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Forum Code Lyoko | CodeLyoko.Fr Index du Forum

 Auteur  Message
  Sujet: Position/transition salle turbines et autres  
Robin2553

Réponses: 18
Vus: 22637

MessageForum: L'animé Code Lyoko   Posté le: Ven 24 Aoû 2018 19:55   Sujet: Position/transition salle turbines et autres
On m’a encore et toujours pas appelé ? Et bien dommage parce que jamais deux sans trois ! Mr. Green

Voyez-vous, malgré la montagne de retard que j’accumule sur mes autres projets j’ai rien trouvé de mieux à faire que de me retaper le DA en entier, et fort de cette expérience j’ai deux nouvelle découverte à documenter sur ce sujet :

La mauvaise pour commencer, une fois n’étant décidemment pas coutume la saison 1 nous jette encore un pavé sur la cohérence avec une nouvelle transition chaufferie/salle des turbines emprunté par Jérémie dans l’épisode 15.

Spoiler


Non, non, vous ne rêvez pas, c’est bien une ouverture sur le mur censé abriter le complexe du supercalculateur, ce même mur qu’on nous avait montré absolument lisse dans l’épisode juste avant.

Comme quoi, les animateurs se sont vraiment, mais vraiment pas foulé pour le coup. ^^

Mais pour finir sur une note un peu plus positive, la saison 4, elle, nous donne une réponse définitive sur la position de la salle des machines en nous en montrant la transition avec la salle cathédrale dans l’épisode 80.

Spoiler


Comme je l’avais théorisé sur l’autre sujet, les chaînes de montage donnent donc bien sur la salle cathédrale, ce qui veut dire que l’escalier au fond conduit logiquement à l’arrière de l’usine, probablement dans les environs de la salle de contrôle. Wink
  Sujet: [One-Shot] INFANiTy world  
Robin2553

Réponses: 2
Vus: 3594

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Ven 24 Aoû 2018 15:44   Sujet: [One-Shot] INFANiTy world
Zéphyr a écrit:
Petite anecdote pour illustrer mon propos : Ikorih, qui n’a pas vu Lain, a été incapable de discerner où se trouvait l’aspect crossover de ton texte.


Spoiler


Zéphyr a écrit:
Pour le coup, je regrette que les interactions inter-univers soient si subtiles


Now witness the meta subtext of this fully coherent and multi-layered crossover !

*INFANiTy world utilise référence métatextuelle : c’est super efficace ! Le pôle fiction est bluffé !*



Bon ok j’avoue, troll à part, j’avais absolument pas prévu que le lien dans le titre soit apparemment loupé par tout le monde. ^^’
C’est sûr que sans la voix de Lain en personne qui vient s’intégrer directement dans l’OS depuis son ost de 98, l’aspect crossover est toute de suite un poil moins pêchu…
Rétrospectivement, c’était peut-être aussi pas une si bonne idée que ça de mettre un élément aussi crucial dans une partie aussi redondante. Surtout que la différence de couleur est à peine visible à bien y regarder…
Après, pour ma défense, en gras à taille 29 je pouvais littéralement pas faire plus gros. ^^

Bref, à trop vouloir expérimenter je me suis essentiellement tiré une balle narrative dans le pied : oups.

Cela dit, je suis néanmoins plutôt content que le texte est réussi à garder un certain intérêt même sans la référence autour de laquelle je l’ai spécifiquement construit.

http://i2.kym-cdn.com/photos/images/newsfeed/000/114/139/tumblr_lgedv2Vtt21qf4x93o1_40020110725-22047-38imqt.jpg
  Sujet: [One-Shot] INFANiTy world  
Robin2553

Réponses: 2
Vus: 3594

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Ven 10 Aoû 2018 15:28   Sujet: [One-Shot] INFANiTy world
"KIDS, Layer : 06"
Serial Experiments Lain, le 10 Août 1998


Spoiler


https://fauux.neocities.org/wiredLogInNew_512px_06.gif


<INFANiTy world>


>>Play : Track 11

...

>Where am I vanishing into?

Cela commença par une simple sensation.

« Froid »

Puis sa conscience reprit les commandes et se fût une question.

« Où suis-je ? » Se demanda Aelita complétement désorientée.

>Into a ground quietly sleeping deep in the sea?

Elle tenta d’ouvrir les yeux, en vain. Son corps ne répondait pas, à vrais dire elle ne le sentait même plus, les seules informations qui parvenaient à son cerveau était qu’elle avait froid et qu’elle coulait, inexorablement, dans des abysses qui semblaient l’oppresser de toute part.

>Last night’s dream, I dreamt…

« Un cauchemar, ce doit être un cauchemar » Pensa-t-elle, constatant par la même occasion qu’elle était lucide.

>…an unbelievably real one.

Une peur panique l’envahit quand elle réalisa qu’elle ne se sentait pas respirer. Mué par ses instincts primitifs, son cerveau tenta tout ce qui était en son pouvoir pour obtenir une bouffée d’air salvatrice, mais rien ne changea. Malgré l’effroi qui occupait désormais chacune de ses pensées, le réveil lui était refusé.

>I’m just sleeping…


https://lmdldb.files.wordpress.com/2009/06/copland_os_enterprise_icon_by_psybear.png


Present day... Heh! Present time! Ahahahahaha!


Réveillée en terreur, son buste dressé dans un élan de panique, Aelita inspira à plein poumons. Incapable de résister au raz-de-marée de ses émotions après ce qu’elle avait vécu, l’enfant effrayé et confus qu’elle était en cet instant ramena ses genoux sur sa poitrine et commença à sangloter doucement.
Elle avait eu si peur…

Le souvenir des abysses gelés qu’elle venait de quitter s’imposa à son esprit, la faisant frissonner de part en part. Retrouvant quand même lentement sa contenance, elle réalisa progressivement que quelque chose n’allait pas. Sa couette manquait à l’appelle, mais surtout, la surface sur laquelle elle était assise était dur, rugueuse, tout sauf confortable. Elle n’était pas dans son lit.
Ses paupières encore humides, elle se risqua finalement à ouvrir les yeux. Le choc initial passé, elle dût s’accorder de longues secondes pour se convaincre qu’elle n’était pas encore en train de rêver.

>Town beyond the boundless horizon…

Incrédule, Aelita se releva doucement, peinant à croire ce qu’elle voyait.
Sa chambre avait disparu, son pyjama avait été remplacé par ses vêtements et contre toute logique, ce qui aurait dû être l’internat s’était transformé pendant qu’elle dormait en une large avenue bordée de part et d’autre d’immeubles de béton et d’acier. Elle était dans une ville, une ville inconnue couverte de brume éclairée uniquement par une lumière blafarde qui ne laissait ressortir que du gris à perte de vue. Plus inquiétant encore, il y régnait un silence de plomb, aucun chant, aucune voix, aucun pas, pas même le bruit de la circulation, juste le son de sa propre respiration dans un air stagnant, sans vent.
Elle frissonna de nouveau, il se dégageait de ce calme surréel une froideur qui lui donnait la chair de poule.

—Il y a quelqu’un ?

Ses paroles résonnèrent entre les bâtiments en échos avant de se perdre et laisser le silence reprendre ses droits. Personne ne répondit.

>Nobody seems to be there.

En désespoir de cause, la jeune fille se tourna vers les cieux.

—Jérémie tu es là ? Je t’en prie répond !

Là non plus, aucune réponse. Le firmament resta silencieux, sa monochromie grise brisée seulement par les silhouettes nébuleuses de gratte-ciels au loin et le disque argenté d’un astre solitaire derrière le voile de la brume.

>Only the moon shines…

Pas de Jérémie pour l’aider cette fois, elle était donc seule, vraiment seule.
Un profond sentiment de solitude l’envahit, mais la gardienne de Lyoko tint bon. La première vague de ses émotions passée, elle commençait enfin à retrouver sa résolution. Elle se devait de rester forte dans l’adversité, elle l’avait jurée, pour ses amis et leur Terre, elle s’était résolue à affronter jusqu’à la mort s’il le fallait. Réalisant alors que sa vision était légèrement trouble, elle passa la manche de son sweat-shirt rose sur ses yeux pour les sécher et prit une décision dans la foulée. Elle ne savait pas où elle était ni ce qu’elle faisait là, mais une chose était sûre, s’enraciner ici et admirer le paysage ne l’avancerait à rien. Si les réponses ne venaient pas à elle, c’était à elle de les trouver. Après une dernière inspiration pour se donner du courage, elle s’enfonça d’un pas décidé dans la brume en quête d'indice ou d'un quelconque repère. Plus elle avança cependant, plus ce lieu lui parut irréel, comme s’il n’était pas terrestre. Elle sentait pourtant aussi au plus profond d’elle qu’elle n’était pas sur Lyoko non plus.
Où alors ? Comment ? Et surtout, pourquoi ? XANA ? Non, peu probable, il n’y avait qu’un seul endroit où son ennemi la voulait et c’était dans les tentacules de la méduse, pas une ville fantôme…
Aelita avait beau se torturer les méninges et tourner le problème dans tous les sens elle n’arrivait qu’à des impasses logiques. Aucune de ses hypothèses ne tenaient la route, rien n’avait de sens et tout paraissait dingue. « Du délire puissance X » comme l’aurait dit Jérémie. Ne lui resta ainsi rapidement plus que l’exploration pour lui apporter les réponses dont elle avait si désespérément besoin. Et justement, elle venait de tomber sur quelque chose d’intéressant : une petite boutique à la porte ouverte. Elle n’y avait pas pensé sur le coup, mais sa meilleure chance pour obtenir des informations mais aussi des objets qui pourraient lui être utile était indéniablement l’intérieur des bâtiments. Son élan fût toutefois bien vite coupé quand elle réalisa que le magasin était plongé dans le noir.

>…and her light create shadows.

Elle n’aurait su dire pourquoi, mais cette obscurité en particulier lui donnait des sueurs froides. Quelque chose en elle insistait lourdement qu’elle ne devait quitter la lumière sous aucun prétexte. Ses espoirs douchés, et honteuse de ce qu’elle percevait comme une couardise de sa part, elle s’en détourna à contrecœur et continua son chemin sur l'avenue.

>Imagination like illusion starts overwhelming the town.

Elle ne l’avait pas remarqué, mais doucement, presque imperceptiblement, les ombres à l’intérieur se rapprochaient peu à peu de l’entrée.

/!\Holding inconsistence : wasted sense of value/!\

>Penetrate into the ground surface, so so deeply.
>Where am I vanishing into?
>Truly, into a calm dark layer…


Après un bon quart d’heure de marche, elle avait quitté ce qui semblait être le centre de ville pour arriver dans un quartier résidentiel. L’exploration de quelques jardins ne lui apporta cependant peu de plus que plus de questions et l’adolescente commençait à douter d’elle même quand, au détour d’un croisement, son regard fût captivé par quelque chose au bout de la rue.

But, the wind don’t stop blowing yet…

Comme un phare dans la brume, les lumières d’une des maisons perçaient la grisaille de leur couleur jaunâtre. Contenant difficilement sa joie de voir, enfin, un signe de vie humaine, Aelita laissa son nouvel espoir porter ses jambes et se mit à courir.

Yeah, the wind don’t stop blowing yet.

Elle arriva finalement essoufflée devant la bâtisse et dû s’accorder quelques secondes pour reprendre son souffle devant le portail. C’était une propriété à l’architecture tout à fait classique très similaire à celle des Ishiyama. De là où elle était, elle pouvait voir des raies lumineuses filtrées depuis les fenêtres dans le jardin et par les interstices de la porte en bois massif sur le perron. Elle constata aussi une fois sa respiration calmée que pour une raison ou une autre, l’air autour d’elle avait perdu sa froide lourdeur et se rapprochait maintenant plus de celui d’une douce nuit de printemps.
Aelita hésita quelques instants devant le portail avant de presser la sonnette. Un carillon mélodieux se fit entendre mais à sa grande déception, personne ne vint ouvrir. Tout de même résignée à aller de l’avant, elle dépassa la grille qui la séparait du jardin et s’avança vers l’entrée. La porte n’était pas fermée et s’ouvrit sans résistance quand elle y imposa sa main, révélant un couloir carrelé sobre mais tout de même invitant. Contrairement à la ville, cet intérieur était bruyant. Pas plus que n’importe quelle maison, certes, mais après le silence de mort qui l’avait accompagné tout au long de son trajet jusqu’ici, la petite invitée parvenait même à distinguer le plus discret des sons.
La première porte à gauche menait sur un salon parqué meublé du traditionnel canapé et poste de télévision accompagnés d’une table basse. Une ouverture au fond de la pièce menait à une petite cuisine dont il s’échappait le ronronnement d’un frigo en marche. Le contraste avec l’extérieur était total et d’autant plus marqué par la présence, sur l’un des murs, d’une fenêtre qui permettait la comparaison. Fascinée par la vue maintenant qu’elle se sentait en sécurité, Aelita se rapprocha de cette dernière.
On ne lui laissa cependant pas le temps de se perdre en contemplation.

DRIIIIIIIIIIIIIING !

Le bruit assourdissant d’une sonnerie toute près d’elle la fit sursauter.

DRIIIIIIIIIIIIIING !

Elle se tourna vers la source du vacarme. Non loin d’elle, posé sur une petite commode en bois, un téléphone filaire d’un vert des plus banales était en train de sonner.

DRIIIIIIIIIIIIIING !

Réalisant d’un coup qu’il s’agissait peut-être là de sa chance de pouvoir enfin contacter quelqu’un, elle se précipita d’aller décrocher.

—Allô ?

Le grésillement d’un puissant bruit blanc lui répondit suivi d’une sensation que la méduse lui avait rendue tristement familière, celle de quelque chose se connectant à son cerveau. Mais contrairement au monstre de XANA, cette entité-ci était douce, protectrice, comme une amie, la persuadant de garder le combiné à l’oreille par la simple chaleur de sa présence.
Tandis qu’on susurrait tendrement à la partie supérieure de son égo de se détendre, Aelita sentit qu’on accédait à des parties de sa mémoire dont elle-même ignorait l’existence.

—Memory check…

Comme transportée par l’ailleurs de ses souvenirs, la tranquille mélodie d’un piano lui parvient claire et distincte, accompagnée par le visage radieux d’un homme souriant derrière sa barbe et ses lunettes opaques.

>Gentleman with a rich chest living in east mountain.

Puis il y eut une étreinte, agrémentée par le parfum et la voix cristalline d’une femme dont la longue chevelure rose lui chatouillait le visage. Un rire s’éleva alors, son rire...

>Crowed ladies wasting time for nothing.

Aelita ne savait plus quoi penser, seulement qu’elle était heureuse. Mais cela changea du tout au tout quand la vision fugace d’un loup la fit grimacer. Ce qu’elle voyait désormais était différent du reste. C’était moins des images et des sensations qu’une série d’informations codées qu’elle pouvait déchiffrer en se concentrant.
Elle se tenait devant un vertigineux amas d’acier et de câbles d’une dizaine de mètres de haut. L’architecture de la machine ne lui était pas familière, mais elle sût immédiatement qu’il s’agissait d’un supercalculateur quand elle reconnut les trois scanners perchés en son sommet. Le poste de contrôle était en face d’elle, abrité dans un renfoncement de béton couvert d’écrans et de consoles. Son esprit se détourna néanmoins bien vite de ces derniers quand elle identifia la silhouette de l’opérateur aux commandes.

—Jérémie…

>Children creating a perfect evil like a genius does.
>River forms as a flows but never needs water.


En refocalisant sa concentration, elle parvint à distinguer deux autres personnes à ses côtés. Yumi et Odd, ce dernier en particulier l’intrigua par son expression marquée par la confusion et l’appréhension. Elle qui l’avait toujours connu si sûr de lui…

>Purple time turns everything into the truth.
>Mysterious rumors floating in the skies.

Sans qu’elle sache pourquoi, sa conscience dériva alors vers l’un des scanners et elle se trouva entrainée dans un monde virtuel qui lui était inconnue. Tout y était différent de Lyoko, les textures, les objets, les couleurs…
Tout, sauf les tours dont elle reconnue soudainement la surface d’ivoire et les câbles d’ébènes familiers avant de réaliser leurs démesures. Colossale aurait été un euphémisme, elles étaient en réalité titanesques au point d’écraser le reste du paysage par leurs ombres seules.

>Group of information creeping on the ground filled with noise.

Et pour ne rien arranger, elle pouvait voir des choses difformes et obscures rôder près de leurs sommets nacrés, telle une nuée de vautours. Elle ne connaissait pas ce monde, mais une chose lui parût certaine…

—There’s something wrong with it…

>Memories of a story that was never born…

Aelita fût brutalement ramenée dans le salon par le son d’une voix toute près d’elle. Ayant bien faillit laisser échapper le téléphone de surprise au passage, elle ne sût si elle devait être déçue ou soulagée quand elle réalisa que ce n’était que la télé qui s’était allumée à côté d’elle.

…tôt dans la matinée, Pierre Nanquin a été appréhendé par les agents de la BSI alors qu’il essayait de passer la frontière franco-suisse avec son butin et l’un de ses complices.

Les paroles qui sortaient de l’écran étaient monocordes et illustrées par des images pour la plupart abstraites sans rapport apparent avec ce qui était dit. La spectatrice fronça les sourcils, dubitative, cela ne ressemblait à aucun genre de programme qu’elle connaissait.

…cependant, si nous diffusons ces informations à l’instant présent, nous prions notre audience d’être consciente du fait qu’elles pourraient vous parvenir demain voir même peut-être hier. Et maintenant, un message pour l’un d’entre vous…

Aelita essayait encore de trouver du sens dans ce charabia quand le train de sa pensée fût complétement déraillé par la phrase qui suivi.

Aelita, tu n’es plus en sécurité ici tu dois partir…

—Qu… quoi ?

Subitement, elle prit conscience qu'autour d'elle la maison était devenue quasi-silencieuse. Pire, quand elle se retourna, la cuisine dans son dos était plongée dans le noir.

…court Aelita.

Elle ne se le fit pas dire deux fois. Dérapant sur le parquet et ne se rattrapant que de justesse sur l’un des murs du couloir, elle se précipita à l’extérieur comme si sa vie en dépendait. Quelques secondes plus tard, les derniers sons et lumières se turent et le silence plus lourd que jamais retomba autour d’elle accompagné d’une vision de cauchemar.

/!\Holding inconsistence : wasted sense of value/!\


Des ombres surnaturelles avaient envahies les rues et plongées des pans entiers du quartier dans une noirceur opaque. Terrifiée, elle resta quelques instants tétanisée devant ce spectacle quand un violent frison remonta soudain de sa jambe jusqu’à son échine suivit d’une terrible sensation de froid. Retirant précipitamment son pied glacé de l’obscurité qui dégoulinait maintenant de la porte d'entrée, elle constata, non sans horreur, que celle-ci s’avançait vers elle.

>Penetrate into the ground surface, so so deeply.

C’est là qu’elle réalisa à quoi elle avait affaire. Ces ombres étaient bien plus qu’une absence de lumière, c’était aussi une absence de chaleur. Une manifestation de l’entropie à l’état pur, un calme absolu où aucune nouvelle information ne pouvait naitre et où elle serait gelée pour toujours si elle les laissait la couvrir.

>Where am I vanishing into?
>Truly, into a calm dark layer…

Par chance, ce ne fût pas la panique mais ses instincts de survie qui prirent le dessus et transformèrent l’adrénaline dans ses veines en un nouveau souffle qui donna des ailes à ses jambes. Elle courut, déjouant sa fin pendant de longues minutes en escaladant, sautant et sprintant partout où la pale lueur de la « lune » lui permettait encore. Mais malgré tous ses efforts, l’inévitable fini par rattraper la jeune fille.
Elle était piégée à une intersection sans nulle part où aller. Les ombres l’avaient cerné et le peu d’espace éclairé restant rétrécissait devant elle à vue d’œil. Sentant l’espoir en elle remplacé par un froid de plus en plus oppressant, l’enfant qu’elle était redevenu à l’approche de la mort se laissa tomber en sanglots, l’écho de ses pleurs pour seule compagnie.

But the wind don’t stop blowing yet…

Sa vision se troubla et elle ferma les yeux un instant. Quand elle les rouvrit cependant, quelque chose était apparue devant elle : une ombre, son ombre, projetée par une puissante lumière émanant de derrière elle.

Yeah the wind don’t stop blowing yet.

WOOOOOOV !!!

D’un coup d’un seul, un vent d’une puissance terrible se leva et brisa le silence avec la violence et la rage d’une explosion. La brume fût balayée, emportée en volutes qui se dissipèrent dans le lointain. Puis ce fût au tour des ombres d’être littéralement désagrégées sous les assauts de la tempête. Les fils des lignes électriques prirent vie, secoués tel des serpents par des bourrasques d’une telle puissance qu’on avait l’impression qu’elles voulaient arracher les toitures des maisons. Jamais Aelita n’avait vu l’air se déchainer à ce point. Pourtant, malgré la sévérité de l’ouragan, le tumulte ne l’atteignait pas. Les rafales tourbillonnées docilement autour d’elle sans la bousculée, la laissant juste avec une douce brise qui sécha ses larmes et fit disparaître ses dernières craintes.
En quelques minutes, le paysage gris morne et sa froideur ne furent plus qu’un mauvais souvenir. La ville devant-elle était devenue un endroit serein, bercé par le flot paisible du vent. Un ciel clair aux couleurs de l’aube teintait les habitations et les immeubles au loin d’un orange chaleureux aux reflets tellement chatoyant qu’on en oublierait presque qu’ils étaient dépourvus de toute vie.

Aelita se releva et poussa un soupir entre soulagement et dépit. Les ombres n’étaient plus et elle était sauvée, c’était déjà ça, mais toujours était-il qu’elle était perdue.

« Et maintenant ? » Se demanda-t-elle.

C’est alors que la brise dans son dos lui porta le son rythmique de pas feutrés. Il y avait quelqu’un derrière elle.

Sa curiosité piquée au vif, Aelita se tourna enfin vers le soleil levant.

https://lmdldb.files.wordpress.com/2009/06/copland_os_enterprise_icon_by_psybear.png

Mardi, tôt dans la matinée.


«La fille mystérieuse, pas d’ici mais d’ailleurs.»


Après quelques instants à reprendre conscience, Aelita se décida à ouvrir les yeux. Il était encore tôt, mais le jour avait d’ores et déjà illuminé sa chambre d’une lumière tamisée dont elle n’eut aucun mal à s’habituer. En pleine forme, elle s’assit au bord de son lit et tenta vainement de se souvenir de quoi elle avait rêvé. Son songe s’était déjà presque entièrement effacé de lui-même, ne laissant derrière lui que de vagues éléments dans sa mémoire.
Un orange chatoyant, la joie et le soulagement, une présence amicale qu’elle n’arrivait étrangement pas à identifier et plus curieusement encore, un goût de madeleine.

L’on pouvait donc rêver de saveur ? Voilà qui était intéressant, elle se promit d’interroger Jérémie à ce sujet dès que possible.

—Bien sûr ! Lui répondit ce dernier en s’installant en face d’elle au réfectoire. Quand on rêve, tous les cinq sens son actif. Ça veut dire qu’on peut non seulement voir et entendre mais aussi toucher, goûter et même sentir. Quoi que ces derniers cas soient plus rares…

Aelita considéra cette information en mordant dans son croisant d’un air pensif.

—Du coup, et toi Jérémie, ça t’est déjà arrivé de goûter à quelque chose en rêve ?

Un peu pris au dépourvu par la question, le blondinet cogita un moment pour trouver un exemple. Mais alors qu’il semblait enfin avoir trouvé, subitement, son visage prit la même teinte rouge que ses tartines de confiture et il s’obstina à rester silencieux, visiblement gêné.

—Jérémie ? Insista-t-elle, intriguée par sa réaction.

—Heu… Ou…oui évidemment, bégaya-t-il précipitamment. Des…heu… des choses sucrées et… et douce oui ! Très…très douce. Conclut-il en posant son regard sur les lèvres délicates de son amie.

Elle le fixa sans comprendre.

« Qu’est ce qui a bien pu le mettre dans cet état ? »

De cette pensée découla le souvenir d’un rire léger et quelque peu moqueur dont elle chercha vainement la source.

>"What he’s thinking?" "What does she understand?"

Assis juste à côté, Odd et Ulrich s’échangèrent un sourire complice, eux avaient compris...

>"You love me?" "I sure do, honey."
>Satisfaction constantly creates a loose portrait.


https://lmdldb.files.wordpress.com/2009/06/copland_os_enterprise_icon_by_psybear.png

Mardi, fin de matinée.


«Elle voudrait faire le bonheur de ces planètes curieuses.»


Sortant doucement d’un sommeil sans rêve comme à son habitude, Yumi prit le temps de s’étirer avant de battre des paupières pour s’habituer à la lumière du matin déjà bien avancée.

>A lake filled with mystery but not leading to the sea.

Par un coup de chance, elle n’avait cours aujourd’hui que l’après-midi et en avait profité pour faire la grasse mat. De ce fait rapidement sur pied car bien reposée en plus d’être d’excellente humeur, elle chantonna sans raison particulière du folk rock japonais en sélectionnant ses vêtements avant de prendre la direction de la salle de bain.

—aisuru koto no imi sae… mada… shiranu mama.

>Thousands of molecules slash the darkness while giving ultrarapid lights.

Une fois propre et toute de noir vêtue, elle descendit dans la cuisine prendre son petit dej’ accueillit à son entrée par le poste radio en marche.

« Papa a dû encore oublier de l’éteindre avant de partir… » S’amusa-t-elle à penser.

…pprendre à l’instant que Pierre Nanquin, le tristement célèbre ennemi public numéro un, a été arrêté près de la frontière Suisse par la douane volante. Les détails quant aux…

>Who knew it?
>Everyone owns it in common.


Laissant quand même l’appareil allumé pour écouter les infos, l’adolescente ne prêta finalement qu’une oreille distraite aux nouvelles du monde, préférant de loin accaparer son esprit de la perspective proche des retrouvailles avec ses amis en étude.

>Unnatural body and unconsciously developed technologies called indifference.

Son bol vidé et ses tartines avalées, l’automatisme routinier prit le dessus et elle saisit son sac avant de se diriger vers la sortie sans même y penser. C’était à peine si elle était consciente qu’elle fredonnait.

—…atedonai yoru ni kimi wa… okuri-tsudzukeru kodoku no shigunaru.

La porte claqua, signe que Yumi était dehors. Laissée encore une fois seule sur la table à manger, la radio toujours allumée reprit sa diffusion en solitaire.

…Value of enormous intelligence named ignorance is disregarded.


https://lmdldb.files.wordpress.com/2009/06/copland_os_enterprise_icon_by_psybear.png

«Un vrai mystère pour moi…

Spoiler
  Sujet: Projet Forum Code Lyoko 2018 : Appel aux bénévoles  
Robin2553

Réponses: 49
Vus: 22255

MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Sam 19 Mai 2018 20:57   Sujet: Projet Forum Code Lyoko 2018 : Appel aux bénévoles
Se pose comme celui qui met les couches aux autres. À de loin les réactions les plus puérils.

Spoiler


Namé Shaka comment tu devrais trop le prendre au sérieux en fait :
Il a dit des gros mots sur toi. C’est un diiiiiiingue ! Mr. Green

Troll à part, croyez-le ou non j’ai quelque chose de concret a apporter au débat, plus spécifiquement sur ce point :

Citation:
C'est pas parce qu'une série est terminée que les fansites doivent forcément mourir après. J'ai pris l'exemple de la saga Star Wars, qui n'est pas toute récente pour la première triologie, c'est pareil pour Code Lyoko.


Excellent raisonnement à un petit détail près : Star Wars en tant que franchise n’a jamais cessé de produire des œuvres. Même en 2010 quand la plupart des inconditionnels de la guerre des étoiles pensaient que l’épisode 3 serait le dernier film de la saga, des produits dérivés de la licence sortaient régulièrement et réunissaient des communautés tellement colossales que les sous-communautés à l’intérieur avait-elle-même leurs propres sous-communautés. J’en sais quelque chose, j’ai été modérateur dans l’une d’entre elles (de sous-sous-communauté hein Mr. Green).

Donc non, la situation actuelle de Code Lyoko n’est pas comparable à celle de Star Wars avant l’annonce de l’épisode 7, c’est même tout le contraire.
Et c’est probablement pareil pour les autres franchise que tu cites.
  Sujet: Denno Coil, le Code Lyoko japonais.  
Robin2553

Réponses: 2
Vus: 3750

MessageForum: Autour de la série   Posté le: Sam 12 Mai 2018 12:50   Sujet: Denno Coil, le Code Lyoko japonais.
« Cela fait maintenant 11 ans que des cyberlunettes connectées capables d’afficher toute sorte d’information se sont répandues partout dans le monde »
Yuko Okonogi


https://i.imgur.com/I7PXzaQ.jpg
Dennō Coil, quand le virtuel côtoie le réel.


Souvenez-vous si vous le pouvez de Code Lyoko lors de la diffusion de ses premières saisons. À cette époque déjà, nous savions que nous avions en face de nous quelque que chose de spécial, et pour cause. Elle était alors une série pionnière dans son espace sans nul autre pareil en France ou même ailleurs dans le monde.
Aujourd’hui néanmoins, j’aimerais prendre un instant pour célébrer la fin de cette ère :
Le 12 mai 2007, soit il y a exactement 11 ans jour pour jour au moment ou je poste, Code Lyoko est passé d’enfant unique dans son sous-genre de l’animation jeunesse à grande sœur d’un anime japonais.

Et ça, pour moi…

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…ça se fête. ^^


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Ce n’est en effet pas tous les jours qu’une œuvre atteint le même âge que ses protagonistes. En guise de cadeaux, j’ai donc décidé de lui offrir de la visibilité dans notre communauté. Déjà parce que d’un, il est excellent et la mérite amplement, de deux il était grand temps que ce forum est un sujet sur lui.
Et de trois, en ces temps où beaucoup de fans semblent réclamer à grands cris une nouvelle saison. J’ai pensé qu’il était d’utilité public de les informer qu’un anime de substitution n’attendant que leurs mirettes ébahies existe. Mr. Green

Troll à part, je suis sérieux. Si vous voulez regarder quelque chose de rafraichissant avec les mêmes saveurs que Code Lyoko je ne saurais que trop vous recommander Dennō Coil. Mais si j’ouvre ce sujet, c’est aussi parce que je pense qu’on tient là une bonne base pour avoir une conversation très intéressante sur notre série et son sous-genre.
J’ai en effet personnellement été fasciné de voir les concepts de base de Code Lyoko explorés et exploités sous d’autres angles. L’anime en plus d’être très bien foutu est de surcroit une véritable mine d’or pour tout lyokofan qui veut acquérir de la perspective sur CL.

Aussi, pour vous convaincre d’aller le voir pour le croire et vous donner des pistes de réflexions qui, je l’espère, alimenterons la discussion sur le sujet. Permettez-moi d’ouvrir le bal en faisant les présentations comme il se doit :

https://i.imgur.com/4a725kL.png
Coil, un cercle d’enfants cherchant le chemin qui les connectent.



Introduction :


Tout d’abord, un peu d’histoire, vous vous souvenez de Garade Kids ? Si la réponse est non allez-vous cultiver sur Code Lyoko, le site est là pour ça. Si la réponse est oui vous connaissez aussi probablement l’histoire qui va avec. Ce qui aurait dû être un projet à part entière à essentiellement perdu son identité pour être remodelé jusqu’à devenir le Code Lyoko que nous connaissons. Aujourd’hui, peu subsiste sur ce qu’aurait pu être Garage Kids. Le mieux que nous ayons pour s’imaginer son scénario est son flyer de présentation.
Néanmoins, en 2008, il y a d’ailleurs presque 10 ans à quelques jours près au moment où je poste. Thomas Romain, l’un des réalisateurs de Garage Kids, aura laissé un message très intéressant sur ce sujet dans le forum de Catsuka :

https://i.imgur.com/zJXcIgM.jpg


Il y cite en effet Dennō Coil comme un exemple de ce qu’il aurait espéré voir Garage Kids devenir à la place de Code Lyoko. Est-ce juste une coïncidence que cette anime lui est apparu si proche de sa vision d’origine pour le projet ?
Et bien figurez-vous qu’à priori non.


I\ Contexte : Au commencement était Lain.



Hé, mais partez comme ça ! Promis, c’est pas (uniquement) encore un prétexte pour parler de Lain. C’est véritablement important pour saisir le contexte, je le jure !



Vous êtes encore là ? Très bien alors je disais donc, Serial Experiments Lain, s’il est maintenant de notoriété publique que l’influence de cet anime a laissé une belle empreinte sur Garage Kids, cette dernière est aussi fortement visible pour Dennō Coil, en particulier dans l’imagerie :

https://i.imgur.com/Qi7Juxo.jpg
Les prévisions cybermétéo pour la soirée : ciel jaune surréaliste accompagné de brume en provenance d’une autre dimension et de risque d’interférence avec la réalité.


Ce n’est cependant pas le sujet, aussi (même si j’aimerais beaucoup Mr. Green) je ne m’étendrais pas dessus et irais directement à l’essentielle : Ce n’est pas tant que Dennō Coil et Garage Kids se soit inspirés de la même source qui est intéressant pour nous mais plutôt qu’ils en ont tout deux emprunté les mêmes éléments. Particulièrement notable par exemple est le fait que dans les très grandes lignes que nous permettent d’entrevoir le flyer de Garage Kids, le scénario de ce dernier et celui Dennō Coil semblent tout deux avoir été inspirés par la même sous-intrigue de Serial Experiments Lain.
Il n’est donc pas exagéré de dire que Dennō Coil nous offre aussi un aperçu de ce qu’aurait pu être Garage Kids s’il n’était pas devenu Code Lyoko.

N’y foncez pas tête baissée seulement cette idée en tête cependant, car en tant que franchise à part entière, Dennō Coil, c’est d’abord et avant tout son propre concept.


II\Concept : Le monde des lunettes.


Règle du genre oblige, le point d’intérêt central de l’anime est son monde virtuel. Il ne s’agit cependant pas d’un endroit dans lequel on plonge via des scanners comme Lyoko, où même d’un réseau dans lequel on se projette comme Lain. Non, dans le futur proche de Dennō Coil, le virtuel et le réel occupe le même espace.
L’on nous explique que cela est rendu possible via une technologie de réalité augmentée ultrasophistiqué basé sur des cyberlunettes. Ce qui à une époque aurait été super chiant pour moi d’expliquer succinctement, mais heureusement pour le flemmard que suis, un certain Pokémon Go est passé entre temps. ^^
Je ne m’attarderai donc pas trop sur les détails techniques car j’imagine que beaucoup d’entre vous sont plus que familier avec le concept. Retenez juste que « l’Espace » comme il est appelé est beaucoup plus qu’une simple application ludique. Il s’agit en effet d’une infrastructure civile à part entière connecté à la plupart des machines et chargée entre autres de gérer le trafic routier, faire GPS et passer les appels téléphoniques.

Après, comme certains connards prétentieux auront grande joie de vous l’apprendre. Plus que conceptuelle, la différence entre la technologie des cyberlunettes et celle de Lyoko réside aussi dans le fait qu’une est très réaliste (au point où l’on peut même parler de hard SF) l’autre absolument pas.
Car on n’a peut-être pas scanners mais dans Dennō Coil, on s’endort le soir sans être tourmenté par les remords d’avoir brisé une douzaine de lois de la physique lors de la virtualisation. Car oui, c’est inacceptable !
Et oui, moi j’accuse monsieur ! Ne suis-je pas intelligent ? Regardez comme je suis intelligent ! Mr. Green

Sérieusement, l’effort est louable. Et c’est d’autant plus appréciable que les fans hardcore de science-fiction n’étaient probablement pas le public cible. En tout cas moi j’adore.

Une autre fonction de cette technologie (et un point important dans l’anime), c’est que comme un certain jeu, elle permet aussi à des animaux virtuels (petmaton) d’être adoptés et élevés par des enfants.

https://i.imgur.com/CJd1GkS.jpg
Bonne chance pour l’attraper celui-là.


Et non, ces derniers ne les utilisent pas dans des combats de coqs ! Honte à vous si vous avez pensez ça !
Je veux dire réfléchissez un peu, il est bien plus optimal de les militariser et de s’en servir comme atout tactique pour des opérations dans le cyberespace. Mr. Green

X.A.N.A : approuvé.

Ah vous voyez ! Même lui il le dit, les duels de Pokémon, c’est pour les petit joueur. Un CM2 dans Dennō Coil, ça joue déjà un cran au-dessus de la loi !

https://i.imgur.com/CP6rwWt.jpg
Dans un monde comme dans l'autre, la cyberguerre reste un jeu d’enfants. ^^


Car en effet, quand l’anime commence cela fait maintenant 11 ans que les cyberlunettes existent. Une génération entière d’enfants a donc eu le temps de grandir avec et de devenir à l’aise dans le cyberespace comme des poissons dans l’eau.
Beaucoup d’entre eux sont ainsi ce que l’on pourrait appeler des hackeurs capables d’engager leurs rivaux dans de véritable bataille virtuelle. Et puisque les rivalités ne manquent pas à cet âge, c’est en fait une cyberguerre des boutons qui se livre dans les rues comme à l’école.
En conséquence, il n’y aura pas de bulle autour d’un seul groupe de héros et leur secret. L’Espace étant une infrastructure publique accessible à tous contrairement à Lyoko. Tout le monde peut se joindre à la partie à tout moment.
La dynamique entre les personnages et plus particulièrement les groupes de personnages est donc très différente. Ce qui m’amène à mon prochain point :


III\ Personnages : kids (in) technology.



https://i.imgur.com/4dx25Gi.jpg
There’s a new kid in town.


Les premières secondes de l’anime nous introduises directement à l’héroïne principale, Yuko Okonogi, alors qu’elle arrive en train avec sa petite sœur et son chien virtuel dans la ville de sa grand-mère pour y emménager avec ses parents. D’entrée de jeu la ressemblance avec l’introduction de Odd dans Garage Kids saute aux yeux. Si vous voulez mon avis cependant, je pense que ça vient plus du fait que ce genre d’introduction à la « nouveau jour, nouvelle ville » soit au final très convenue qu’autre chose.
Là où ça devient moins conventionnelle en revanche, c’est dans la distribution des rôles. Yuko découvre en effet très vite au détour d’une rencontre que les enfants de la ville de Daikoku ont à leur disposition tout un arsenal d’outils et de hack cyberspatiaux illégaux qu’ils n’ont clairement pas créés eux-mêmes. Qui alors ? Dans n’importe qu’elle autre histoire de ce type, ça aurait été un Jérémie, mais pas ici. On découvre très vite que le hackeur redoutable et respecté par les gosses du coin qui alimente le marché noir cyberspatial local en applications illégales n’est autre que grand-mère Okonogi en personne.

Non non, vous avez bien lu, mamie fait du hacking de haut niveau. Comme je l’ai dit avant, puisque l’Espace n’est pas un secret contrairement à Lyoko, tout le monde peut se joindre à la partie, y compris les adultes.

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Cyberguerre des boutons intergénérationnel.


Leur présence reste cependant très anecdotique et c’est donc bien au final les gosses qui mènent la dance. Or tout hackeurs vétérans et invétérés qu’ils sont, ces derniers restent des enfants, des CM2 de surcroit pour la plupart. Et leurs préoccupations, manière d’agir, qualités et défauts reflètent ce jeune âge. Aussi l’espièglerie comme l’innocence est dans leur nature, et s’ils peuvent parfois se montrer plus mature que leur âge quand les circonstances le demande, la plupart d’entre eux ont un comportement en adéquation à ce que l’on a pu voir chez Hiroki ou Milly et Tamiya dans Code Lyoko.

Personnellement, je les trouve très attachants. L’humour au poil et la très belle animation y aide probablement. Au final cependant, cela restera surtout à vous de décider si vous les aimez ou pas. Wink


IV\ Setting : À la croisée des mondes, l’aventure commence.


Si comme dans Code Lyoko le coté slice of life de Dennō Coil est appréciable par sa légèreté et son dynamisme propre à la jeunesse qu’il représente. L’anime restant une fiction d’aventure avant tout, celui-ci ne sert finalement que de fond de toile au véritable setting dans lequel les héros évoluent.
L’on nous fait ainsi comprendre très tôt comme dans les autres exemples du sous-genre, que sous cette façade de monde « normal » s’en cache, littéralement, un autre qui sera source d’aventures et/ou de mystères pour les protagonistes.

Là où cela devient très intéressant d’un point de vue méta-narratif, c’est que si l’apparence de cet « autre monde » prend à chaque fois une forme différente. La « chose » qui en introduit l’existence est restée la même de manière constante à travers chaque itération du concept et ce depuis Serial Experiments Lain.
Un fait d’autant plus remarquable qu’il affecte systématiquement l’un des points les plus cruciaux de la narration : l’élément perturbateur.

Lain les voyait comme des apparitions, Jérémie les appelait spectres. Yuko Okonogi, elle, tombe dès le premier épisode sur ce qu’elle apprend être un « illégal ».

https://i.imgur.com/9G2HahW.jpg
Spooky scary digital specter…


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…you are now a trope!


Qu’est-ce qu’un illégal exactement ? Et bien en gros, ce sont des formes de vie virtuelle dont l’origine et les raisons d’être sont inconnues. Étant donné qu’ils occupent les infrastructures virtuelles crées par l’Homme aux détriments de la mémoire et de la puissance machine des serveurs qui les maintiennent, voir même en créant des bugs. Leur présence est considérée comme illégal par l’autorité du cyberespace, d’où leur nom.
Si cela vous rappelle un certain fait de société actuel, c’est probablement que c’est voulu. Derrière son apparence bon-enfants, Dennō Coil peut se montrer surprenamment mature parfois (j’y reviendrais).

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Mais si on omet ce dernier aspect qui est original à Dennō Coil, pour le reste, ces créatures ont une fonction remarquablement similaire aux autres œuvres du sous-genre. Essentiellement, elles sont là pour symboliser un déséquilibre, une incursion indésirée d’un ailleurs virtuel sur la réalité.
Les illégaux sont ainsi assez similaire aux spectres de XANA en apparence mais se rapproche plus de la notion des « habitants » de Lyoko en général pour ce qui est de leur rôle. La plupart sont en effet unique dans leur fonctionnement, les relations qu’ils ont avec l’humanité et les problèmes qu’ils causent. Et qu’ils soient hostile, amicaux où entre les deux, leur présence donne au virtuel ce côté imprédictible, potentiellement dangereux, mais aussi riche et plein de mystères qui faisait tout le sel des plongées d’exploration de Lyoko.
Plus de scanners dans lesquels plonger donc, mais certainement pas dénué de surprise pour le spectateur pour autant.

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Une autre chose vraie pour Code Lyoko qui l’est aussi pour Dennō Coil, c’est qu’on ne va pas à l’aventure juste pour l’aventure. Les illégaux tout comme ce fourbe de XANA semblent prendre un malin plaisir à donner des leçons de vie aux héros.

D’ailleurs, l’un des épisodes qui semble faire l’unanimité chez les critiques n’est autre que ce grand classique qu’est la mise en abime de la condition humaine. Une superbe illustration par n+1 que la guerre, la cyberguerre, elle, ne change jamais…



Par contre, au risque de décevoir les fans qui ne jure que par son omniprésence maléfique. Non, ce n’est pas encore un coup de XANA, ni même d’un méchant similaire. D’ailleurs, la présence d’un mal que l’on pourrait qualifier d’absolu comme notre Sauron virtuel préféré est l’un des grands absents du setting.
Pas que ça empêche un système multi-agents bien relou de mener la vie dure aux héros. Car voyez-vous doux agneaux innocents que vous êtes, il existe une chose bien pire que le mal absolu en ce bas monde : l’administration. Mr. Green

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V\ Scénario : Pas de danger pour le monde, pas de monde sans danger.


http://lh5.google.com/tshykd/R-HM9NtP4nI/AAAAAAAAARI/3QZSSD8dxS0/s400/ep15.JPG
Les mystères du passé créent les dangers de demain.


Pas de XANA donc, mais plus que ça, pas de monde à sauver. La notion d’un danger planétaire n’existe tout simplement pas dans cet univers et même s’il y en avait un, je soupçonne que c’est pas à des CM2 qu’on confierais le problème. Mr. Green
C’est là peut-être la plus grosse différence entre Code Lyoko et Dennō Coil : la taille des enjeux. Là où ils étaient gigantesques pour les lyokoguerriers, ils sont en comparaison presque insignifiant pour les héros de Dennō Coil. Mais de mon point de vue c’est pas plus mal, essentiellement le choix qui a été fait est celui d’une immersion plus grande pour le spectateur.
Car si j’aime beaucoup la dimension épique du scénario de Code Lyoko. Il faut quand même admettre que du coup, pour l’apprécier à sa juste valeur, faut pas avoir peur de suspendre son incrédulité. ^^

Mais s’il n’y a ni monde à sauver ni méchant à pourfendre, c’est quoi l’intérêt du scénario ? Et bien c’est un mystère du passé enfouit dans la mémoire de l’héroïne, l’équivalent pour cet univers du projet Carthage. L’événement à la cause de tout qu’il faudra découvrir pour percer les secrets enfouis dans les parties les plus mystérieuses du monde virtuel.
Révélant de nouveaux alliés, mais aussi, le véritable antagoniste dissimulé dans la société…

Un bait anonyme : les communistes ?

Non, mais pas loin.
Je vous en dirais bien plus mais si vous me permettez une pointe de roleplay, le département marketing et communication de la Tachibana m’interdit formellement de dire du mal de nos filiales. Aussi voici une image de diversion le temps que je change de sujet sans transition :

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Sans transition, le dernier aspect notable du scenario de Dennō Coil c’est sa maturité. Ça passe en partie par des choix de world building et de situations plus réaliste comme je l’ai déjà évoqué mais pas que. Déjà, on n’y censure pas l’évidence, mais surtout l’échec y a des conséquences tragiques, des vrais, définitives, irrémédiable et brisant visiblement le statuquo. Et ça même dans Lain, ils n’avaient pas osé.



L’atmosphère générale qui se développe au fils des épisodes, si elle peut tendre vers le tragique et l’inquiétant ne bascule cependant jamais vers le sombre et reste globalement très optimiste.
En gros, si on s’y enfonce un peu plus dans les ténèbres que dans Code Lyoko pour illustrer que le monde, ça peut aussi être cruel et impitoyable. La lumière n’est jamais bien loin, on ne doute pas une seconde que l’humanité est fondamentalement bienveillante et au crépuscule de l’aventure, quand la bataille est terminée et que vient l’heure du bilan.
Bien plus aura été sauvé que perdu.


Conclusion :

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Mais qu’est-ce que vous faites encore là ? Il est génial cette anime que je vous dis ! Courrez aller l’ache… Ah bas non j’oubliais, vous pouvez pas, il est pas disponible en France...

C’est en effet triste à dire mais si Dybex a acquis la licence depuis maintenant deux ans, ils n’ont pas l’air pressé de faire quelque chose de concret avec. En attendant j’ai bien peur qu’une VF n’existe tout simplement pas et qu’ils soient littéralement impossible d’obtenir une VOSTFR légalement.

Bon bas du coup achetez le DVD quand vous le pourrez et désolé de vous avoir fait perdre votre temps. Allez, pour me faire pardonner, voici un screenshot tout mignon de « Les enfants font leur cinéma » que je n’oserai bien évidemment jamais utiliser pour faire du double sens. Mr. Green

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Sarcastique ? Qui ? Moi ? Mais enfin voyons, je suis beaucoup trop humble pour ça. Wink
  Sujet: [Fanfic] Information war  
Robin2553

Réponses: 68
Vus: 52849

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Dim 08 Avr 2018 19:43   Sujet: [Fanfic] Information war
Note de service :

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Une Ikorih sauvage a écrit:
il y a des terrains sur lequel peu de personnes peuvent se permettre de venir te taunt et donc c'est bon pour mon ego de venir exercer mon savoir scientifique


*laugh smugly in cyberpunk*


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Conclusion du chapitre publiée précisément deux semaines après la précédente partie donc, et du coup j’ai réussi à pas foirer mon planning

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Netpecker : techniquement t’a plus d'une demie heure de retard…

Ton bec toi, je suis un physicien, je rejette l’absolue comme la ponctualité !

D’ailleurs, en parlant de ça, au cas où il y aurait d’autre petit malin dans l’assemblée je précise que les micro-états des particules dans l’infosphère ont une fonction de répartitions différente de ceux d’un fluide réel. Vulgarisé pour ceux qui ne comprendrait pas, ça veut dire :

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Bonne lecture quand même ^^


Information war :

[Chapitre 10-3] Operation First Strike :


« C’est deux agents dans une bagnole. Le passager renverse son café sur le conducteur qui du coup s’encastre dans une grange au bord de la route. Lequel des deux sera légalement responsable ? Aucun ! Le conducteur persuade le proprio de la grange qu’elle a été sabotée par les rouges pendant que le passager explique aux passants que les traces de roues et le pare-chocs sont les restes d’un crash alien. »
Entendu dans un bar de Roswell.



Synthèse du rapport du FIS regardant l’occupation du Comté de Lincoln (Nouveau-Mexique, USA).


Si le groupe Raven n’a été fondé qu’en 1963, de multiples uchronismes montrent de façon claire que l’Union a commencé ses opérations sur l’autre Terre au moins une décennie plus tôt. Nous avons notamment découvert que dans les années 50, le Comté de Lincoln, un endroit par ailleurs peu peuplé et désertique du Nouveau-Mexique située près de Roswell, a en partie été acheté par des sociétés qui n’auraient pas dues exister.
L’observation depuis l’espace, l’enquête et la reconnaissance sur place menée par notre agent humain ont révélé que certains secteurs ont été secrètement militarisés. Ces derniers sont actuellement protégés par une surveillance constante et un dispositif de sécurité dissimulé via diverses technologies avancées, empêchant de ce fait l’exploration complète des zones occupées. Une série d’indices indirects semblent néanmoins pointer vers l’existence d’un important complexe actif quelque part sous les monts Capitan.
Le Comté en lui-même n’ayant que peu voir aucun intérêt stratégique discernable, les raisons derrières un tel déploiement de ressources de la part de l’Union sont encore largement incomprises et ouvertes à spéculations.



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FNS Skidbladnir, opération First Strike +1h15


—Tous les Navskids sont amarrés, fermeture de la baie, déclara Aelita.

À sa commande, les battants ventraux du Skid se refermèrent hermétiquement pour protéger leur précieuse cargaison.

—Connexion aux hyper-senseurs.

Une fenêtre sur l’hyperespace autour du Skid s’afficha sur l’écran-canopée de la pilote. Elle y voyait des profondeurs noires encre surplombées par un plafond spectral qui était en réalité le réseau. Vu de cette perspective, ce dernier ondulait telle une aurore boréale d’un bleu terni par l’obscurité ambiante. Hostile à toutes lumières, ces lieux refusaient de laisser entrer sa lueur.

—Activation de la navigation hyperspatiale.

Un horizon artificiel vert s’intégra sur l’écran et se borda de graduations d’angle avant de s’aligner sur l’horizon fantomatique bleuté. Disposant désormais d’un outil pour sonder les abysses, Aelita pointa le senseur vers le bas dans la direction des coordonnées de Jérémie.

« « -10°, -25°… » »

La lueur du réseau eut vite fait de disparaître dans le haut de la fenêtre qui ne donna alors plus que sur du noir. L’uniformité du néant été telle que sans les graduations qui continuaient de diminuer, il aurait été difficile de croire que l’image n’était pas juste statique.

« « -50°, -70°… » »

Soudain, une faible lueur dans les fins fonds rompu la monochromie.

—Verrouillage sur la destination.

Du point de vue du senseur, celle-ci apparaissait comme une fine ligne de lumière parcourant l’obscurité. Une fois que le viseur du navigateur l’eut en plein centre, la pilote réorienta son vaisseau pour lui faire face dans trois des quatre dimensions, inspira un grand coup, et se prépara mentalement au plongeon.

—Déconnection des systèmes d’armements, bouclier plasma paré, propulseurs hyperdrives en lignes et opérationnels. Prise d’élan.

La manette des gaz enfoncée sans la moindre hésitation envoya les passagers dans le fond de leurs sièges.

—Propulseurs hyperdrives activés dans trois, deux, un. Go !

Comme si un voile s’était abattu sur la canopée, celle-ci s’obscurcit d’un seul coup. La seule lumière visible était la faible pâleur de l’espace-plan du réseau se faisant de plus en plus discrète. Les bruits dans la passerelle et les navskids étaient aussi devenus soudainement plus calme. Un silence relatif perdura ainsi une dizaine de secondes. C’est alors que le vaisseau se mit à trembler.

—Je booste le bouclier plasma, accrochez-vous !

L’hyperespace autour de l’infosphère était un enfer d’entropie glacé piégeant et cristallisant l’information sous forme solide dans une mort thermique éternelle. Le vaisseau y naviguait en se liquéfiant un passage à l’aide d’une barrière de plasma. Cependant, à cette profondeur, l’opération n’était pas sans turbulences.
Maintenir le cap devint un défi auquel s’attela Aelita. Une alarme retentit pour signaler que la consommation d’énergie virtuelle avait dépassé les seuils optimaux de fonctionnement.
Ce rodéo contre le néant dura une petite minute pendant lesquelles le fin trait de leur destination grossit pour devenir un fil, un fuseau, puis une colonne. Quand cette dernière devint assez monumentale pour remplir un bon tiers de l’écran, les tremblements s’arrêtèrent et le vaisseau tout entier fut entrainé vers elle…

Le Skid surgit d’une paroi sombre bordant un tunnel cylindrique aqueux baigné dans une lumière ambrée. L’éclairage provenait d’un faisceau central vibrant d’énergie qui s’étendait loin, très loin à tribord, bien plus loin que la résolution des senseurs ne permettait de le voir et s’enfonçait à bâbord dans un imposant mur de blocs gris acier.
Aelita était partagée entre l’admiration et la stupéfaction.

—Tu vois ça Jérémie ?

—Difficile de rater un truc pareil oui, c’est hallucinant…

—T’as une idée de ce que c’est gamin ? Lui demanda Jim.

Avant de lui répondre, le petit génie prit quelques instants pour jeter un coup d’œil sur les données.

—Les senseurs indiquent que le faisceau central possède une forte densité d’énergie virtuelle. C’est ce qui liquéfie l’hyperespace autour de vous, réfléchit-il à voix haute. Si vous continuez vers le centre, il est probable qu’il y est un changement de phase de l’infosphère d’aqueux à gazeux, puis plasma. Mais pourquoi une telle densité ?

—Jérémie, l’interpella Aelita qui étudiée les mêmes données que lui. Regarde le sens du flux, il n’est pas dirigé vers l’extérieur mais vers l’intérieur. C’est pas une évacuation du surplus thermique.

—C’est l’alimentation principale en énergie virtuelle, compléta-t-il. Mais oui c’est évident ! Cette installation n’est pas alimentée par un cœur-étoile comme Lyoko mais par une source extérieure qui lui envoie de l’énergie !

Les deux Einsteins en herbe se posèrent quelques instants pour mesurer toutes les conséquences de leur conclusion.

—Une telle densité d’énergie sur une telle distance dans l’hyperespace, contempla Aelita le regard perdu dans le tunnel sans fin. La puissance nécessaire…

—…doit être colossale oui, probablement plusieurs ordres de grandeur au-dessus de celle du cœur de Lyoko. Très clairement, je crois que nous les avons sous-estimés. De toute évidence, il y a des aspects de la technologie de Carthage qui sont beaucoup plus avancés que nous l’avions imaginés.

—Déjà vu, marmonna Jim dans son coin.

—Dans ce cas on fait quoi Jérémie ? Demanda Yumi. On change d’objectif et on met le cap vers cette fameuse source ?

—Ce serait tentant oui, admit-il. Mais on ne sait pas à quelle distance elle est ni si c’est un point de l’hyperespace d’où le Skid peut revenir. Vous risqueriez de tomber à cours d’autonomie avant de l’atteindre.

—Entièrement d’accord, le seconda Jim. On continue la mission.

—Aye aye sergent, confirma Aelita avant d’accélérer le vaisseau vers le cylindre lumineux.

À vue d’œil et malgré les remous qui secouaient sa surface, celui-ci devait faire une trentaine de mètre de diamètre à tout casser. Cependant, quand ils pénétrèrent à l’intérieur quittant ainsi la mer numérique pour un milieu aérien, la plupart de l’équipage fut surpris de trouver un espace dégagé de plusieurs centaines de mètres devant eux.

—T’y crois pas ! C’est quoi encore ce délire !

—Dilatation spatiale Odd ! Lui répondit Jérémie. La colonne d’énergie est tellement puissante qu’elle dilate la fabrique même de l’espace autour d’elle.

Et en effet, cette dernière était plus éblouissante que jamais. Pour ce qui était du reste, le mur à leur gauche était désormais remplacé par un seuil colossal. Une ouverture circulaire dotée d’une douzaine de rayons se joignant en son centre dans un moyeux creux aux dimensions du faisceau qu’il accueillait. La structure n’avait pas de texture à proprement parler, mais la surface était parcourue de rainures dans lesquelles 0 et 1 fuyaient vers la périphérie.
Conscient d’être désormais chez l’ennemi, c’est avec prudence qu’ils passèrent le portail pour entrer dans une sphère creuse de la taille d’une petite ville. Les parois, toujours composées de blocs rendus lisses par la distance, reflétaient en partie la lumière ambrée de la colonne centrale, leur donnant une apparence cuivrée. Ladite colonne quant à elle, disparaissait au point central de la mégastructure dans un planétoïde approximativement de la taille du cinquième territoire.
S’il n’y avait toujours pas d’hostile pour pimenter leur approche, ils découvrirent bientôt qu’on n’avait pas eux l’amabilité de leur laisser une porte par où s’infiltrer.

—Génial, commenta Ulrich. Quelqu’un à une idée ?

Aelita plaça le Skid en vol stationnaire au-dessus du pôle nord avant de fermer ses paupières pour un instant…

—Jérémie. L’architecture est différente de celle de Lyoko mais je sens la présence d’un réseau qui traverse la sphère.

—Je vois où tu veux en venir oui, et en effet ça pourrait marcher.

—Qui ne tente rien n’a rien ! Je nous débarque. Vous connaissez la chanson j’imagine ?

—On te couvre princesse ! Répondit Odd avant de disparaître de son poste pour réapparaitre à la surface du planétoïde avec l’ensemble de Lima-1.

Mécanique huilée par des années d’expérience, tous dégainèrent leur arme et établirent un périmètre autour de leur camarade. Assurée par leur vigilance, c’est avec confiance que l’elfe se mit en position de méditation. Alors qu’elle laissait sa conscience dérivée vers un état de concentration profond, les stimuli des deux sens de son avatar s’estompèrent pour laisser place à une sensibilité accrue de son environnement.
Les yeux clos, elle pouvait voir. La surface sur laquelle elle était assise, ses amis tendus comme des ressorts scrutant l’espace à la recherche d’ennemis là où n’était que vide, le Skid et son éblouissante réserve d’énergie. Mais surtout, elle percevait le réseau hyperspatial qui distribuait l’énergie virtuelle à travers l’installation. Elle se laissa être portée par le flux vers la source…

—Je l’ai trouvé Jérémie, passe-moi de l’énergie ! Demanda-t-elle en tendant la main vers le Skid

—Tout de suite !

Suivant sa commande, une nuée de sphérules d’énergie rose émana du vaisseau à la rencontre d’Aelita qui tendit son autre bras et entama son chant de création. Quelques instants plus tard, les contours puis les textures d’une tour de Lyoko apparurent à la surface du planétoïde.

—Beau travail petite, commenta Jim. En avant Lima-1, vous savez quoi faire mieux que moi…

S’exécutant, l’équipe entière pénétra dans la structure familière pour se jeter dans son abysse. Après un cours voyage dans le réseau de distribution du planétoïde, ils en ressortirent sans incident, ou presque…

—Waaaaaaaaa !

Alors qu’ils sortaient de la tour créée par Aelita à l’autre extrémité, l’ensemble des lyoko-guerriers furent surpris par une soudaine et inattendue accélération vers le plafond de leur destination. Rapidement, ce qui était en réalité le sol fût couvert d’une pile de héros dans des postures plus ou moins pathétiques. Heureusement pour eux, William, qui avait une résistance spéciale contre les dégâts de chute avait été parmi les premiers à passer et joua ainsi, plus ou moins volontairement, le rôle d’amortisseur pour ses camarades. Seul l’ancien marine para-orbital parvint à puiser dans son expérience pour retomber sur ses jambes.

—Il semblerait que la gravité à proximité du cœur soit inversée, constata Jérémie d’un ton clinique qui masquait son envie de rire.

—Et ben ! Une chance que je tombe toujours sur mes pattes ! Ironisa Odd en se frottant la tête.

—Quand vous aurez fini de faire les mariolles vous pourriez peut-être venir me couvrir, les railla Jim tout en scannant l’environnement de son fusil.

La confusion dissipée, ils constatèrent qu’il avait chuté sur une petite dizaine de mètres au pied du « sommet » de la tour dont la base était solidement enracinée dans le plafond au-dessus d’eux. Ils se tenaient en réalité dans un grand corridor gris acier aussi large que haut bloqué à ses deux extrémités par deux parois qu’on devinait être des portes aux vues des rainures élaborées mais symétrique qui les parcouraient. Les murs eux étaient décorées de gravures pour la plupart horizontales dont la disposition faisait penser à la surface d’un circuit imprimé.

—Par-là ! Indiqua Aelita une fois que tout le monde se fût remis sur ses deux pieds. Le cœur devrait se trouver derrière cette porte.

D’un simple hochement de la tête et geste de la main, James mobilisa ses troupes pour qu’ils prennent position autour de ladite porte. Sans surprise, celle-ci s’obstina à rester verrouillé à leur approche. Après leur avoir indiqué de faire preuve de vigilance, le vieux soldat posa sa paume sur le métal virtuel et commença à opérer de sa magie. Dans une parfaite émulation des capacités de sa MECS réel, un flux de données sur les caractéristiques quantiques de la surface qu’il palpait remonta de son bras le long de son avatar pour arriver directement dans son cerveau.
Influer en direct sur les interactions EM de la matière via un infocomplexe était une discipline qui demandait un entrainement rigoureux de plusieurs années, même pour les manipulations les plus basiques. Rares étaient ceux qui parvenaient à pleinement maîtriser cet art, même parmi l’élite. Joana elle-même devait se fier à des programmes quantiques lourds et souvent sous-optimaux en situation réel pour tout ce qui était plus complexe qu’une flamme de Fuchang. James en revanche, était ce que les sapeurs marines surnommés un « magicien ». Un génie naturel capable de manipulations d’une extrême complexité assisté seulement de ses implants neuronaux. Cela lui permettait de sursolidifié une surface quelconque en moyenne six fois plus vite que les logiciels de pointe réservés aux forces spéciales. Pratique en situation de combat, mais le véritable avantage tactique venait de la flexibilité des applications possibles.
Conscient qu’il coupait la totalité de ses sens externes afin de se concentrer, Lima-1 autour de lui était plus vigilant que jamais pour le protéger d’une attaque surprise. Soudain, un sifflement se fit entendre. Une des aiguilles métalliques de Yumi fendit l’air télépathiquement guidé vers un kankrelat encore à moitié virtualisé seulement. Détruit avant même d’avoir naquit, son explosion mit le reste du groupe en garde. D’un même élan, sa meurtrière dégaina son éventail d’une main et usa de ses pouvoirs de l’autre pour récupérer l’arme du crime. Tous s’attendaient à plus d’ennemis.
Mais rien ne vint…

—Probablement un autre éclaireur. Commenta William bien campé derrière son bouclier.

Au même moment, Jim juste derrière lui attira l’attention du groupe avant de tapoter du doigt sur sa tempe pour leur indiquer d’ouvrir leurs cyberomnilink. Tandis que sa vision se superposait avec des images de la salle derrière la porte, le souvenir d’un Odd indigné flotta un instant dans le cerveau d’Ulrich.

«T’y crois pas ! Il pouvait changer la porte de la chambre en caméra photoélectrique pendant tout ce temps ! Non mais t’imagines un peu le cauchemar si ça avait été un vrai surveillant ?»

Il n’y prêta pas attention et se concentra plutôt sur les informations de reco que leurs avaient dégotées GI-Jim. Apparemment, la salle du cœur ennemi était un espace circulaire d’une petite centaine de mètres de diamètre au centre duquel rayonnait une imposante sphère maintenue par trois faisceaux d’énergie. Directement en dessous, au bout d’un isthme suspendu dans le vide on pouvait entrevoir un écran holographique qui devait servir d’interface de contrôle.

« Notre objectif » Identifia le samouraï.

La bordure était longée par un disque creux semi-transparent offrant une quarantaine de mètres de terrain complètement découvert se finissant sur des formes familières. Il ne put s’empêcher de sourire en les reconnaissant.

« Ça faisait longtemps… »

Lasers pointés vers la porte se tenait une escouade de tarentules en position de tir accompagnées par un contingent de krabes et une compagnie entière de kankrelats. Visiblement, la destruction de leur TàNK sur Lyoko avait laissé l’ennemi avec trop peu de ressources pour faire la fine bouche sur la qualité des défenseurs. Toujours était-il que ça représentait quand même une sacrée puissance de feu, et avec une seule entrée à couvrir ils avaient définitivement l’avantage. Il ne faisait pas de doute dans l’esprit du guerrier que passer leur barrage quand ils commenceraient à tirer tous ensemble représenterait un défi conséquent.
Jim leur exposa son plan de bataille. Le verrou qui leur bloquait le passage était rudimentaire et ne devrais pas poser problème à un magicien tel que lui. Pour ce qui était de passer les défenses, au vu de l’importance de la mission et sa nature offensive, il argua qu’il était temps d’abattre une autre de leurs cartes. C’est finalement avec un sourire malicieux qu’il se tourna comme les autres vers Aelita.

—À toi de briller princesse ! L’encouragea Odd.

Comme si elle le prenait au pied de la lettre, son amie réagit en activant son bracelet. À la place d’ailes, tout le corps de l’elfe commença à rayonner d’une légère aura rose.


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Comme prédit, à peine un entrebâillement se dessina-t-il sur la rainure du lourd portail que celui-ci se retrouva être bombardé d’un feu incessant de laser rouge. Moins prédictible (en tout cas pour les monstres) fût de voir Aelita surgir de l’ouverture en sprintant et ignorant les multiples tirs qui l’atteignait avec une apparente indifférence.
Comme à leur habitude, les montres de XANA démontraient une inhabilité certaine à la précision qui épargna à l’avatar de la jeune fille bon nombre de lasers. Malgré cela, elle pouvait sentir son énergie diminuer dangereusement à chaque coup, si ce rythme se maintenait ne serait-ce que quelques secondes de plus son bouclier personnel allait la lâcher. Heureusement, elle arrivait à la lisière de la ligne de tir. Leurs lignes de visées bloquées par leurs propres camarades, la densité du feu ennemi diminua considérablement quand elle arriva à quelques pas du premier kankrelat. Le pauvre petit monstre se transforma en grenade flash improvisée quand Aelita eut l’idée de shooter dedans. Exposé ainsi à son champ de force mortel, celui-ci alla exploser sur le visage de la seule tarentule qui pouvait encore lui tirer dessus. Aveuglée, la créature cessa de l’attaquer tout en hurlant de douleur. Ne portant que peu d’attention à sa plainte, la sprinteuse se servit de sa capacité à modeler l’énergie qui traversait son avatar pour prolonger son bras d’une lame. Le premier krabe sur sa route tenta de l’écraser avec sa patte droite, à la place, ce fût sa carapace qui s’écrasa au sol en même temps que sa patte gauche tranchée nette. Les crustacées avaient le choix : soit la laisser passer, soit tenter de l’arrêter avec leurs lasers ventraux et y laisser leurs membres. Leur décision joua en la faveur d’Aelita qui était désormais protégé des monstres derrière elle par une ligne de carcasses orange se trainant par terre avec leurs extrémités restantes.
Finalement, elle parvint à atteindre l’isthme dans la confusion et s’arrêta enfin pour se retourner vers le chaos qu’elle avait laissé. Presque à court d’énergie, elle invoqua de sa voix une épaisse muraille en forme de demi-cercle qui la protégea des représailles qui étaient sur le point de venir. À l’abri, mais ayant utilisée ses dernières réserves, l’elfe s’effondra sur ses genoux et fixa l’abysse en dessous d’elle à travers la texture transparente du sol.

—Maintenant ! Exhorta Jérémie qui avait tout suivi sur ses écrans.

William, Ulrich, Yumi et Jim toujours couvert par la porte quittèrent leurs postures défensives et attrapèrent les épaules d’Odd.

—Téléportation Aelita ! Clama ce dernier.

Dans un flash vert, toute l’équipe réapparut sur l’isthme. La muraille tenait mais été en train de manger méchamment sous un feu nourri et constant venant de l’autre côté. Aussi Jim ne perdit pas un instant pour se mettre au travail et couru y apposer sa paume.

—Mode offensif ! Commanda William en préparation de la suite.

Une manipulation quantique bien de chez lui plus tard, le vétéran des marines se tourna vers les deux épéistes qui se tenaient côte à côte.

— Explosez-le !

Ils ne se firent pas prier.

—Smoke !

—Super Impact !

Au lieu de simplement voler en éclats, la muraille restitua toute l’énergie qu’on venait de lui donner en explosant comme une claymore à la face des monstres. Les fragments les criblèrent tel du shrapnel, éliminant la plupart sur le coup, et l’onde de choc envoya les rares encore debout à terre dans une confusion totale.
Les dizaines de secondes qui suivirent se transformèrent en massacre quand Lima-1 déchaîna l’intégralité de sa puissance sur les survivants désorientées.

—Veni ! Vidi ! Et putain de Vici ! S’exclama Jim après qu’Ulrich est mis fin à son supersprint en tranchant le dernier kankrelat restant.

Avoir fait le ménage ne voulait pas pour autant dire qu’ils étaient sortis d’affaire. Conservant un certain professionnalisme, Odd sauta sur son overboard fraichement programmé et commença à patrouiller la salle attentif aux virtualisations de possible renfort ennemi. Jim se mit en position à l’entrée de l’isthme fusil en joue, et William, Ulrich et Yumi relevèrent Aelita pour l’escorter jusqu’à l’interface.

—Transfert du virus. Annonça cette dernière alors qu’elle pénétrait dans les programmes du cœur.

—Parfait ! L’informa Jérémie. J’ai déjà accès à la localisation du supercalculateur ennemi. J’envoie les coordonnées au Lieutenant pour qu’elle puisse leur rendre une visite. Dans deux minutes, nous devrions avoir le contrôle de leur système.

C’est à ce moment que les faisceaux d’énergie soutenant le cœur s’éteignirent d’un coup.

—Jérémie ! C’est pas normal. Constata immédiatement Aelita.

—… Je crois qu’ils viennent de nous couper le jus.

—Ah… Et c’est grave ça Einstein ? Demanda Odd.

—Bah…

Alors qu’il cherchait une manière de formuler telle qu’Odd puisse comprendre, un tremblement grandissant s’avéra plus efficace que n’importe quel discours. Sans énergie pour se maintenir, le monde entier était en train de s’effondrer.

—Ok ! J’ai compris, c’est l’heure d’obéir à « maman ». Ejection !

La commande le dévirtualisa instantanément. L’overboard laissé à lui-même fût rapidement écrasé par un bloc tombé du plafond, mais déjà plus personne n’était là pour le voir. Une poignée de minutes plus tard, la salle implosa et l’obscurité de l’hyperespace la submergea.


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Cafétariat du COV, samedi dans l’après-midi (quatrième semaine).


Il était dans les alentours de midi quand Lima-1 rentra sur Terre. Sans surprise la première demande d’Odd après sa rematérialisation fût un repas digne de leurs exploits. Au final, seul lui Ulrich, Yumi et William allèrent se restaurer immédiatement cependant. Aelita et Jérémie devaient s’assurer que le Skid rentre à bon port tandis que Jim voulait suivre l’assaut de l’unité Ares sur l’installation ennemie.
De par le peu de personnel qui opérait dans le COV, la cafeteria en elle-même était un modèle réduit de ce qui se trouvait dans les stations-habitats de la Fédération. Cela lui donnait un côté intimiste idéal pour s’y détendre même après le repas. Assis avec les autres à l’unique table, le blondinet s’était engagé dans une partie de Galactic Battle sur sa console portable. À l’en croire, le peu d’action de leur mission avait été loin de le satisfaire. Ses camarades eux optèrent pour une activité plus reposante. Avec William comme spectateur, Ulrich et Yumi s’affrontaient au jeu de go.
Une bonne heure plus tard, tout le reste du groupe y compris Joana franchit le seuil du self pour les rejoindre. Fait rare, la cyborg avait troqué son armure pour des vêtements civils.

—Déjà de retour Lieutenant ? Demanda William intrigué par sa présence.

—La mission a tourné court, lui répondit-elle en haussant les épaules. Les coordonnées étaient exactes mais il n’y avait rien d’intéressant là-bas à part un supercalculateur à la limite de l’obsolescence et quelques pièges. On pense qu’ils ont préféré transférer leur monde virtuel sur l’une de leurs bases désaffectées plutôt que de risquer l’emplacement de leur centre d’opération.

—Mais on ne rentre pas tout à fait les mains vides ! Mitigea Jérémie. Leur cœur avait assez d’énergie résiduelle pour émettre pendant un bon bout de temps depuis l’hyperespace. On n’a peut-être pas conquis le monde, mais j’ai maintenant une sacrée flopée d’info sur leur technologie virtuelle.

L’officier naval l’approuva.

—C’est une sacrée mine d’or oui, je vois déjà les experts du renseignement s’en frotter les mains… littéralement. Conclut-elle en pointant vers son collègue du FIS qui avait eu l’amabilité d’illustrer ses propos par le geste.

Le retour anticipé de Joana les décidèrent à sortir le champagne plus tôt que prévu. Pour l’occasion, Jim alla piocher quelques alcools de choix dans sa collection et en servit à ses maintenant officiels frères et sœurs d’arme. Les conversations qui suivirent tournèrent sur quelques-unes des inépuisables anecdotes de l’ex-marine, leurs espoirs pour le futur et les changements qu’impliquait la victoire d’aujourd’hui sur leur guerre virtuelle.
Tous s’accordèrent à dire que la bataille pour Lyoko était désormais gagnée et que la suite des combats déciderait plutôt du contrôle du réseau et de l’infopshère.

Ils avaient tort.


Fin de la première bataille.


[Épilogue] Damoclès :


Parking de la Takahashi Global System, dimanche soir.


Trouver une bonne place fut relativement aisé dans le sous-terrain quasiment vide. On était encore dimanche après tout.

« Tu parles d’une consolation… » Ragea intérieurement Eamon à la pensée de son week-end écourté.

Sortant de sa voiture du pied gauche, c’est à pas lourds qu’il entra dans le monte-charge de service et fit tourner sa clé dans le boitier de commande. La routine reprenant le dessus, ce fut à peine s’il sentit la cage s’enfoncer dans les fondations du bâtiment, où quoi que ce soit d’autre d’ailleurs. Perdu dans une transe d’automatismes, il ne remarqua qu’il avait traversé les dédales du complexe qu’après avoir franchi le seuil du centre d’opération. Sa conscience accrochée à son entrée par une image , resurfaça pour détailler une fois encore cette ombre sombre et menaçante affichée en lieu et place du baptême du Skid 2.0 sur l’écran plasma de la salle.
Loin, bien loin du réseau, dans les profondeurs autrement glacées de l’hyperespace infospatial une chose s’était enrobée autour d’un des faisceaux d’énergie traversant le néant. On aurait dit une sorte de cortex malformé, pliant et repliant l’espace dont elle avait pris possession en une masse difforme qui pulsait à intervalle régulier. L’image était silencieuse, mais les battements étaient si puissants qu’on n’avait aucun mal à les imaginer en se concentrant un peu. Le tout dégagé une aura malsaine qui semblait se diffuser lentement dans l’environnement aqueux.

—Au moins c’est toujours aussi laid ! Tenta d’ironiser Eamon.

Eric se tourna vers lui dans son siège la mine affligée.

—Monsieur, je crains que cette fois ce soit du sérieux !

Son subordonné avait ses défauts mais ce n’était pas le genre à crier au loup sans bonne raison. Sans plus de trait d’humour, il s’avança jusqu’à lui et daigna à fixer la fenêtre ouverte sur son moniteur de bureau.

—Montres moi.

Quelques manipulations plus tard, l’expression d’Eamon passa de sérieuse à inquiète avant de devenir une réplique presque parfaite de celle d’Eric.

« Ça… ça évolue »



À suivre dans la deuxième bataille : Damoclès.

"Like a record, spinning right round to get your love Wink"
  Sujet: [Fanfic] Information war  
Robin2553

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Dim 25 Mar 2018 19:02   Sujet: [Fanfic] Information war
https://i.imgur.com/s8FLWi4.jpg


Bien la bonne année cher lecteur de 2018 ^^
Après un revisionage complet (et relativement inutile) du DA et près d’un an à procast… me torturer les méninges, j’ai le plaisir d’annoncer que la cohérence d’Information War n’est désormais plus seulement maintenu par un bout de ficelle et de la colle mais par un bout de ficelle de la colle ET du scotch.

Faut que vous vous rendiez compte, après plus de quatre ans à l’écrire je crois que j’ai enfin compris qu’elles étaient les thèmes de ma propre histoire. Indéniablement, il y a du progrès Mr. Green

Malheureusement, parce que je suis un connard de flemmard, bien que ce hiatus soit (peut-être, la flemme de vérifier) le plus long à ce jour. Vous allez encore devoir attendre pour la conclusion du chapitre 10 qui sera finalement en trois parties.
En contrepartie de ne vous donner qu’une partie cependant, je peux désormais me la péter en vous annonçant que je suis en avance sur mes publications. En effet, le 10-3 (bien plus consistant que le 10-2) est déjà finis, j’en ai juste besoin sur mon disque dur pendant encore deux semaine pour me flatter l’égo et prétendre pour un instant que je sais planifier dans le temps.

Sur ce bonne lecture, et à dans deux semaines Cool Si tout se passe bien, oui même moi je ne me fait plus confiance à ce stade.

Spoiler


Information war :

[Chapitre 10-2] Operation First Strike :

« D'après l'interprétation la plus courante de la mythologie Nordique. Le dieu Freijr, mythique propriétaire du Skidbladnir, est aussi le roi des elfes.»



Extrait de l'article « ultra-séparatisme », tiré de la grande bibliothèque de Pandia.


Historiquement, l'ultra-séparatisme est une désignation donnée à l'ensemble des idéologies pré et post Fédération s'opposant radicalement au concept même de cette dernière au nom de la souveraineté nationale, coloniale et/ou individuelle. Cependant, si cette définition est inclusive et regroupe un vaste éventail de mouvement parfois diamétralement opposé (tel que les anarchistes et les néo-nationalistes). Contemporainement, le terme ultra-séparatiste en lui-même est utilisé comme appellation pour les sympathisants et agents de l'Union des Peuples Libres. Une organisation formée sur Triton après le renversement en 2269 de l'oligarchie des familles ultra-libérales contrôlant Cristal Vegas (renommé New-Carthage par la suite) et la majorité du système Neptunien.
De loin le mouvement ultra-séparatiste le plus influent de l'Histoire, le régime New-Carthaginois a propagé à travers les colonies indépendante pendant plus d'une décennie une version sectaire et prorévolutionnaire de l'ultra-séparatisme centrée sur le rejet de la doctrine des droits universels de l’Homme qu’ils jugent comme une violation de la souveraineté des peuples à appliquer leurs propres lois et choisir leur propre forme de gouvernement.
Plus spécifiquement, leur croyance est que l’idéologie pan-humaniste telle qu’elle est supportée par la Fédération et la majorité de la civilisation humaine actuelle ne serait pas la résultante du libre arbitre mais aurait été imposée à l’humanité par une puissance occulte qu’ils désignent comme « l’oligarchie ».


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Pacifique Sud, 1976.


Silencieux et invisible dans la nuit, le sous-marin cargo de l’Union fendait les abysses sans laisser de trace. Sa destination était un îlot perdu loin aux larges des côtes sud-américaines, un endroit sans intérêt si ce n’était son isolement à en croire les cartes officielles. Néanmoins, chacun des hommes d’équipage et du personnel à bord savaient qu’officielle était un terme vide de sens en ce XXéme siècle, et pour cause.
Si officiellement le vaisseau avait pour mission de ravitailler le hub Némo, un rapide tour à l’intérieur révélait qu’il était vide de vivres. À la place, une compagnie d’assaut lourdement armée occupait l’espace. Leurs équipements de la guerre froide et treillis noirs contrastaient fortement avec les technologies futuristiques qui les entouraient. Ils auraient été clair à n’importe qui qu’ils n’avaient pas leur place ici. Eux pourtant étaient on ne peut plus à l’aise avec cet état de fait.

—Hopper, sir ! Informa l’officier installé au poste COM. Message en provenance de notre amie IA. Tout est prêt de son côté, elle n’attend plus que notre signal pour faire sauter le disjoncteur.

En guise de réponse, son chef se contenta de hocher la tête avant de prendre le chemin de la cale. Ses troupes, installée en rangs d’ognons le long des parois d’acier, tournèrent leur tête comme un seul homme à son entré. Une détermination féroce pouvait se lire dans leurs regards.
Clipboard avait beau n’être qu’une opération d’extraction, pour beaucoup d’entre eux c’était enfin l’occasion de venger Capitan Complex. Et s’il était honnête avec lui-même, pour lui aussi…

—Gentlemen ! Annonça-t-il de tout le corps de sa voix. L’heure est venue de contre-attaquer.



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FNS Skidbladnir, opération First Strike +0h40



Délicatement, comme enivrées par le chant de création émanant du Skidbladnir, les racines de Lyoko libérèrent ce dernier pour le laisser flotter librement sur les flots.

—Désarrimage terminée, annonça Aelita installée à la place du pilote. Activation des senseurs.

La canopée au-dessus de sa tête elfique s’illumina pour révéler un HUD imposé sur une image à 360 degrés de l’extérieur donnant sur l’avant du Skidbladnir.

—Tous les indicateurs sont au vert, confirma Jérémie. Tu peux plonger.

—Bien reçut, confirma-t-elle.

Rapidement, l’eau virtuelle vint lécher les parois de l’image autour d’elle. Bien qu’elle soit consciente d’être entourée par un écran et non une vitre, Aelita avait vraiment l’impression d’être sous une bulle transparente en train de couler. Et pour cause, elle n’avait pas tout à fait tort. Son poste de pilotage se situait directement sous le senseur principal en forme de dôme noir à l’arrière du vaisseau. Celui-là même qui filmait l’extérieur pour le restituer autour d’elle. Aussi, quand la dernière poche d’air libre eut disparu sur l’image au sommet de l’écran sut-elle qu’ils étaient désormais complètement immergés.
Car elle n’était bien évidemment pas seule dans son vaisseau, ni dans son cockpit qui n’en était d’ailleurs pas un.

—En route pour de nouvelles aventures ! Proclama soudainement une voix criarde.

Se penchant à la gauche de son siège, Aelita constata que dans le poste en dessous d’elle, Odd était plus vif que jamais.

—En voilà un qui perd pas le nord, constata une autre voix amusée à la droite du fanfaron.

—Tu me connais Yumi ! Toujours à 120 % minimum !

—J’confirme, il s’arrête jamais, même en dormant, commenta sarcastiquement Ulrich sur l’intercom.

Véritable bâtiment de guerre, le nouveau Skid n’avait non plus un cockpit mais une passerelle séparée en deux niveaux. La pilote occupée le sommet surplombé par son écran canopée tandis qu’en dessous d’elle, côte à côte, se tenait l’artilleur (facilement identifiable par son réticule de visée holographique et sa coiffure explosive) et l’opératrice sonar.
Autre différence, l’espace intérieur était grand, très grand bien plus que les dimensions extérieures du vaisseau auraient dues le permettre. L’engin était en réalité bien plus qu’un simple sous-marin virtuel mais une superstructure quadridimensionnel complète avec un cœur énergétique grande capacité, des silos de missiles et une baie de largage pour les navskids 2.0. Le tout était un concentré des meilleures technologies développées par Jérémie aux fils des mois et années où il avait étudié le virtuel, et il en était très fier.
Après un dernier diagnostic rapide pour s’assurer que tout fonctionnait normalement, Aelita enclencha les propulseurs lasers de manœuvre et engouffra le Skid dans la descente aquatique baignée de bleu qui se présentait devant-elle. La transition entre l’eau virtuelle et la mer numérique en elle-même se faisait un peu plus bas, à travers un champ de force vibrant de la différence de potentiel entropique des deux milieux. Consciente qu’elle allait avoir besoin de vitesse pour percer la tension de surface, la pilote ne lésina pas sur la manette des gaz pour les envoyer dans les abysses. Il y eut une explosion suivie d’une brusque décélération alors que le vaisseau accomplissait un dérapage sous-marin pour se mettre en alignement avec le réseau de canalisations parcourant la mégastructure de Lyoko.
Ils s’agissaient de vastes tunnels, éclairés d’une blancheur qui leur venait directement de l’étoile-cœur du monde virtuel. Un gigantesque circuit de refroidissement permettant de contrôler sa stabilité thermodynamique. Sur les parois, des 0 et 1 s’inter-changés et étaient propulsés dans un même mouvement qu’accompagna le Skid. Un court voyage et une ouverture de porte plus tard, ils étaient désormais cernés par le réseau dans toute son immensité aqueuse.

—Activation des turboréacteurs à plasma !

Tout à l’arrière, le bloc moteur vrombit et les propulseurs s’illuminèrent. Quelques instants plus tard, le vaisseau bondit de l’avant sous la pression de particules surchauffées, laissant derrière lui une trainée de bulle de gaz infosphérique.


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Fondation du parking de la Takahashi Global System, même moment.



Son mug "1947 I want to believe" à la main et ses pieds sur la moquette des années 90, Eamon suivait l’opération à travers ses lunettes sur le moniteur principal avec beaucoup d’intérêt.

—Monsieur, l’informa l’un de ses subordonnés penchés sur son ordinateur dernier cri. Ils viennent de quitter Lyoko.

—Donnez-moi un visuel.

Aussitôt dit, aussitôt fait l’écran plasma révéla soudainement le FNS Skidbladnir dans toute sa splendeur. Eric, un fan avéré de space opera, ne put s’empêcher de pousser un sifflement admiratif.

—Jolie ! Encore mieux que le premier.

—Cap actuel 132 en direction de HE0458 statut opérationnel.

—Bien…

Leur crainte ces dernières semaines avait été de voir les hubs les lâcher soudainement. En effet, ces derniers n’étaient pas à l’origine pensés pour rester actifs si longtemps. Aussi, lui et son équipe avait passé une bonne partie de la nuit dernière à faire tourner des diagnostiques sur leur propre supercalculateur pour s’assurer que tout soit en ordre.

—Requête pour hub cible HD1067 aussi opérationnel, mappage des routeurs effectué avec succès.

À l’image, la masse sombre du vaisseau se pencha au-dessus du maelström rose servant de portail infospatial.

—Aspiration dans trois, deux, un... Package envoyé !

Durant une petite dizaine de secondes, les données composants le Skid furent ballottées de hub en hub sur l’affichage 2D du réseau avant de ressortir intact et en 3D sur les senseurs de HD1067.

—Souhaitons leur bonne chance. Déclara Eamon en toute sincérité alors que Lima-1 s’enfonçait en eau hostile.


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FNS Skidbladnir, opération First Strike +0h55


Conscient qu’il allait bientôt être largué, Ulrich coupa sa connexion aux senseurs extérieurs pour initialiser les systèmes de son navskid. L’image du réseau s’évapora sous ses yeux et tout devint sombre pendant un moment. Puis, progressivement, alors que l’écran canopée s’activait, un HUD apparut suivi de la baie de largage. C’était un espace fonctionnel sans superflue qui lui rappelait furieusement leur nouvelle salle des scanners. En gros un long couloir gris dans lequel les engins étaient suspendus par trois attaches magnétiques sortant du plafond et des parois. Les navskids 2.0 en eux-mêmes partageaient une forme similaire à leur ancienne version même si, en prenant note des designs militaires, Jérémie les avait légèrement aplatis pour les rendre plus hydrodynamique et dotés d’une canopée plus large offrant une vue à 360°. La seule différence véritablement visible au premier coup d’œil était le passage de cette dernière du translucide à un onyx opaque qui absorbait la lumière pour mieux recréer l’image.

—Navskids préparez-vous au largage ! Annonça Aelita sur l’intercom.

Le plancher de la baie séparé en deux battants se replia sur les parois pour révéler l’océan du réseau sous le ventre du Skidbladnir. Ulrich agrippa les commandes, ça allait être à son tour de jouer.

—Largage !

La polarité s’inversa sur les attaches de trois des Navskids pour les propulser hors de leur vaisseau mère. Soudainement libre de ses mouvements aux côtés de Jim et de William, le pilote ne perdit pas un instant pour mettre le cap au 38 afin de rejoindre sa position désignée.

—Jim, en position à initiale douze heures cinq cents mètres, profondeur zero. Synchronisation du sonar.

—William, en position à initiale onze heures cinq cents mètres, profondeur zero. Synchronisation du sonar.

—Ulrich, en position à initiale une heure cinq cents mètres, profondeur zero. Synchronisation du sonar.

—Ok les garçons, leur confirma Yumi. J’ai vos sonars, périmètre de surveillance établi.

En dépit de leur déploiement de force navale, la forêt de banques de données resta paisible et silencieuse. Loin devant le groupe au fer de la lance et seul avec lui-même, Jim admirait ce nouveau paysage fantastique qui se présentait à lui. Il avait beau avoir roulé sa bosse sur deux univers pendant des décennies, le réseau était l’endroit le plus incroyable qu’il ait visité. Mais bien que tout autour de lui soit alien à la réalité même, le sentiment que lui évoquait la situation était la nostalgie. Ces blocs en forme d’immeubles renversés lui rappelaient l’architecture de sa colonie natale dans l’océan souterrain d’Europe. Et voler en formation de combat avec des gosses le renvoyait à son temps à l’académie. À l’époque, lui et quelques-uns de ses camarades avait formé une team sur un simulateur d’aéronef ancien en ligne sur le supranet, les red wings. La plupart des bobards qu’il racontait aux élèves de Kadic sur sa supposée carrière de pilote de chasse étaient inspirés des matchs et roleplays auxquels il avait participé…

—Ulrich, interpella Yumi en brisant la sérénité du moment. Je ressens du mouvement sur tes huit heures.

L’interpellé n’avait rien sur son sonar, mais il savait pertinent que si sa copine avait été mise au poste d’opératrice c’est parce qu’elle pouvait sentir les menaces avant qu’elles soient détectées par les machines. Prenant donc son avertissement très au sérieux, il procéda à dévier la puissance de son sonar vers ses huit heures pour effectuer un balayage.
Par professionnalisme, Odd fit tourner la tourelle principale du Skid vers la position approximative de l’objet non identifié. Ses coordonnées exactes furent cependant très vite connues de tous quand les systèmes du navskid verrouillèrent une signature ennemie.

—Je l’ai, c’t’un Kongre, constata Ulrich. Il nous suit mais il a pas l’air de vouloir nous engager.

—Probablement un éclaireur vu son comportement, commenta Jim.

Odd régla son réticule de visée sur les secondes d’arc

—Je décroche pour l’intercepter ? Continua le samouraï pilote. S’il est seul, ça vaut peut-être pas le coup de briser le périmètre pour aller le dénicher.

Avant qu’ils aient le temps d’en débattre proprement, un javelot de plasma fusa à la vitesse de la lumière entre les banques de données et vaporisa le pauvre monstre sur le coup.

—Et voilà, problème réglé ! déclara Odd fier de lui alors qu’un des canons de sa tourelle fumait encore.

—Jolie tir gamin ! Le félicita Jim.

—Que voulez-vous ? On ne m’appelle pas Odd le magnifique pour rien !

—Attention quand même à tes chevilles ! Mitigea Aelita d’un ton enjoué tandis que Yumi hocha la tête pour approuver son amie.

Les quelques kilomètres restant se déroulèrent sans encombre. Après une rapide discussion, Jérémie et Jim conclurent tout deux que l’ennemi avait probablement décidé que le Skidbladnir 2.0 était trop puissant pour être affronté dans le réseau. Malgré tout, une simple supposition ne justifiait pas qu’ils baissent leurs gardes, aussi c’est avec la plus grande prudence qu’ils approchèrent leur objectif.

—Objectif dead ahead sept cent, profondeur un point quatre kilo. Répéta Jérémie à demi-frustré.

—No joy, contact négatif. Lui confirma de nouveau Jim.

C’était à n’y rien comprendre.

—Les capteurs du Skid pourrons peut-être nous en dire plus, concéda le petit génie défait.

Quand les deux autres navskids puis enfin le vaisseau mère lui-même arrivèrent en vue de leur destination tous constatèrent la même chose : il n’y avait rien aux coordonnées indiquées par Jérémie. Décidés à quand même investiguer, Aelita passa la zone au peigne fin sous la garde de son escadrille.

—Tu avais raisons Jérémie, les capteurs indiquent clairement un gradient négatif d’entropie centré sur cette position. Il y a bien rejet d’énergie virtuelle dans le réseau mais pas de source…

—Mais enfin c’est absurde ! L’énergie ça ne peut pas sortir de nulle part ! La source est forcément quelque part !

Une impasse, Jérémie n’en été pas exactement à sa première mais celle-ci le frustrait particulièrement. La solution était évidente, il le sentait, il avait juste besoin de penser en dehors de la boîte.

« En dehors de la boîte… »

Frappé par son propre manque de perspective, il se connecta aux senseurs hyperspatiaux du Skid.

—Waouh, c’est du délire puissance X…

—Jérémie ?

—Aelita, rappelle les navskids et fait chauffer l’hyperdrive. Vous allez devoir quitter le réseau.


à suivre
  Sujet: Position/transition salle turbines et autres  
Robin2553

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MessageForum: L'animé Code Lyoko   Posté le: Mar 26 Sep 2017 21:32   Sujet: Position/transition salle turbines et autres
immu a écrit:
Dans le plan de coupe S1 on voit bien que les salles sont encore sur le côté du monte-charges, et non dans le même sens que l'entrée du monte charges au niveau de la cathédrale.


Vrai, mais au point où on en est ce serait déjà bien de les avoirs cohérents sur ne serait-ce qu’une seule saison Mr. Green
Du coup je me suis demandé s’il ne serait pas possible de rendre ce bordel cohérent en réorientant la chaufferie et je suis tombé une config à peu près potable :

Spoiler


Par ailleurs, j’ai aussi remarqué que le chemin vers la salle des turbines qu’emprunte Jérémie dans Réplika n’est pas la porte du screenshot C mais un renfoncement dans le mur de droite, ce qui va dans le sens de mon schéma.
Niveau fan-théorie, si j’avais à sortir une justification je dirais que ce que les LG désignent comme étant le « corridor de la chaufferie » serait un niveau juste en dessous du plancher de la cathédrale que l’on peut accéder soit par l’escalier, soit par le monte-charge (sa fonction originelle du temps où l’usine été active) dont l’une des sortie débouche sur la chaufferie.

Mais au final, la seul certitude qu’on peut avoir c’est que les animateurs, eux, ne se sont pas foulés Mr. Green
  Sujet: Position/transition salle turbines et autres  
Robin2553

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MessageForum: L'animé Code Lyoko   Posté le: Mar 26 Sep 2017 11:46   Sujet: Position/transition salle turbines et autres
Mophie a écrit:
Si je te suit bien tu es en train de dire que la salle des machines n'est pas là où on le pensait?


Probablement ça et le fait que cela situerait l’usine dans un espace non euclidien qui permettrait de revenir à son point de départ en marchant dans la même direction Mr. Green
  Sujet: Position de la salle des machines  
Robin2553

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MessageForum: L'animé Code Lyoko   Posté le: Dim 24 Sep 2017 16:53   Sujet: Position de la salle des machines
L'on ne m'a toujours pas appelé ? Dommage, parce que je vais encore ramené ma science Mr. Green

Pour moi, la superstructure de l’usine peut être divisée en trois parties chacune disposant de leurs propres réseaux d’accès :

-La partie logistique (salle cathédrale, quai d’embarquement visible dans la vue d'ensemble de la bible graphique, ect.)
Elle aurait servi à stocker/entreposer mais aussi à charger/décharger la matière première et les produit de l’usine. Pour cela, elle avait besoin d’un accès à la chaîne de montage qui se situerait sur le mur du fond de la salle cathédrale. Ce dernier serait en réalité le prolongement des convoyeurs de la chaîne de montage et on le voit utilisé dans Piège quand Odd et Jérémie partent vérifier les fusibles en salle de contrôle (pas accéder au complexe du SC…).

-La partie mécanique (chaine de montage, salle des turbines, chaudière, ect)
Contenant toute la machinerie, elle aurait eu besoin d’accès de maintenance telle que l’escalier de Au meilleur de sa forme dans la salle cathédrale donnant accès à la chaufferie ou encore l’échelle (visible dans la bible graphique) qui lierait la salle des machines à la salle des turbines.

-La partie « administrative » (salle de contrôle).
Là où l’usine aurait été gérée et dirigée, possède surement une partie bureau jamais vu dans la série qui serait en toute logique quelque part près de la salle de contrôle. N’ayant pas été fait pour accommoder des machines, les accès de celle-ci n'utilise pas d'échelles ou de convoyeur comme pour les autres partie mais des couloirs et escaliers tout ce qu’il y a de plus normaux.

Ce qui répond à la question. L’escalier de la salle des machines est un accès à la partie administrative de l’usine et donc de la salle de contrôle vers laquelle Odd et Jérémie se dirigaient dans Piège avant de se faire Ackbar et de devoir descendre dans la salle des turbines pour accéder à la chaufferie.

Alternativement, la partie administrative est aussi probablement accessible via le niveau surélevé de l’usine sur lequel donne le pont. Au final, nous avons donc deux entrées pour la salle des machines :

-Soit par la partie logistique, c’est à dire le tunnel du convoyeur de la chaine de montage au fond de la salle cathédrale au niveau du monte-charge.

-Soit par la partie administrative, c’est-à-dire probablement par des couloirs (comme celui de la salle de contrôle dans Clap de fin) longeant la superstructure de l’usine au niveau du pont qui donne accès au fameux escalier. Toute les transitions de la salle cathédrale à cette escalier se font à ma connaissance dans le contexte de course poursuite. On peut donc imaginer qu'Ulrich dans L'âme des robots comme Yumi dans Contre-attaque sont passé entre temps par le niveau supérieur de l'usine puis dans la partie administrative pour essayer de semer leur poursuivant respectif avant de se retrouver piégé dans la salle des machines.
  Sujet: Position/transition salle turbines et autres  
Robin2553

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MessageForum: L'animé Code Lyoko   Posté le: Dim 24 Sep 2017 16:11   Sujet: Position/transition salle turbines et autres
On m’a appelé ? Non ? Alors dommage, parce que je vais quand même ramené ma science Mr. Green

immu a écrit:
quelle est la salle sombre ?


Vu que l’on m’a déjà devancé sur la question je me permettrais d’ajouté la précision que les machines visibles dans cette salle sont bel et bien des turbines.

immu a écrit:
comment la porte (symbolisée en blanc) mène à la salle des machines ?


En passant par la salle des turbines apparemment, qui elle-même semble être accessible par une échelle que l’on peut voir en haut à gauche (et à droite) de l'artwork de cette dernière présenté dans la bible graphique :

Spoiler


immu a écrit:
où mène la porte située dans le couloir entre l'échelle qu'empruntent nicolas et hervé et le laboratoire (j'ai pas la screen).


Pour moi, le plus logique semble que ce couloir n’est pas la transition entre l’usine et le complexe du SC à proprement parlé mais plutôt entre l’usine et le fouillis de tuyaux au bout duquel se trouverait le véritable accès à la partie supérieur de la salle de l’holomap cette dernière ne contenant au final qu'une petite fraction de la tuyauterie.
Je base ceci sur le fait qu’au vu de la hauteur de la porte dans l’artwork officiel aucun tuyau ne devrait être visible depuis la chaufferie ou le couloir.
Mais aussi et surtout sur la constation simple que, comme illustré sur le screenshot D, le mur censé faire la séparation entre la chaufferie et le complexe du SC est au minimum deux fois plus large que ce dernier, ce qui indique l’existence d’un large espace inexploré dans lequel des tuyaux s’engouffre.

Cette excu… explication en place l’on pourra justifier à priori quasiment tout et n’importe quoi sur le nombre et la position des entrées à cette élusive "salle des tuyaux". Y compris la facilité scénaristique de l’épisode 6 pointé par Zéphyr qui ferait (si le couloir est un accès direct) tombé Ulrich et Yumi sur une petite dizaine de mètres à travers ce qui est représenté par toute les sources comme une dense couche de tuyauterie diverses et variés.

immu a écrit:
où mène la porte située dans le couloir entre l'échelle qu'empruntent nicolas et hervé et le laboratoire (j'ai pas la sreen).


Nul ne le sait, le DA ne le réutilise jamais à ma connaissance. Personnellement, pour l’instant, la fan-théorie la plus solide que j’ai pu imaginer sur ce couloir et qu’il s’agissait d’une sortie de secours mise en place par Hopper dont l’entrée était seulement accessible/visible depuis l’intérieur. La dalle vers la salle cathédrale ne pouvait ainsi en temps normal qu’être empruntée depuis le labo mais aurait été défoncé lors la mise à sac de l’usine par les bulldozers dans l'épisode (Cruel dilemme) ou elle apparaît.

De ce point de vue, l’autre porte pourrait donner sur littéralement n’importe quoi, que ce soit une ou plusieurs autre sortie de secours vers l’intérieur ou l’extérieur de l’usine, une autre partie de la salle des tuyaux pour la maintenance de celle-ci, la réserve stratégique de café du professeur Hopper ou bien le portail vers une version alternative de l’usine dans une autre réalité.

En gros pas besoin de te casser la tête, tu as carte blanche sur celle-ci ^^
  Sujet: Aelita est une IA, preuve à l'appui.  
Robin2553

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MessageForum: L'animé Code Lyoko   Posté le: Jeu 03 Aoû 2017 13:24   Sujet: Aelita est une IA, preuve à l'appui.
Citation:
il est impossible de connecter directement son cerveau à Internet pour un être humain.

*laugh in cyberpunk*


Plus sérieusement, si la fan théorie en elle-même est intéressante, je pense que tout le monde y gagneraient si tu arrêtais d’appeler « preuves » de simple spéculations sur des easter eggs (présent ou pas d’ailleurs) dont la fonction est clairement d’être pris comme hors-univers.
En particulier avec un raisonnement aussi tiré par les cheveux…

Mais bref, pour en venir à nos qbits objectivement le fait que nous n’ayons pas la preuve formelle qu’Aelita soit humaine est plus une démonstration du fait qu’on connaisse finalement très peu sur son passé qu’autre chose.
Pour autant qu’on sache, rien ne démontre non plus qu’elle ne soit pas d’origine alien...

Au final, j’inviterai les tenants de la théorie à se concentrer sur des choses un peu plus concrète, comme l’impossibilité pour une humaine d’avoir des cheveux roses par exemple Wink
  Sujet: Aelita et Talia  
Robin2553

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MessageForum: L'animé Code Lyoko   Posté le: Mar 20 Juin 2017 23:01   Sujet: Aelita et Talia
https://lmdldb.files.wordpress.com/2009/06/copland_os_enterprise_icon_by_psybear.png

Vous savez, je trouve qu'on apprécie pas assez le travail de la division de bio-ingénierie de la Tachibana.
C'est quand même les premiers à avoir eux une compréhension assez solide du génome humain pour réussir la matérialisation.

Mais je digresse, figurez vous que selon mes sources, l'ensemble de la timeline de l'épisode 10 a été effacé de l'univers de Lyoko, Taelia y compris. Effondrement spontané du continuum fictionnel en plot hole de type 3 apparemment. Mais bizarrement, il semblerait que plusieurs éléments du rapport de la division marketing et communication sur l'incident aient été revus avant publication.
En particulier, a été effacée toute mention de la thèse formulée hors cadre par Jérémie selon laquelle le RVLP pourrait pro-activement altérer l'histoire pour donner à une créature virtuelle matérialisée une identité sur Terre.
  Sujet: [Fanfic] Information war  
Robin2553

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Lun 08 Mai 2017 15:31   Sujet: [Fanfic] Information war
*Insert overused joke here*





J'imagine que ma rengaine habituelle doit sérieusement taper sur le système de la plupart d'entre vous à ce stade, aussi en tant que flemmard certifié je vous l'épargne volontiers.
Si j'ai quelques annonces que j'aimerais garder en réserves pour un moment plus propice, je peux difficilement publier ce nouveau chapitre sans adresser le faites que certain des chapitres précédent ont été massivement modifié.
En particulier, si le 10-1 est officiellement le chapitre qui brise ce hiatus, officieusement cet honneur revient plutôt au rapport entièrement réécris du chapitre 2 qui après avoir gagné son indépendance est maintenant probablement le chapitre bonus le plus important d'information war et a perdu la plus grande partie de sa lourdeur technico-scientifique au profit d'allégories. Aussi je vous inviterais à aller le lire puisque j'imagine difficilement que quiconque est eu le courage de se retaper toute ma fic simplement parce qu'il y a un jolie [Rénovée] dans le titre du sujet. Sinon, les autres passages réécris en ordre d'importance sont :

-Le rapport du chapitre 8-2
-Les extraits des notes de Jérémie du chapitre 9-1
-La dernière partie du chapitre 2

Le reste peut être complètement ignoré si vous l'avez déjà lu, les seules modification notables étant :

-Les champ de gravité artificiel ont maintenant une explication technologique in univers qui résonne avec l'épisode gravité zéro (super champ magnétique).
-Le PTS (Personal Tactic System) s'appelle maintenant IRIS (Integrated Retinal Interface System).
-Les HVBM (High Velocity Ballistic Missile) s'appelle maintenant HAVOC (High Accuracy and Velocity Ordnance Conveyer).
-Les tenues de combat multi-environnement on maintenant l’acronyme MECS (Multi-Environment Combat Suit).


Cela réglé, j'aimerais attirer votre attention sur cette citation de Silius Italicus afin de ne pas gâcher une blague qui aura mit plus d'un an à se mettre en place :


Silius Italicus a écrit:
Au plaisir de retrouver les froids polaires avec vous.


Merci de votre patience ^^

Notes :

¹:
Spoiler


²:
Spoiler


Information war :

[Chapitre 10-1] Operation First Strike :


«I’ve had worse, it’s just a flesh wound. »
Patronus Volontarius durant la bataille du Mont Badon sur la perte de son avant-bras.


Océan Atlantique, au large de l’actuelle Péninsule du Labrador, 7éme siècle.


Une aube orangée venait à peine de commencer à se refléter dans les eaux sur lesquelles le « fait de fin bois » voguait que la journée s’annonçait déjà pleine de promesses.

—Terre ! Terre en vue ! Hurla-t-on soudain à l’avant du navire.

Réveillé quasis en sursaut par la bonne nouvelle, Sindri d’Ivaldi se précipita à travers les rangées de rameurs sous la voile de son bateau pour le voir de ses propres yeux. L’océan était encore entre le jour et la nuit, aussi avait-on du mal à discerner leurs formes sous le ciel étoilé de l'ouest. Cependant, le marin avait assez navigué pour reconnaître des falaises quand il en voyait. Il se tourna vers ses hommes.

—C’est la côte ! Leur annonça-t-ils en pointant l’horizon du doigt.

Une acclamation parcourra le navire de la proue à la poupe. Un autre monde ! Il y avait bien un autre monde au-delà du grand océan ! Et ils l’avaient finalement atteint !

—Par la puissance du dieu protecteur ! Rugit une voix d’une telle portée qu’elle couvrit les vivats. Tu as raisons Sindri ! C’est bien là notre destination !

Un silence religieux s’installa immédiatement sur les flots après cette proclamation. Malgré le fait que l’équipage ne l’ai jamais vu ni manger ni boire, l’homme qui venait de surgir derrière leur chef respirait d’une santé et d’une robustesse telle que sa présence avait tout entière envahie la proue. Seule la peau de sanglier tachée d’écume et délavée par les intempéries qu’il portait semblait avoir subie les affres du voyage.
Dans le cœur des marins, l’identité de leur passager ne faisait maintenant guère plus de doute.

—Oh ! Grand Seigneur ! Lui répondit le capitaine en s’agenouillant respectueusement devant lui. Nous voici arrivé chez vous !

—Relève toi donc. Oh ! Sindri d’Ivaldi, car ce jour est un jour de triomphe pour toi et les tiens. Jamais, pas même en traversant les terres glacées des anciens géants n’ai-je passé de la terre du milieu à mon monde plus vite que sur le « fait de fin bois ». Le clan d’Ivaldi mérite bien sa réputation de meilleurs marins des mers ! Aussi veillerai-je à ce que les miens vous récompenses tous à la mesure de votre exploit une fois chez vous !

Une autre acclamation plus puissante que la dernière traversa le navire. Motivés par sa promesse et la perspective de la terre ferme, les hommes se mirent à ramer avec une énergie décuplée. Le « seigneur » lui se contenta d’admirer les formes du continent occidental se dessiner progressivement sous la lueur du jour naissant.
Il pouvait le sentir, loin, par-delà les falaises à travers les grandes plaines du sud-ouest. Le domaine le rappelait à lui.


___________________________________



Armurerie principale du bunker, samedi dans la matinée (quatrième semaine).


Typiquement située dans l'une des zones les plus fortifiées, l'armurerie principale d'une base de la Federal Navy était essentiellement un hub de déploiement où le personnel était équipé, briefé et dispatché là où il était requis. À cet effet, en plus des râteliers d'armes et d'équipements militaires noires qui assombrissaient les tons habituellement blancs du complexe souterrain, la salle était aussi pourvue d'un imposant système d'affichage holographique donnant l'état opérationnel du bunker en temps réel. Habituellement d'un bleu neutre, celui ci s'était progressivement couvert de rouge pendant la dernière heure.

/!\ Réchauffement irréversible des installations en cours, temps estimé avant échec critique des systèmes : 10 heures./!\


RavenLab attaquait de nouveau, et leur mastodonte blindé était de retour sur Lyoko pour un second round avec Lima-1. Mais plus de coupe par-feu sortit de derrière les lunettes de Jérémie cette fois. Pour atteindre la tour il faudra passer sur la carcasse du char. En dépit de l'apparente gravité de la situation cependant, les lyoko-guerriers étaient sereins. Un sentiment loin d'être partagé par leur gardienne.

—Et n’oubliez surtout pas, pas de risques inutiles, leur répéta Joana. Si jamais vous sentez que ça tourne au vinaigre…

—…on n’hésite pas à s’éjecter, oui maman. Ironisa Odd alors qu’elle inspectait son armure MECS.

Une légère frappe sur la tempe de son casque indiqua au fanfaron que son trait d'humour avait été bien reçu.

—Test de résistance au choc. Lui proclama « maman » après coup.

Du point de vue de Lima-1, leur faire porter leur armure de combat pour un plongeon était un tantinet too much. Les fédéraux quant à eux n'étaient gère confortable avec l'idée de les envoyer risquer corps et âmes sans que toutes les précautions soient prises. En particulier, il n'était pas question qu'ils aient à affronter de nouveau de tels dangers seuls.
L'inspection qui suivit celle d'Odd fut une formalité. Comme elle s’y attendait, le Lieutenant ne trouva pas le moindre défaut sur la tenue multi-environnement de James. Les marines étaient réputés pour prendre soin de leur MECS comme de la prunelle de leurs yeux après tous.
Son travail terminé, l'officier naval plaça le tranchant de sa main ouverte en face de la visière.

« « Be careful out there, I have a bad feeling about those winter conditions. » » Lui transmit-elle par COM privée.

D'un mouvement fluide, le vétéran des marines saisit fermement la paume qui se présentait à lui avant de hocher la tête pour faire comprendre qu'il avait reçu le message.
D'abord intrigués par le geste, les lyoko-guerriers apprirent plus tard qu'il s'agissait d'une tradition établit au 22éme siècle pour souhaiter une EVA sans encombre.


___________________________________



Territoire du désert, opération First Strike T+0h17.


Seul à garder la tour au milieu d'un plateau désertique s'étendant sur plus d'un kilomètre autour de lui, le char quadripode virtuel attendait l'ennemi. De loin, sa couleur grise sombre le laisser se fondre avec le reste des rochers qui agréaient l'uniformité orangée du « sable ». Mais malgré ce camouflage, sa présence faisait contraster un climat glacé de terreur sur l'immensité réduit en no man's land sous l'oppression de sa puissance de feu.

Se détachant des brins de lumière filtrant à travers les remous constants de la surface, une ombre se mouva dans la mer numérique.
<\GUNGNIR SYSTEM ACTIVATED.

C'était cette terrorisante aura annonciatrice d’annihilation qu'avait décidée de retranscrire Odd dans son choix de nom.

>Target selected, firing sequence initiated>
Une trappe métallique s'ouvrit sans bruit dans le calme de l'environnement sous-marin.

Cependant, quand on dû lui faire comprendre que l’arrangement de lettre « Klasse et Kool » qu'il avait concocté était aussi long qu'imprononçable, ce dernier fut contraint de trouver un compromis pour conserver sa vision poétique :
« Terroriseur à Neuf K » ou TàNK.
Du commentaire éclairé d'Ulrich,  «Bah ça, c'est déjà plus inspiré que mégatank... ».

Fracassant l'obscurité autant que le silence, l'éclair et le tonnerre engloutirent l'ombre.
Loin sous le plateau, la mer numérique se déforma, se boursoufla jusqu'à qu'une bosse se forme à sa surface. Puis, brutalement, avec un grondement qui se fit entendre jusque dans les hauteurs du territoire, le projectile s'extirpa de sa prison aqueuse avant de foncer littéralement comme une fusée dans le ciel de Lyoko.
Le booster de l'engin irradiait une lumière blanche d'une telle intensité qu'on aurait dit qu'une boule d'énergie s'élevait au-dessus du plateau. Incapable de ne serais-ce que verrouiller la menace tellement elle éblouissait ses optiques, le TàNK fut condamner à l'inaction alors que l'arc décrit par le missile se courbait degrés par degrés vers sa direction.
Il y eut un flash, un bruit sourd se fit entendre sur les plate-formes avoisinante puis plus rien. Du Terroriseur à Neuf K et de la tour ne restait plus qu'un cratère même pas fumant...


___________________________________




COV, opération First Strike T+0h20.


Jérémie bondit de son fauteuil dans un moment d'exaltation.

—YYYYYYYES !

La victoire était éclatante, mais plus que ça elle était décisive. Si théoriquement, il aurait été possible de mener RavenLab en bateau un bon moment en détruisant les territoires porteurs de la tour infectée à chaque attaque comme le prévoyait « Thanatos Contingency », cette méthode avait ses limites. C'était simplement une guerre d'attrition perdue d'avance, inévitablement ils auraient commencer à perdre plus vite qu'ils ne pouvaient reconstruire, remportant au final des victoires tactiques au prix d'une défaite stratégique...
Le système Gungnir lui n'avait pas ce défaut.

Sa concentration partiellement retrouvée le jeune génie prit un instant pour s'attarder sur le visuel de ground zero retransmis sur les holos via les sondes de reco. Le cratère se rapetissait à vue d’œil. Un quadrillage vert plus hâtif que ses camarades avait déjà redessiné la partie inférieure de la tour et était en attente de texture. Dans quelques dizaines de minutes tout au plus, ce serait comme si rien ne s'était passé.
Il leva par réflexe son avant-bras gauche pour tapoter sur son programmateur avant de réaliser qu'il n'était pas virtualisé. Au final, cela n'avait été possible que parce qu'il pouvait créer des explosifs virtuels.
L'avatar de Jérémie, clef de la domination de Lyoko. L'image d'Odd s'étouffant de rire après qu'on lui est raconté la meilleure blague absurde qu'il est jamais entendu lui vint à l'esprit.


___________________________________




Garage Skid 2.0, opération First Strike T+0h25.



Distrait par les reflets de l'eau sur les murs et parois bleutés de la baie d’amarrage, Odd manqua presque le début. Quand il baissa les yeux vers le basin, une image déformée par les remous occupée déjà toute la surface et s’apprêtait à la crever. La première partie à émerger fut la coupole contenant le centre de commandes, suivi de près par la tourelle à triple canons à une dizaines mètres devant cette dernière. Puis, progressivement, le vaisseau prit forme.
L’arrière était tranché entre l'imposant bloc moteur quasis-rectangulaire et les arrondies de la passerelle, tandis qu'il se révéla à l'autre extrémité que l'encoche dans laquelle était logée l'arme s'étendait sur les flancs en deux pente d'une trentaine de degrés séparant les trois quarts du bâtiment sur toute sa longueur. À leur sommet, si l'on regardait de près, l'on pouvait constater que la surface aplanit formant l'ossature du pont était équipée de six trappes circulaires réparties de manière équidistante. Mais ce qui attirait avant tout le regard était le flanc droit marqué aux lettres blanches.

« « FNS Skidbladnir¹ » » Y annonçait on fièrement au côté d'une chevêche d'Athéna aux ailes déployées, sigle de la Federal Navy.

Après quelques secondes à l'admirer flotter fièrement sur l'extrémité de ses ailerons, pavanant après sa victoire, les matelots se mirent au travail. La première à se mobiliser fut Aelita dont le chant de création raisonna dans la baie. Obéissant à ses commandes, des racines de Lyoko vinrent se rapprocher de par et d'autre du vaisseau. Une fois bien ancrés dans la coque, des impulsions rouges en provenance des tours les parcoururent pour aller réalimenter le cœur du skid en énergie virtuelle.
Le bâtiment étant désormais stable sur les flots, Ulrich bondit sur le pont avant de héler son camarade.

—Tu viens me donner un coup de main Odd ?

—J'arrive ! Lui répondit-il avant de le rejoindre.

Le samouraï se tenait au-dessus de la trappe marquée « 1 » située juste derrière la tourelle et attendait l'aide du félin pour l'ouvrir manuellement. Le lourd disque basculé vers l’arrière, ils constatèrent que Yumi équipée d'un amplificateur de pouvoir faisait déjà doucement flotter télépathiquement l'un des missiles créés par Jérémie et Aelita vers eux.

—Ok, on l'a ! tu peux le descendre !

Placé juste au-dessus de son silo il paraissait évident qu'il était bien trop grand pour tenir à la verticale à l'intérieur du navire. Heureusement, comme l'avait récemment découvert Odd, le concept de l'hyperespace qui s'appliquait sur Lyoko était bien plus « dément » que les level warps de Galactic Battle.
L'engin sécurisé et enfermé, les deux compères redescendirent sur le quai pour rejoindre les filles qui les y attendaient. À peine le groupe s'était-il réuni cependant que le crépitement familier d'une virtualisation se fit entendre derrière eux.

Habitué aux chutes en tout genre, ce fut à peine si le vétéran des para-orbitaux flécha les genoux quand il toucha le sol. Un exploit qui arracha un sifflement admiratif à Odd, immédiatement corrigé par une remarque sarcastique.

—Et alors Jim ? On laisse les autres se taper tout le boulot ?

Lui retournant un sourire radieux qui déforma légèrement la cicatrice de brûlure cryogénique bien visible sur la joue de son avatar, James se contenta de le prendre de haut.

—Privilège de marine Della Robbia, t'avais qu'à y penser avant de devenir matelot dans la Navy.

Comme pour appuyer ses dires, sa tenue n'était nul autre qu'une MECS du 7éme bataillon du génie du corps des marines fédéraux, reconnaissable à leur plaque pectorale et épaulière droite peintes en rouge. Autrement, son armement était similaire à celui de Joana à l’exception du fusil d'assaut plus encombrant que la carabine.

—Alors, vous l'avez trouvé ? Lui demanda Aelita curieuse.

—Affirmatif, répondit la voix de Jérémie. Je télécharge les coordonnées dans la navigation du skid en ce moment même.

—On partira dès que la recharge en énergie de la dame² sera finie, précisa James. Ça devrait laisser le temps au Lieutenant de se positionner en orbite. Ensuite, il sera temps d'aller amarrer nos bottes là où ça fait mal.

Lima-1 approuva silencieusement mais rigoureusement. Il était grand temps de faire regretter à ces enflures de Corbacs de s'en être pris à leur Aelita.

à suivre
  Sujet: [Pôle Itique] Les élections 2017  
Robin2553

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Sam 15 Avr 2017 02:42   Sujet: [Pôle Itique] Les élections 2017
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Tachibana General Laboratories, yes we do.



Ah ! L'oligarchie du pôle fiction.
Je me souviens que quand je suis arrivé sur ce sous-forum ils en étaient à leurs balbutiements. Si purs, si naïfs, à cette époque ils ne juraient encore que par la terreur de la purge et le « lock'n troll ».
La fougue réformatrice d'une jeune administration totalitaire à qui l'on vient de donner les pleins pouvoirs en somme.

Il ne fallut cependant pas très longtemps à leur style pour maturer vers quelque chose de plus « évolué ». Mettant à profit leur talents de troll, ceux-ci ont réussi à imposer sur la communauté un système orwellien de type Goldstein/Big Brother où un unique membre du parti prit le manteau à la fois d'Hitler et d'un « connard de juif ». Il fut ainsi garanti que toute la haine de la communauté, y compris dans le parti, fût dirigée vers un endroit où la température était bien trop glaciale pour attiser les flame wars.
En d'autre mot : la paix sociale par l'application stratégique et tactique de l'art de troller. Un pur chef d’œuvre de machiavélisme qui en plus de maintenir l'ordre entretenait un certain patriotisme pour le forum via une culture élitiste basée sur une ségrégation stricte des écrivains.

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Néanmoins, après le «  tragique reclassement » subit par l'ancien déchiqueteur de fics du forum. Il semble que la communauté tombe dans une lente décadence. La raison ? La présence de moins en moins fréquente de sa majesté le premier ministre, élément essentiel du Goldstein qui serait en réalité mieux décrit comme étant un couple.
Reconnu pour son programme politique dûment réfléchi dont l'objectif affiché est de « rendre chaque nouvelle années encore plus mauvaise que la précédente ». Sa majesté fut décrite par ses ennemis comme ses alliés comme une personne « avec une belle paire qui n'hésite pas à broyer celle des autres »
Face à ses disparitions de plus en plus fréquente et prolongée cependant, la Section Interne de Renseignement à Intérêt Stratégique a demandé l'assistance de la CIA pour son expertise dans le domaine afin de le débusquer. Les tentatives de bait reste cependant infructueuse...
Si vous le voyez, gardez vos distances et lisez bien attentivement les consignes de sécurité avant de tenter quoi que ce soit. Il déteste particulièrement qu'on utilise la couleur rouge...

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Toujours est-il qu'avec ce vide de plus en plus pesant dans la fabrique sociale de la communauté, le régime autoritaires du pôle semble avoir atteint ses limites. Aussi bon qu'il soit, un troll seul ne peut être haï avec passion par tout un peuple pour toujours, le dict'Icer seul ne peut plus faire face...


Face à cette crise, l'administration semble enfin avoir décidée d'abandonner les principes désuets du totalitarisme pour passer dans l'ère moderne.
Enfin, la communauté goûte à la démocratie, enfin les lyokofans se sont vu donner le droit sacré des peuples à élire leur propre connard à haïr.Mr. Green
C'est là toute la beauté du système républicain, si officiellement celui-ci propose aux citoyens de prendre le pouvoir à travers les élections. Sa véritable offre est l'application la plus pragmatique et proche d'une utopie qu'un système orwellien peut l'être. En effet, plus que d'un leader compétent, ce que les gens veulent vraiment c'est un bouc-émissaire à pointer du doigt pour se décharger de leurs responsabilités.


Dans ce contexte, étant de longue date établis que médire sur les personnages de notre « dessin-animé favori» est le sport nationale de cette communauté, le pôle aura décidé de tenir une élection pour officialiser la chose institutionnellement. Pratique, mais probablement surtout moins coûteux que d'engager un nouveau trol...référent.
Et il va sans dire que j'observe personnellement les rebondissements de cette première campagne de très près (je suis spécialiste autoproclamé en n'importe quoi après tout). Et le moins que l'on puisse dire c'est que la lutte est palpitante.


Tout d'abord, si tout le monde le donne perdant face à aux pitreries d'un Della Robbia au meilleur de sa forme et détesté avec une véritable passion. Je ne parierais pas trop vite sur la défaite de Stern.
En effet, là ou comme ils l'ont démontré pendant les dernières élections les Américains choisissent leur bouc-émissaire en alignement avec leur valeurs traditionnels et/ou avec un certain raffinement pour la débilité bien grasse à l'image des fast-foods qu'ils aiment tant. La communauté étant française nous pouvons nous attendre à des électeurs avec des goûts plus diversifiés dans les cons.
Aussi, si M'Bala incarne de manière sublime l'archétype de la tête à claque très populaires en ce moment. Il ne faut pas oublier qu'une tranche significative de la population française est devenue nostalgique du truand charismatique.
Un fait qui n'est pas à sous-estimé puisque c'est justement ce charisme dont à visiblement manqué l'adversaire d'Ulrich dans les primaires : le petit Nicolas Poliakoff. Ce fils d'immigré hongrois avait quand même, je le rappelle, suscité l'admiration de tout Kadic après avoir inondé la chaufferie du collège pour, je le cite : « nettoyer les esprit-casseur au karcher ».
De plus, la Section Interne de Renseignement à Intérêt Stratégique soupçonne l'existence d'un puissant groupe occulte capable d’ingénieries sociales à grande échelle et de manipulations avancées de l’opinion publique qui comploterait dans l'ombre depuis les temps reculés de Code Lyoko Évolution pour que tout soit systématiquement mit sur le dos d'Ulrich.
Il n'est ainsi pas à exclure que les affaires dans lequel le samouraï est embourbé serait en fait un ingénieux stratagème visant à rappeler au lyokofans qu'il devrait manger plus de pommes.
Certaines rumeurs en interne voudrait même que la mystérieuse organisation compte dans ses rangs la personnalité maléfique d'Hiroki. Une thèse qui pourrait peut-être expliquer comment un enfant à peine sortit de l'école primaire s'est soudainement retrouvé avec des artefacts hors de prix en surplus à offrir...

Le plus dure à avaler dans tout ça étant encore d'imaginer Fillon comme quelqu'un de charismatique...


Néanmoins, ils auront beau tous se débattre autant qu'ils veulent pour la deuxième et la troisième place des pronostics, il paraît difficile d'imaginer un autre vainqueur pour ce premier tour que X.A.N.A. Déjà le bouc-émissaire désigné par la communauté comme les personnages de CL dans les temps préhistorique de la diffusion original de la série, l'on retient surtout de lui le cultissime « encore un coup de X.A.N.A » toujours utilisé de nos jours.
Il faut dire que pouvoir être accusé littéralement de tout et n'importe quoi joue particulièrement en sa faveur, un fait d'autant plus marquant que cela lui avait été vivement reproché dans le passé.

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Seul point noir, les récentes révélations de la presse indépendante de Kadic qui après leur recherche infructueuse de lien entre la Tachibana et les Subdigital's affirme en pointant vers de multiples coïncidences troublantes que le programme multi-agents et son père Carthage serait lié de très près à la méga-corporation.
« Encore une théorie du complot minable mise en place par l'oligarchie islamo-judéo-maçonique » À réagit l'un des spectres infiltrés par X.A.N.A dans les tartines pour les faire tombées du côté de la confiture.



Pourtant loin derrière le peloton de tête, il semblerait que Jim soit devenu une sensation en ligne après qu'il est accusé la candidate Ishiyama de « regarder trop de manges[sic] japonais stupides ». Une phrase qui fut immédiatement reprise et parodié par la communauté très japanophile du Wired.
Cette gaffe, qu'elle est été calculée ou non, à défaut de faire grimper les intentions de votes pour Moralès aura eu le mérite de faire parler de lui.

Car ce n'est hélas pas la chance de tout les prétendants au poste. À la plus grande déception de son père Laura Gauthier n'a en effet pas réussit à obtenir les 50 signatures requises pour participer à l'élection. Une surprise pour beaucoup alors qu'elle bénéficiait notamment du soutien de Lowel Tyron qui allait jusqu'à la décrire comme « une excellente petite collabo », ainsi que d'une fluctuation de l'entropie atmosphérique de l'ouest d'habitude statistiquement neutre.
Dépitée, mais pas découragée pour autant, la petite génie, qui a déjà amassé pas mal de haine grâce à sa destruction magnifiquement exécutée de la cohérence de CLE et du personnages d'Aelita, juge qu'elle est toujours assez talentueuses pour pouvoir être un jour détestée de tous.
Suivant les pas de son idole de toujours, la cruellement sous-reconnue Penny Gadget, celle ci à déclarée qu'elle désirait désormais devenir « un symbole de terreur pour l'humanité ».


Finalement la plus grande tragédie de cette campagne restera Aelita qui, nunuche comme elle est, a gobée le prétexte officiel des élections et pensait jusqu’à encore récemment concourir pour devenir une dirigeante compétente et aimée. ^^
Pire, une grande partie de ses militants n'ont toujours pas fini de courir après le lapin de pâque et continue de croire envers et contre tous qu'ils sont censés voter pour leur convictions politiques...
Qu'est ce que ça peut être con un gauchiste. Mr. Green

 

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