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[Fanfic] Le Labyrinthe du temps

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 Auteur Message
Theoph69 MessagePosté le: Dim 19 Mai 2024 15:46   Sujet du message: [Fanfic] Le Labyrinthe du temps Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 20 Avr 2016
Messages: 145
Chers lecteurs,

Ce prologue marque le début d'une ambitieuse aventure, tant pour nos héros que pour moi en tant qu'auteur. Ces dernières années, j'ai exploré l'écriture pendant mon temps libre, et aujourd'hui, je franchis le pas en publiant cette fanfiction Code Lyoko.

J'espère sincèrement que cette aventure vous plaira autant qu'à moi.

Theoph.

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L'usine désaffectée se dresse, imposante et mystérieuse, au bord de la ville. Ses structures métalliques rouillées et ses murs décrépits témoignent d'un passé industriel révolu. Le vent s'engouffre dans les ouvertures béantes, produisant des sifflements sinistres. À l'intérieur, des machines abandonnées et des câbles emmêlés créent un labyrinthe inquiétant. C'est ici, dans ce lieu déserté par le temps et les hommes, qu'un homme a trouvé refuge.

Dans une salle obscure, éclairée par la lumière vacillante des écrans d'ordinateur, l'homme s'active. Ses traits marqués par la fatigue et le stress, il jongle entre des plans complexes et des lignes de code défilant à toute vitesse sur les moniteurs. Sa concentration est intense, chaque mouvement précis et calculé, comme s'il savait que le temps lui était compté. Une urgence palpable émane de lui, ses yeux scrutant fréquemment l'obscurité au-delà des écrans, guettant une menace invisible.
Dans une salle métallique, entièrement fabriquée par ses soins, l'homme s'apprête à enregistrer son journal. La pièce est dominée par le pupitre de ce qui semble être un superordinateur, un chef-d'œuvre technologique.
L'homme ajuste une caméra posée précautionneusement sur l'un des nombreux écrans lui faisant face. Il prend une profonde inspiration, son regard parcourant la pièce. Les murs métalliques, froids et austères, sont recouverts de schémas complexes et de notes manuscrites. Les écrans clignotent, affichant des lignes de code et des simulations.

Une lueur de détermination traverse son regard. Il doit documenter chaque étape, laisser une trace de ses efforts et de ses découvertes. Après un instant d'hésitation, il appuie sur le bouton d'enregistrement. La caméra émet un léger bip, signalant le début de la capture vidéo. L'homme redresse les épaules, tente de calmer sa respiration, et commence à parler. Sa voix résonne dans la salle, grave et chargée de tension.
— « 6 juin 1994, jour 1286, » déclara-t-il d'une voix chargée d'une gravité solennelle. Il marque une pause, fixant la caméra avec une intensité qui trahit l'urgence de sa situation.

Il poursuit, son ton empreint de détermination : « J'ai tenté de détruire le supercalculateur et d'effacer toutes traces de mes activités. Mais c'est trop tard, mes ennemis sont trop proches. Je dois fuir et protéger Aelita, c'est ma seule priorité. »

Ses yeux se dirigent un instant vers un coin sombre de la pièce, comme s'il espérait y voir un signe rassurant. Reprenant, sa voix plus ferme : « J'ai décidé d'abandonner le développement de XANA et de consacrer toute mon énergie au programme de virtualisation et à la construction des scanners. Il n'y a que sur Lyoko que nous pourrons être en sécurité. »
La caméra enregistre chaque mot, chaque expression, capturant la détermination farouche et l'épuisement palpable dans ses yeux. L'homme reste silencieux un instant, son regard perdu dans ses pensées, avant de tendre la main pour arrêter l'enregistrement.

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Dans la salle métallique, l'homme se tient de nouveau devant la caméra. Cette fois, une jeune fille lui tient compagnie. Le supercalculateur trône au centre de la pièce, éclairant faiblement leurs visages. Le siège sur rail, évolué et fonctionnel, est un témoin silencieux de leurs espoirs et de leurs peurs.

L'homme ajuste la caméra, veillant à ce que la jeune fille, aux cheveux d'un rose atypique, soit bien visible à ses côtés. Elle est très jeune, son visage marqué par l'inquiétude et la confusion face à la situation dans laquelle ils se trouvent. Malgré tout, une lueur de confiance brille dans ses yeux.

« 6 juin 1994, jour 1566, » déclare-t-il d'une voix empreinte d'une gravité solennelle, ses yeux fixant la caméra avec une détermination farouche. La jeune fille se tient à ses côtés, son regard cherchant le réconfort dans celui de l'homme.

« Ils m'ont trouvé. L'Hermitage n'est plus sûre. Désormais, Aelita et moi devons vivre dans l'usine. C'est le seul endroit qui échappe encore à la surveillance de Carthage, » poursuit-il, son regard se posant sur la jeune fille, qui lui rend un regard empreint de confiance et de résilience. Ils sont seuls, mais ensemble, prêts à affronter les défis qui se dressent devant eux. Ils ont fui dans la précipitation, ne prenant que le minimum, laissant derrière eux leur ancienne vie et leurs souvenirs.

« Mais ce n'est qu'une question de temps. Le développement de Lyoko est presque terminé, et le premier prototype des scanners est opérationnel, » ajoute-t-il, marquant une pause, son regard parcourant la pièce comme s'il voyait déjà le futur qu'ils ont construit de leurs propres mains.

« Une fois le programme de virtualisation achevé, elle et moi pourrons vivre en sécurité sur Lyoko, pour toujours, » conclut-il, sa voix tremblante légèrement, trahissant l'émotion qui le submerge. Il se tourne vers la jeune fille, lui offrant un sourire courageux, un geste de réconfort dans ce monde en constante évolution.

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Dans la semi-obscurité de la pièce austère, l'homme se tient seul devant la caméra, son visage tendu par le stress et l'urgence. Autour de lui, le silence oppressant est brisé par le faible bourdonnement des machines, leurs lumières intermittentes jetant des ombres dansantes sur les murs nus.
« 6 juin 1994, jour 1612, » déclare-t-il d'une voix hachée, ses mots précipités alors qu'il fait face à l'imminence du danger. Il ne prend pas la peine de regarder la caméra, ses yeux fixant un point invisible dans le vide.

« Dernière communication. C'est trop tard. Dans quelques jours, Carthage m'aura localisé, » continue-t-il, son ton empreint de désespoir, le poids de la défaite pesant lourdement sur ses épaules. Il sait que le temps lui est compté, que chaque seconde qui s'écoule le rapproche un peu plus de son destin inévitable.

« Le programme de virtualisation est incomplet et ne permet pas encore le transfert des adultes sur Lyoko, » ajoute-t-il après une pause, une lueur d'angoisse traversant son regard. Il aurait voulu être capable de protéger plus que ce qu'il a réussi à accomplir. Mais il sait que ses efforts sont limités, que certaines batailles sont perdues d'avance.

« J'ai virtualisé Aelita et je vais éteindre le supercalculateur. Au moins, elle sera en sécurité sur Lyoko, » conclut-il avec un soupir de soulagement mêlé à une pointe d'amertume. Il aurait voulu pouvoir l'accompagner, mais il sait que son propre sacrifice est nécessaire pour assurer sa survie.

« Je vais cacher ce journal et tenter de faire diversion pour éloigner Carthage de la piste de l'usine. Que cette chronique soit le témoignage de notre combat, de nos erreurs et de nos triomphes. Que ceux qui viendront après nous trouvent dans ces lignes la force et le courage de poursuivre le combat contre les ténèbres. Que notre histoire ne soit pas oubliée, mais transmise comme un héritage précieux, une lumière dans l'obscurité. »
Sa voix se perd dans l'obscurité de la pièce, un murmure désespéré dans la nuit. Il sait que c'est la seule chance qu'il a de sauver ce qu'il peut, même si cela signifie sacrifier son propre avenir.
Avec un soupir résigné, le visage de l'homme, autrefois empreint d'une jeunesse vibrante, semble avoir subi le poids de nombreuses insomnies. Il éteint la caméra, mettant fin à l'enregistrement de ses derniers mots. Se levant lentement, son cœur lourd de tristesse et d'espoir mêlés, il quitte la pièce dans un silence chargé de significations.

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Je me sens épuisé mais déterminé. Cela fait maintenant trois jours que j’ai désactivé le supercalculateur et caché mon journal. Il est temps désormais de mettre mon plan en marche. Les cernes sous mes yeux et les traits tirés de mon visage trahissent le poids de l'anxiété et des nuits blanches. Chaque décision que je prends est cruciale, chaque mouvement doit être minutieusement calculé. Je ne peux pas me permettre la moindre erreur. Ma priorité absolue est de protéger Aelita et de maintenir nos travaux à l'abri des griffes de Carthage. Pour cela, je dois créer une diversion qui les éloignera de notre cachette.

Le crépuscule enveloppe l'Hermitage, notre ancienne demeure. Cet endroit, isolé et mystérieux, est idéal pour ma diversion. Carthage surveille ce lieu en espérant que j'y reviendrai un jour. Je vais leur donner ce qu'ils attendent.

À pas feutrés, je m'approche de la maison en traversant le parc, prenant soin de rester dans les ombres pour éviter les regards électroniques des caméras de surveillance. La forêt dense m'offre une couverture naturelle, bien que je doive avancer lentement et prudemment. Ma voiture est garée à proximité, et je sais que Carthage peut probablement suivre ses mouvements grâce à un GPS. Mais c'est justement ce que je veux. Je vais les attirer loin d'ici.

Je contourne la maison, trouvant une fenêtre légèrement entrebâillée à l'arrière. Après une brève hésitation, je m'introduis silencieusement à l'intérieur. La maison est entièrement saccagée, les meubles retournés et les affaires éparpilées sur le sol. Malgré tout, l'air est lourd de souvenirs, imprégné de l'odeur familière du bois ancien. Je me dirige rapidement vers le bureau et prends un vieux téléphone.

Je compose un numéro, sachant pertinemment que la maison tout entière est sous écoute. Je commence à parler, feignant une conversation avec une assurance calculée.

« Aelita ? Oui, c’est moi. Écoute, je suis à l'Hermitage. Je sais, c’était risqué, mais je devais récupérer quelque chose d’important. Je pars tout de suite. Je te rejoindrai où tu sais. Ne t’inquiète pas pour moi, j’ai un plan. Je serai là dans quelques heures. »

Je fais une pause, comme pour écouter une réponse imaginaire, puis continue avec une voix rassurante.

« D’accord, je serai prudent. Prends soin de toi, et rappelle-toi ce que nous avons discuté. Tout ira bien ma chérie. »

Je raccroche le téléphone et l'essuie soigneusement pour ne laisser aucune trace. Je me rends alors dans l'ancienne chambre d'Aelita, afin d'y dissimuler le troisième témoin silencieux de notre ancienne vie. Enfin, je prends une vieille lampe de bureau et l'allume à l'étage, près d'une fenêtre. La lumière vacillante visible de l'extérieur simule une présence humaine. Je sais que cela attirera l'attention de Carthage.

Je quitte l'Hermitage par la même fenêtre, me glissant à nouveau dans les ombres du parc forestier. Les caméras n'ont pas détecté ma présence, mais il est temps de les diriger ailleurs. Je me dirige vers ma voiture, conscient que chaque mouvement est probablement surveillé. Je démarre le moteur et prends la route, roulant délibérément en direction opposée à l'usine. Mon plan est simple : les attirer aussi loin que possible de notre cachette.

Au volant, je garde un œil vigilant sur mes rétroviseurs, cherchant des signes de surveillance. Les rues se vident progressivement alors que je m'éloigne de la ville. La nuit s'épaissit, et je roule à travers des paysages de plus en plus désertiques. Je sens la présence invisible de Carthage, mais c'est exactement ce que je veux. Mon objectif est de les mener loin de l'Hermitage et de l'usine.

La route déserte se prolonge sous le halo des phares. Je conduis vers une destination incertaine, l'adrénaline maintenant ma vigilance à son maximum. Le silence de la nuit est mon seul compagnon, lourd de promesses et d'espoir.

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Cela fait maintenant deux heures que je roule. La route défile sous mes yeux, chaque kilomètre parcouru m'éloignant un peu plus de l'Hermitage et, surtout, de l'usine. La capitale a cédé la place à des étendues plus ouvertes, des paysages parsemés de petites villes endormies et de routes sinueuses. Le silence n’est troublé seulement que par le ronronnement du moteur de ma vieille voiture. Je sais que ce voyage est probablement le dernier, mais c'est un sacrifice que je suis prêt à faire pour assurer la sécurité d'Aelita et de nos recherches.

Alors que je roule, je ne peux m'empêcher de jeter des coups d'œil fréquents dans le rétroviseur. L'ombre de Carthage plane au-dessus de moi, invisible mais omniprésente. Leur présence se fait sentir, une menace silencieuse qui m'étreint le cœur. Je suis conscient que chaque minute gagnée est une victoire, mais je ne peux ignorer l'angoisse qui serre ma poitrine. Mes pensées vagabondent vers Aelita, vers l'avenir incertain qui l'attend. Je dois lui offrir une chance, une opportunité de vivre librement, loin des griffes de Carthage.

La nuit avance, les étoiles brillent faiblement dans le ciel sombre. Je prends des routes secondaires, évitant les grandes artères où je serais plus facilement repérable. La voiture roule sans encombre, mais je sais que ce calme ne durera pas. Soudain, dans le rétroviseur, je distingue des phares qui se rapprochent rapidement. Mon cœur rate un battement. Ils m'ont trouvé.

Je presse l'accélérateur, sentant l'adrénaline envahir mon corps. Les phares se rapprochent inexorablement, illuminant l'obscurité derrière moi. Une course-poursuite s'engage, mon véhicule vrombissant sur l'asphalte tandis que je zigzague à travers les routes désertes. Les hommes de Carthage sont implacables, déterminés à m'intercepter. Leur ténacité ne fait que renforcer ma résolution. Je ne dois pas les laisser s'approcher de l'usine.

Les paysages défilent à une vitesse vertigineuse. Je prends des virages serrés, espérant semer mes poursuivants. Mais ils sont bien trop habiles, leurs voitures adaptées à ce genre de poursuite. L'écho de leurs moteurs résonne dans la nuit, un rappel constant de leur présence.

Mon esprit s'active, cherchant une solution, une échappatoire. La route se déroule devant moi, une bande d'asphalte éclairée par la lueur de la lune. Je me concentre sur chaque virage, chaque obstacle, ma vision perçante scrutant l'obscurité pour anticiper le moindre danger. Mais malgré tous mes efforts, je sens que la fin est proche, que la mort rôde dans l'ombre, attendant son heure.

Soudain, un éclair déchire la nuit, suivi d'un bruit assourdissant. Une voiture surgit de nulle part, son moteur rugissant dans la nuit. Je n'ai pas le temps de réagir, l'impact est brutal, déchirant le métal et brisant le verre dans un concert de destruction. Le choc est si violent que tout tourne autour de moi dans un tourbillon de chaos. Mon corps est projeté contre le volant, mes membres se tordent dans des angles impossibles sous la force de l'impact. La douleur est insoutenable, une brûlure dévorante qui consume tout sur son passage.

Je sens le sang couler le long de ma tempe, une rivière rouge dans l'obscurité de la nuit. Mes sens s'embrument, la douleur me submerge, m'engloutissant dans un abîme de ténèbres. Autour de moi, le monde devient flou, indistinct, comme si la réalité se dissolvait sous mes yeux.

Des voix murmurent dans le lointain, des chuchotements étouffés portés par le vent. Les hommes de Carthage sont là, leurs silhouettes sombres se dessinant dans l'obscurité. Leurs pas résonnent sur le bitume, un écho lointain dans les méandres de ma conscience défaillante.

Des lumières éclairent la scène, des phares blafards perçant l'obscurité de la nuit. Des voitures s'approchent, leurs pneus crissant sur le sol, un grondement sourd dans les profondeurs de mon esprit agonisant.

Je suis seul, perdu dans un tourbillon de sensations confuses. Mes pensées se brouillent, ma vision se trouble, mais même dans cet instant final, une seule pensée domine mon esprit.

« Aelita. »

Son visage apparaît devant mes yeux, son sourire radieux éclairant mon esprit assombri par la douleur. Je sais que je ne pourrai jamais la revoir, jamais lui dire combien je l'aime, combien elle a été la lumière dans ma vie sombre et tourmentée.

Le poids de mes erreurs m'écrase, une culpabilité accablante qui me serre le cœur et assombrit mon esprit. J'ai contribué à la création de Carthage, j'ai donné naissance à un monstre. Mes mains sont tachées de sang, mon âme souillée par mes propres actes.

Je ferme les yeux, laissant la douleur m'envahir, m'emporter vers l'obscurité. Adieu, Aelita. Adieu, monde cruel. Ma mort n'est qu'un soupir dans l'histoire infinie de l'univers, mais notre amour restera à jamais gravé dans les étoiles.

_________________
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Repose en paix Nastia, la Lyokofan la plus gentille partie trop tôt. Je ne t'oublierai pas.


Dernière édition par Theoph69 le Sam 25 Mai 2024 22:23; édité 2 fois
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Icer MessagePosté le: Mar 21 Mai 2024 12:14   Sujet du message: Répondre en citant  
Admnistr'Icer


Inscrit le: 17 Sep 2012
Messages: 2318
Localisation: Territoire banquise
Salut !

Je dois avouer être agréablement surpris de cette publication. Tu parles d’une « ambitieuse aventure » et on en est à ce stade qu’à ses balbutiements apparemment, mais on sent déjà le travail qui y a été apporté derrière. D’un point de vue scénario, le prologue a le mérite de poser le cadre et révèle en effet que tu sembles t’attaquer à un sujet plus complexe que gérer un Ulyumi en post-saison 4. Je suis très curieux de lire la suite.
Et niveau mise en forme, tu t’inspires d’un certain standing mis en place cette dernière décennie, donc on ne peut que valider !

Bref, tous mes encouragements pour la suite.

_________________
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« Les incertitudes, je veux en faire des Icertitudes... »

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Evil Goat MessagePosté le: Mar 21 Mai 2024 12:49   Sujet du message: Répondre en citant  
Kasux - Version chèvre maléfique


Inscrit le: 24 Mar 2012
Messages: 643
Localisation: Zenotopia.
Yop Theoph'

C'est super fluide. C'est le premier point que je tenais à aborder d'un point de vue perso, les descriptions s'enchainent les unes après les autres, c'est très propre. Le choix des paragraphes POV ajoutent quelque chose de sympathique au récit, aussi. Même si le passage entre 3ᵉ et 1ʳᵉ personne d'une séparation à l'autre m'a un peu dérouté au début. Mais en vérité, je pense qu'on s'y accoutume assez vite, et ça te donne une liberté de style pour raconter le récit, donc, c'est vraiment good. Et ça se justifie aussi sans doute par la partie concernant Franz à celles des héros. Franz, il y a le rapport au passé, ce qui me laisse penser que si tu maintiens la logique du 3ᵉ personne = scène du passé, ça rendra sûrement le switch entre l'un et l'autre assez intuitif, dans le cas où t'as l'intention de mettre d'autres scènes dans le passé. Ce qui laisse les évènements présents à la 1e personne ? J'attends de voir ça, mais c'est ce que j'en comprends, du coup, pour l'instant.

Dans le paragraphe de Jérémie, ça transpire la paranoïa, et ça marche bien. Et du coup ça permet d'assez vite installer un mystère, pourquoi Jérémie se rend à l'hermitage ? Pourquoi il pense être suivi ? Etc... de quoi servir de préambule efficace à une aventure ambitieuse comme tu le décris. Surtout dans le cas du troppe de l'intrigue Carthage. Et la scène sous-entend pas mal de choses, dont le fait que lui et Aelita ont déjà discuté des risques de se rendre sur place. Donc une maîtrise intéressante des dialogues et de leur potentiel. En gros, le fait de nous faire directement entrer dans l'action était risqué, je pense, mais fonctionne ici, avec le cadre et le setup que tu as initié avec les paragraphes sur Franz. Conclure par la mort présumée de Jérémie en chapitre 1, je dois admettre que c'est couillu. C'est très couillu, et je pense important de le souligner que même si je trouve que ça fait tôt, ça laisse une certaine gravité à la situation.

Ceci dit, arrivé à la fin du chapitre et sa dernière phrase mélodramatique me vient une question, est-ce que la suite de l'histoire se fera sans Jérémie ? Ce qui peut être intéressant d'un point de vue narratif pour les héros qui devraient se débrouiller, ce qui changerait, je dois dire. La tension par la soustraction, moi, je valide à 200% haha. Mais il y a la possibilité que ça soit un prologue extrait de type "6 mois avant le drame, découvrez comment on en est arrivé là". Et du coup, je m'accroche à cette question, et j'attends de voir ce qu'il en sera. Si ça se trouve, on aura un Jérémie qui aura survécu à Carthage... même si du coup, je trouve que ça saperait tout le build up du chapitre actuel. Tout dépend de comment c'est fait, j'imagine.

Je reste à l'affut, hâte d'en lire plus !
Tu gères !

PS : Theoph' me glisse dans l'oreillette que c'était un chapitre full Franz Hopper. Toute une partie de ma critique qui s'effondre tel un château de carte, ahahaha.

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Sirix MessagePosté le: Mar 21 Mai 2024 13:19   Sujet du message: Répondre en citant  
[Tarentule]


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Messages: 404
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J'ai lu, et c'est intéressant. C'est pour l'instant assez flou, on comprend le contexte et où se situent à peu près les actions, et pour autant, on ne sait pas encore où ça va aller, c'est intéressant. J'ai bien aimé. L'écriture est certes simple mais suffisante pour mettre dans l'ambiance. C'est un très bon début, je pense. Je te souhaite bon courage pour la suite.
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Theoph69 MessagePosté le: Sam 25 Mai 2024 19:19   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 20 Avr 2016
Messages: 145
Chers lecteurs,

Merci pour vos commentaires. Le chapitre 1 est assez particulier. J'ai hésité à l'appeler chapitre 0 ou introduction, mais cela n'a de sens que dans le contexte d'une sortie chapitre par chapitre. Pour un lecteur lisant cette fiction dans le futur alors qu'elle est terminée, "chapitre 1" fonctionne très bien.

Bonne lecture.


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Le pont qui enjambe la rivière s'étend majestueusement, reliant les rives boisées de la banlieue à l'entrée imposante de l'usine abandonnée. Les piliers de béton grisonnants supportent fièrement la structure métallique, tandis que le vent murmure à travers les câbles, créant une ambiance douce et mélancolique. Les eaux sombres de la rivière reflètent le ciel nuageux, ajoutant une figure mystérieuse à l'ensemble.

Sur la berge, des arbres touffus se dressent en sentinelles, leurs branches s'étendant vers le ciel comme des doigts griffus. Les feuilles bruissent doucement dans la brise de cette fraiche nuit d’Octobre, et les ombres dansent au rythme des nuages qui passent devant la pleine lune. Au loin, l'usine se dresse, une masse sombre et silencieuse, semblant garder ses secrets bien enfouis sous ses murs de béton décrépits.

Un jeune garçon avance d'un pas rapide sur le pont, son regard fixé devant lui. Le cliquetis de ses chaussures résonne sur le sol, tandis que le vent agite ses cheveux blonds. Vêtu d'un pull bleu et d'un pantalon marron, il semble impatient, comme s'il était sur le point de plonger dans l'inconnu. Son allure timide contraste avec la détermination qu'il semble afficher.

Le jeune homme quitte le pont pour pénétrer dans les hauteurs de la salle cathédrale de l'usine. Son regard balaye la pièce et s’arrête sur les cordes accrochées au plafond, semblant se dérouler jusqu'aux abysses sous-jacents. Le souffle court, il contemple l'immensité de la pièce, impressionné par sa grandeur et sa majesté.

Il observe à nouveau les cordes. Il sait que c'est par là qu'il doit descendre pour atteindre sa destination, mais une appréhension sourde le tenaille. Les héros de ses histoires ne semblent jamais avoir peur, alors pourquoi lui devrait avoir peur ?

Finalement, il prend son courage à deux mains et s'engage sur la corde. Chaque mouvement est calculé mais maladroit, chaque instant prolonge son attente anxieuse.

Enfin, ses pieds touchent le sol de la salle cathédrale, une vaste étendue sombre et mystérieuse. Il prend une profonde inspiration, essayant de chasser les frissons qui parcourent son échine. C'est ici que commence l'aventure, dans cet endroit lugubre et pourtant empreint de promesses.

Son regard se porte le un monte-charge en face de lui, attiré pas la douce lumière jaune qui en émane. Le collégien s’engage à l’intérieur, vérifie hâtivement les alentours pour être sûr de ne pas être observé, puis s’approche de ce qui semble être le bouton de commande pour l'engin. Un frisson d'excitation le parcourt alors que ses doigts effleurent le métal froid du dispositif. Une vague de détermination l'envahit alors qu'il appuie sur le bouton.

Avec un grincement métallique, le rideau de fer se referme lentement derrière lui, scellant l'entrée vers la surface. Le vieux monte-charge se met en mouvement, descendant avec une lenteur inquiétante vers les profondeurs abandonnées de l'usine. Le bruit régulier de sa descente résonne dans les corridors sombres, ponctué parfois par des cliquetis erratiques. Le jeune homme, isolé dans cette cage métallique, ressent le poids de l'inconnu qui l'attend en bas, une sensation mêlée de fascination et d'appréhension.

Après ce qui semble être une éternité pour le jeune homme, le monte-charge ralentit progressivement, signalant son arrivée imminente à destination. Un léger sursaut accompagne son arrêt. Dans cette semi-obscurité, le garçon sent son cœur battre un peu plus fort, son esprit remplit d’excitation. Puis, avec un grondement mécanique, le rideau de fer commence à se relever lentement, dévoilant une scène bien différente de la salle cathédrale.

À la place de l’intérieur de l’usine, se dresse une porte massive, apparemment blindée, qui semble tout droit sortie d'un univers de science-fiction. Au moment où le rideau atteint son point le plus haut, un mécanisme de verrouillage complexe s'enclenche bruyamment, déclenchant des arcs électriques étincelants. Dans un ballet mécanique impressionnant, la lourde porte se déverrouille et commence à glisser lentement sur ses rails.

Ce qui se cache derrière la porte est encore plus impressionnant. La salle, bien que de dimensions modestes, semble écrasée par la présence d’une imposante machine qui occupe la majeure partie de l'espace. Dominant l'ensemble, l'immense structure cylindrique se dresse comme une sentinelle, occupant une place disproportionnée dans cette pièce autrement vide.

Pour le jeune homme, l'image qui se dévoile devant lui défie toute logique. Ses yeux s'écarquillent tandis qu'il contemple la masse métallique devant lui. Il se sent soudainement minuscule, presque insignifiant, face à cette création monumentale de l'ingénierie. C'est comme si le monde ordinaire avait cédé la place à une réalité parallèle, où la technologie atteint des sommets insoupçonnés.

Alors que le garçon reste bouche-bée devant ce spectacle, le panneau d'activation, situé à mi-chemin entre le sol et le sommet du premier cylindre servant de base à la machine, coulisse pour dévoiler un levier. Un ensemble de boutons et de voyants est disposé de manière ordonnée, comme autant de commandes prêtes à répondre au moindre geste. À ses pieds, une jungle de câbles et de boîtiers s'étend en un réseau complexe, semblable à un système veineux près à irriguer la machine de toute sa puissance.

Avec une détermination teintée d'appréhension, le jeune homme s'approche du panneau de commande, conscient qu'il est sur le point de franchir une frontière invisible entre l'ordinaire et l'extraordinaire. Il se rappelle la promesse qu'il s'est faite : ce soir, il allumera le super ordinateur pour la première fois, et il ne doit pas faire marche arrière.

Sa main tremble légèrement lorsqu'il atteint le levier, une étincelle d'excitation mêlée à une pointe de peur traversant son regard. Il sait que ce geste symbolique marque le début d'une aventure incertaine, une plongée dans un monde de mystères et de dangers. Mais malgré ses doutes, il se sent prêt à affronter l'inconnu, à explorer les profondeurs de cette technologie prodigieuse.
« J'espère que je ne suis pas en train de faire une énorme bêtise », murmure-t-il d'une voix incertaine, les yeux rivés sur le levier.
D'une simple pression, il pousse le levier vers le bas, déclenchant ainsi le processus qui éveillera la puissance endormie du super ordinateur.

Un flash blanc éblouissant illumine brusquement la pièce, accompagné d'un concert de bruits informatiques qui semblent surgir tout droit d'un jeu vidéo. Le jeune homme ne peut s'empêcher de lâcher un faible cri de surprise et de reculer face à cette déferlante sensorielle inattendue.

Le système de refroidissement au gaz se met en marche, faisant circuler un souffle d'air frais dans la pièce. Puis, petit à petit, la salle commence à s’éclairer, comme si le supercalculateur lui-même reprenait vie. Une lueur jaune émane désormais de la machine, enveloppant la pièce d'une ambiance à la fois mystérieuse et captivante, comme si une nouvelle énergie venait d'être libérée dans cet espace auparavant silencieux.

Le jeune blondinet, les cheveux désormais tout ébouriffés, réajuste ses lunettes d'une main tremblante, comme pour retrouver un semblant de contrôle sur ses émotions. Son cœur bat la chamade alors qu'il se prépare à réemprunter le monte-charge, une impatience fiévreuse le démangeant au plus profond de lui.

Cette exploration de l'usine n’était après tout que le fruit du hasard, une simple curiosité qui l'avait poussé quelques jours plus tôt à s'aventurer dans cet endroit mystérieux. Il était loin de se douter des enjeux qui se cachent derrière chaque pièce métallique et chaque câble électrique. Pour lui, l'usine n’était qu’un terrain de jeu, un lieu où il pourrait assouvir sa passion pour la robotique et l'informatique.

D'une main fébrile, il actionne le bouton du monte-charge, ressentant le léger frisson du décollage alors que l'ascenseur commence à s'élever. Les secondes s'étirent dans un silence tendu, seul le doux vrombissement de la machinerie accompagne sa montée dans les profondeurs de l'usine.
Enfin, le monte-charge s'immobilise avec un grincement sinistre, annonçant son arrivée imminente à destination.
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La lourde porte s'ouvre à nouveau, révélant la salle de contrôle du supercalculateur. Malgré la réactivation de la machine, la seule lumière provient du centre de la pièce, émanant du large dispositif circulaire présent en son sein. Autour, un système de rail supporte un grand siège.

Je fais quelques pas décidés à l'intérieur, mon regard attiré par le gigantesque pupitre de contrôle en face du siège. Celui-ci est muni d'un clavier et de quatre écrans : un grand écran central, flanqué de trois écrans plus petits rectangulaires, à gauche, à droite et au-dessus. Les murs de la salle sont entièrement métalliques, leur froideur accentuée par la lumière tamisée. Aux coins, des câbles gigantesques émergent des murs, se dirigeant vers le centre de la salle pour s'enfoncer dans le sol.

Je m'approche du pupitre, mes mains tremblant d'excitation plus que de nervosité. C'est un moment que j'ai imaginé mille fois depuis que j'ai découvert cette salle cachée. Mon cœur bat la chamade, mais cette fois, ce n'est pas de peur. C'est l'anticipation, l'euphorie de l'inconnu.

Je prends une profonde inspiration et m'assieds dans le grand siège, sentant le cuir froid sous moi. Devant moi, le clavier et les écrans semblent m'attendre, comme une invitation silencieuse à plonger dans l'inconnu. Mes doigts effleurent les touches, et avec un sourire en coin, je ne peux m’empêcher de dire à haute voix :
« À nous deux, voyons ce que tu as dans l'unité centrale. »

Avec une dernière hésitation, je commence à taper, découvrant les fonctionnalités cachées de cette machine prodigieuse. Les écrans s'animent instantanément en réponse à mes commandes, des lignes de code défilant à une vitesse vertigineuse. Un sentiment de triomphe me parcourt alors que je réalise que la machine réagit immédiatement, comme si elle attendait ce moment depuis toujours.

Enfin, la barre de chargement atteint son terme. Sur les écrans, des fenêtres affichant des plans détaillés, des modèles 3D, et des informations sur différents statuts de l'ordinateur apparaissent. Mon cœur bat plus fort en découvrant ces données fascinantes. L'excitation me gagne tandis que mes yeux parcourent avidement les schémas et les codes complexes. J'ai l'impression d'avoir mis la main sur un trésor inestimable, une technologie bien au-delà de tout ce que j'avais imaginé.

Soudain, une fenêtre bien différente s'ouvre, attirant immédiatement mon attention. Mon visage se fige dans une expression de surprise. Au centre de cette nouvelle fenêtre, une jeune fille aux cheveux roses et aux oreilles pointues apparaît, semblant endormie. Mon esprit s'emballe : est-ce une sorte d'hologramme avancé ? Un avatar de jeu vidéo incroyablement réaliste ? Mon esprit rationnel cherche des explications plausibles, mais rien ne semble convenir.

Je ne peux m'empêcher de m'exclamer : « Wow, qu'est-ce que c'est que ce truc, une espèce de jeu ? »

À ma grande surprise, mon interjection semble réveiller la jeune fille. Elle cligne des yeux, visiblement désorientée, et murmure : « Euh, qui êtes-vous ? Où suis-je ? »

Je recule brusquement, manquant de faire tomber mes lunettes de mon nez. Mon esprit s'emballe encore plus, mélange de stupeur et de fascination. Est-ce une intelligence artificielle si avancée qu'elle paraît humaine ? Est-ce que j'ai réveillé une sorte d'entité numérique consciente ? Chaque hypothèse semble plus incroyable que la précédente.

Je prends une profonde inspiration, tentant de calmer les battements frénétiques de mon cœur. Je me rends compte que je suis peut-être confronté à quelque chose de bien plus complexe et mystérieux qu'un simple jeu vidéo. Si cette fille est consciente, alors ce super ordinateur cache des secrets que je n'aurais jamais pu imaginer. Mon excitation se mêle désormais à une pointe d'appréhension, mais aussi à une détermination renouvelée : je dois découvrir la vérité, comprendre ce que j'ai activé.
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Le jeune homme est stupéfait. Cela fait maintenant 15 minutes qu'il discute avec ce qu'il ne peut qualifier que d'intelligence artificielle. La conversation, bien que fascinante, ne cesse de soulever de nouvelles questions. Pourquoi un être conscient se trouve-t-il dans le supercalculateur de cette vieille usine ? Qui l'a créée ? La jeune fille ne semble avoir aucun souvenir, et elle ne connaît pas son identité. Ses réponses sont empreintes d'une confusion sincère qui ne fait qu'approfondir le mystère.

« Je ne me souviens de rien avant de me réveiller ici », répète-t-elle pour la troisième fois, son regard virtuel empreint de détresse.

Le couvre-feu du collège approche rapidement, et le collégien sait qu'il doit retourner dans son dortoir s'il ne veut pas subir la terrible punition du surveillant bien connu des élèves, Jim Morales. À contrecœur, il décide de rentrer. Mais avant de partir, il se met à taper frénétiquement sur le clavier, mettant en place un protocole lui permettant d'accéder au supercalculateur depuis l'ordinateur de sa chambre. De cette manière, il pourra poursuivre ses recherches sans éveiller les soupçons.

« Écoute, je dois partir, mais je reviendrai bientôt », dit-il en jetant un dernier coup d'œil à l'écran.

La jeune fille hoche la tête, semblant comprendre, même si une lueur d'inquiétude traverse son regard.

Il enfonce une dernière fois la touche « Entrée », finalisant le protocole puis éteint les écrans et quitte la salle de contrôle, son esprit bouillonnant de questions et d'excitation. Alors qu'il remonte dans le monte-charge, il ne peut s'empêcher de ressasser toutes les informations qu’il vient d’accumuler.

De retour dans sa chambre, il s'installe devant son ordinateur portable. Ses mains tremblent légèrement alors qu'il établit la connexion avec le supercalculateur. Le couvre-feu est imminent, mais est trop absorbé par ses pensées pour s'en soucier. L'écran clignote, puis affiche la même interface que celle de la salle de contrôle. Un sentiment de triomphe l'envahit.
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Le lendemain, dans le bâtiment des sciences du collège Kadic, Madame Hertz s'apprête à donner son cours. Le brouhaha des discussions des élèves remplit la pièce. Pourtant, un jeune garçon blond, ne prête pas attention au vacarme ambiant. Il s'est couché tard, trop occupé à explorer les programmes du supercalculateur qu'il a rallumé la veille.

Il ne peut s’empêcher de se remémorer sa discussion avec la mystérieuse intelligence artificielle. Le cours commence, et le brouhaha s'éteint sous les directives autoritaires de la professeure. Cependant, la concentration du jeune homme est faible. Il est impatient de retourner à l'usine pour discuter avec elle et lui faire part des résultats de ses recherches. Les cours se finissent tôt aujourd'hui, et dès la sortie, il sait qu'il se précipitera vers le passage souterrain menant aux égouts rejoignant l’usine.

Il est brusquement interrompu par la voix de Madame Hertz.
« Jérémie ? Jérémie, tu m'écoutes ? »

Vu le ton de sa voix agacée, ce n'est pas sa première interjection.
« Pardon, m’dame, » tente de se rattraper le jeune homme.

Le visage de la professeure est un mélange d'agacement et de surprise. Jérémie est d'habitude investi dans ses cours et son meilleur élève. Elle sait qu'il est assez rêveur, mais néanmoins ne peut pas laisser passer cet écart.

« Si tu es vraiment désolé, donne-nous donc la définition de la masse volumique que je viens d'expliquer, » dit-elle.

Au fond de la classe, des rires moqueurs se font entendre. Le jeune homme n'y prête aucune attention et reprend ses esprits. Il n'a évidemment pas suivi le cours, mais son intérêt pour la science lui permet de bricoler une réponse.

« La masse volumique d’un corps dépend de sa composition, qu’il soit liquide, solide ou gazeux. » Commence-t-il. « En effet, deux objets n’ont pas forcément la même masse même si leur volume est identique. Par exemple, si on prend deux cubes de même volume, l’un en métal et l’autre en plastique, leur masse est différente : le cube de métal est plus lourd que celui de plastique. La masse volumique d’un corps, liquide ou solide, est le quotient de sa masse par son volume. »
Les moqueries se sont éteintes avec les explications du jeune prodige. Celui-ci ne s’arrête pourtant pas :
« Cependant, en mécanique analytique ou quantique, la quantité de mouvement apparaît naturellement comme la grandeur liée à l'invariance du hamiltonien ou du lagrangien dans une translation d'espace, c'est-à-dire à la propriété d'homogénéité de l'espace, qui est effectivement vérifiée en l'absence de forces ou champs extérieurs. Sur... »

« Hum, très bien Jérémie, je pense qu'on a compris, tâche d'être plus attentif pour la suite du cours, » l'interrompt Madame Hertz en remettant ses lunettes, visiblement surprise de la réponse d'un niveau bien supérieur à celui d'un collégien.

Le reste du cours se poursuit sans histoire jusqu'à la sonnerie finale, marquant la délivrance. Jérémie rassemble rapidement ses affaires, impatient de retourner à l'usine. Ses pensées sont déjà tournées vers la conversation qu'il aura avec la jeune fille virtuelle et les mystères qu'il espère élucider.
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La sonnerie retentit et je ne perds pas une seconde. Je ramasse rapidement mes affaires et me précipite dehors, laissant mes camarades derrière moi. Je traverse le parc du collège Kadic en courant, un exploit pour moi qui suis d'ordinaire peu sportif. Mais aujourd'hui, une motivation toute particulière me pousse à aller de l'avant. La découverte du supercalculateur a bouleversé ma routine, éveillant en moi une curiosité insatiable.

Je descends rapidement vers les égouts, l'endroit sombre et humide ne me ralentit pas. Mes pensées sont déjà à l'usine, à la mystérieuse fille, et à toutes les questions sans réponses qui tourbillonnent dans mon esprit. Qui a créé ce supercalculateur ? Pourquoi une intelligence artificielle s'y trouve-t-elle ? Et surtout, comment puis-je l'aider ?

Je franchis le pont menant à l'usine, mon cœur battant à tout rompre. L'entrée de l'usine est désormais familière, et je passe rapidement les premières étapes, descendant les cordes et traversant la vaste salle déserte. Je me concentre sur mon objectif, sentant une montée d'excitation à mesure que je me rapproche de la salle de contrôle.

Enfin, la porte massive qui mène à la salle de contrôle du supercalculateur s'ouvre, et je pénètre dans la pièce métallique. Alors même que je suis en train de m'installer, je commence déjà à taper les lignes de code me permettant d'activer la fenêtre de dialogue. À peine celle-ci ouverte, je tente d’établir la communication.
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« Intelligence artificielle, je suis de retour. Est-ce que tu m'entends ? »

La voix tire ma méditation. Depuis combien de temps suis-je dans cette position ? Je ne sais pas. Une heure, un jour ? Dans cet état, le temps semble se dissoudre. Je rassemble mes pensées confuses et réponds, un peu gênée :
« Euh... oui, mais franchement, j'aimerais bien que tu m'appelles autrement. »

Le garçon semble réfléchir.
« Bon, d'accord. Voyons, euh... qu'est-ce que tu dirais de... » Il marque une pause. « Maya ? »

Le nom résonne en moi de manière étrange, presque familière. Pourtant, il glisse sur ma conscience comme un écho déformé.
« Maya ? Ça me plaît, » dis-je avec un petit rire. « Mais ce qui me plairait encore plus, c'est que tu me dises ce que je fais ici, dans ce monde virtuel. »

Je cherche à comprendre ma situation, espérant que ce garçon puisse m'apporter des réponses.
La voix résonne à nouveau.

« Ça, c'est difficile à dire, mais par contre, j'ai déjà récolté quelques données, » annonce-t-il, son ton enjoué, visiblement ravi de partager ses découvertes. « L'environnement virtuel où tu te trouves s'appelle Lyoko. Il faudrait que tu essaies d'en sortir. Regarde autour de toi, il y a peut-être une porte ou quelque chose qui y ressemble ? »

Je me relève doucement et tourne la tête pour observer mes alentours. L'espace dans lequel je me trouve semble entièrement fermé. La plate-forme flottante circulaire sur laquelle je me tiens rejoint le périmètre via une sorte d'extension. Bien au-dessus de moi, je distingue une autre plate-forme, circulaire également, mais celle-ci n'est pas reliée au mur concentrique. La lumière douce et bleutée qui baigne l'intérieur de la tour donne une impression de calme irréel, presque apaisant. Les murs, avec leurs flux de données et d'informations binaires qui s'écrivent à l'infini, semblent vivants, pulsant doucement comme un cœur électronique.

Je décide de reporter mon attention sur ce qui semble être le seul chemin possible. Alors que j'avance sur l’étroit chemin, je tente de trouver un indice ou un mécanisme qui me permettrait de sortir de cet espace confiné. Le mur de cette tour hypnotise mes sens, les lignes de code glissant et se réécrivant en une danse sans fin. Pourtant, malgré mes efforts, je ne distingue aucune porte, aucune ouverture permettant de s'échapper de cette prison numérique. Chaque pas résonne légèrement dans l'espace, amplifiant le silence oppressant qui m'entoure.
"Jérémie ? Je ne vois rien, je..." Ma voix trahit mon incertitude, teintée d'une légère anxiété face à l'absence de réponse claire.

Pourtant, alors que ma main palpe le mur, celle-ci s'enfonce soudainement dans la paroi. Là où se trouvait ma main un instant plus tôt, des cercles concentriques apparaissent, évoquant les ondulations formées par une goutte d'eau tombant dans un lac immobile. Par réflexe, je retire ma main avant de retenter l’expérience. Presque intuitivement, je laisse mon corps tout entier traverser cette étrange barrière, laissant échapper un léger son de surprise face à cette sensation nouvelle.

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La jeune fille émerge de la tour et se trouve instantanément captivée par le paysage saisissant qui s’offre à elle. Son regard est immédiatement attiré par le sentier qui serpente à travers le territoire. Des colonnes de troncs majestueux s'élèvent tout autour, s'élançant vers le ciel numérique. L'absence de feuillage laisse entrevoir un ciel virtuel étrangement uniforme. La lumière éthérée qui baigne ce monde virtuel donne aux troncs une apparence irréelle, comme des sculptures en mouvement.

"Jérémie, c'est… C’est fou ! Il faut que tu voies ça…" s’exclame-t-elle, émerveillée, alors qu'elle avance prudemment sur le sentier, s'efforçant de ne pas perturber la quiétude de cet endroit étrange. Elle ressent un mélange de fascination et d'appréhension en explorant ce nouveau monde, consciente que chaque pas la rapproche un peu plus de l'inconnu.

"Bah j’aimerais bien ! Tu crois que tu peux me donner un visuel ?" demande Jérémie depuis son laboratoire, scrutant attentivement ses moniteurs.
Après un court délai, l'image subjective de l’avatar virtuel apparaît alors sur les moniteurs, révélant le paysage spectaculaire du Territoire de la Forêt. Jérémie est captivé par la beauté de cet univers, ses yeux ne pouvant s'empêcher de suivre chaque détail qui se dévoile devant lui.

"Wouah…" s'exclame-t-il, fasciné par la vision qui se déploie à l'écran.
Soudain, une cascade de fenêtres s'ouvre sur les écrans de Jérémie se réfléchissant dans ses lunettes rondes. Mais ce n'est rien comparé à l'apparition majestueuse qui suit : au cœur même du laboratoire, surgit un immense hologramme. Tel un oracle numérique, il déploie devant lui la cartographie en trois dimensions de Lyoko, une représentation virtuelle éblouissante.
"Maya ! On dirait qu’il n’y a pas seulement qu’une forêt… c'est un monde ! Tout un monde !" annonce-t-il, réalisant l'ampleur des possibilités offertes par cet univers virtuel. « Je compte 4 territoires, et tous différents les uns des autres ! »

La jeune fille, toujours captivée par le paysage qui l'entoure, s'éloigne doucement de son origine, laissant ses sens s'imprégner de la beauté et de la magie de cette forêt infinie. Bientôt, la tour d'où elle était apparue quelques instants auparavant se fond dans le paysage, cachée par une myriade de troncs.

Un calme solennel règne désormais depuis plusieurs minutes sur le territoire, tandis que Maya et Jérémie, subjugués par le spectacle qui s'offre à eux, restent silencieux, absorbés par la grandeur et la beauté de cet environnement plein de mystères...

---------------------


Voilà, c'est ce qui conclut le chapitre 1. Si vous avez lu ça et que vous vous êtes dit quelque chose du genre "Il va nous raconter toute la genèse ce con ? Il croit qu'on l'a oubliée ?" ou "C'est quoi le rapport avec le prologue ? Tu nous as menti en fait, c'est Code Lyoko S5 ???", je n'ai qu'une seule chose à répondre :
Spoiler

_________________
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Repose en paix Nastia, la Lyokofan la plus gentille partie trop tôt. Je ne t'oublierai pas.
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Icer MessagePosté le: Lun 03 Juin 2024 14:24   Sujet du message: Répondre en citant  
Admnistr'Icer


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Eh bien, c'est cool, tu fais la publication et les commentaires d'un coup, ce qui est plutôt pratique ! Very Happy

Évidemment, on se doute bien que ce narratif pro-genèse n'est pas une fin en soi, et d'un point de vue scénario, il est bien trop tôt pour s'avancer. Il demeure malgré tout plaisant de constater que les formes sont toujours là (en même temps, ça aurait été surprenant que le niveau baisse).

Sur ce.

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« Les incertitudes, je veux en faire des Icertitudes... »

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