de militaires investirent la maison. « Nom d’une pipe en bois carré ! Que s’est-il passé ? Nous avons reçu votre message ! Il s’agissait d’un code rouge écarlate. » La voix du nonagénaire érayée par une laryngite ne laissait guère de doute sur son état de santé.

    Alors qu’ils passèrent l’heure à raconter les sombres détails de cette attaque qui aurait pu mal tourner, M. Stern partit pour l’hôpital Necker, rejoint par Mme. Stern. Sur ordre du chef des services secrets, les deux tourtereaux devaient impérativement rester sur le territoire nationale durant les prochains mois pour les besoins de l’enquête. De facto, la location devenait scène de crime, et plus personne ne pouvait y aller jusqu’à nouvel ordre. Devant annuler une nouvelle fois leur vente, les Ishiyama engagèrent des procédures de justice pour remettre leur nationalité française aux institutions. Ce pays les hantait jusqu’au bout. Mais pour l’heure, une seule préoccupation subsistait. Pris de fatigues, le maréchal Edinburg sentit sa poitrine se compresser. Une douleur irradiait son bras gauche et sa mâchoire. Il possédait tous les symptômes de l’infarctus. Sur le point de quitter la maison des Stern, il s’écroula sur le parvis, attirant immédiatement l’attention des médecins présents sur scène. « Maréchal ! » Des cris, des injonctions fusèrent de part et d’autres du pâté de maison. Une ambulance arriva au bout d’une petite minute, embarquant le vieil homme. Dans la maison, tout le monde ne parlait plus que de cela, nommant même le numéro de la chambre dans lequel se trouvait le vieillard… sous l’oreille attentive d’un nuisible.

    03. L’opprobre. 6 mars 2006.

    Alité dans le lit de la chambre spéciale de l’hôpital Necker, Gérald Edinburg perdait peu à peu conscience. Sa vie touchait à sa fin, le crépuscule de son ciel apparaissait plus visible. Mais il voulait continuer à vivre, pour défendre la tâche qu’on lui avait donné. C’était par cette motivation inébranlable qu’il ne mourait pas, et qu’il survivait. Comme toujours. Pourtant, la pendule d’argent disait bien oui, non, en ronronnant. Dans ce silence religieux pour la pièce immense, pourvue d’une télévision, d’un bureau, d’une fenêtre panoramique, l’entrée d’un septuagénaire se fit remarquer. Le général Dunker venait aux nouvelles après les récentes données sur l’attaque de l’après-midi. Habitué aux voyages d’avion, le trajet Londres-Paris ne possédait plus aucun secret pour lui. Chaque nuage pouvait même avoir son nom dans son imaginaire fantasque. Cela dit, ses compétences militaires exceptionnelles, son don de roturier à assembler des expressions antithétiques le rendait atypique par la verve. Le flegme dont il caractérisait la plupart du temps le rendait aussi différent des autres généraux impulsifs et nerveux. En cela, on le comparait souvent au feu général Hussinger, disparu dans de tragiques circonstances.
    « Good evening, Mr. Edinburg. How are you ? Son accent laissait à désirer, ressemblant plus à un alliage de divers patois du sud qu’au véritable accent de Buckingham, qu’il arrivait pourtant à prendre en de certaines circonstances.
    — Qui… qui est-ce ? » Une confirmation dut être exigée pour poursuivre la conversation. Celle-ci faite, les conventions sociales s’évacuèrent pour d’autres éléments plus en phase avec le sujet de la visite. « Vous vous faites vieux, maréchal. Ne pensez-vous pas qu’il serait temps de passer la main ? Demanda le gradé, face à la fenêtre panoramique. Il ressentait un certain malaise face à celle-ci.
    — Oh… non, vous savez. Je dois honorer ma tâche jusqu’au bout. Balbutia l’agonisant. Dans ces conditions, comment pouvait-il prétendre à diriger quoi que ce soit. Son interlocuteur se retourna brusquement.
    — Dommage. Je vais devoir prendre la décision la plus difficile de ma vie. Je ne laisserai pas le Rotten Phönix… Le malade l’interrompit.
    — Nom d’une pipe en bois carré… vous êtes… comment… ?
    — Chut… » Il mit son index face à sa bouche et se rapprocha lentement du lit. Le militaire s’assit alors près de son “supérieur“, de facto, et lui prit la main. « Vous devriez vous reposer maintenant. » Ce dernier s’agita quelque peu. Il voulait qu’on le lâche, mais ses forces ne lui permirent pas de s’imposer. Face à son agitation, Dunker posa sa main sur la bouche du maréchal Edinburg, lui pinçant le nez par la même occasion. Celui-ci ne pouvait plus respirer. Le sang-froid avec lequel il opérait cette exécution laissait de glas. Le pauvre malheureux se débattait de son énergie moribonde avant de s’endormir définitivement dans un sommeil éternel. Son assassin lui referma les yeux puis poussa un soupir. Il demeurait totalement excédé. « Vous n’auriez pas du persévérer. ». Il se releva, nettoya son costume d’un bref coup du long de sa veste, et repartit.

    Fin du premier acte.


    10 mars. « La criminalité augmente fortement dans la capitale, il semblerait qu’un tueur en série sévice dans les rues de Paris. Des dizaines de cadavres auraient été retrouvés, tous présentant la même particularité, leur corps présentait des marques de morsure. Si vous avez la moindre information susceptible d’aider les enquêteurs, n’hésitez pas à appeler le +0881 57 41 10 10, et prudence ces jours-ci, les rues ne sont plus sûres. ».

_________________
« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
Chapitre 26, Le Héros Légendaire.


Dernière édition par Pikamaniaque le Jeu 18 Juil 2013 14:33; édité 4 fois
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