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Men_Chiu MessagePosté le: Lun 13 Mai 2013 21:44   Sujet du message: Répondre en citant  
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Localisation: Par là ? Ou par là ? Je sais plus...
Bonsoir à tous !

Je reviens vers vous pour deux nouveaux chapitres cette semaine =)

Dix-septième chapitre : Que le combat commence

- Bon, tout le monde a bien compris le plan ?
- Oui, Jérémy, soupira Odd. On fonce à la Voûte Céleste pendant que tu actives une Tour.
- Ensuite, je fais semblant de fouiller dans l'interface du Cinquième Territoire pour attirer l'attention de Marc, John et Samy, poursuivit Aelita.
- Une fois qu'ils sont sur Lyoko, reprit Ulrich, on fonce au Cœur.
- Pour finir, tu actives le programme de désactivation de Carthage pendant qu'on les retient, termina Asaki. XANA se charge du reste
- Mais tu es sûr qu'à cinq, on va y arriver ? Demanda Yumi, inquiète.
- On a pas vraiment le choix. C'est notre unique chance : si on échoue, Marc verra le coup venir la prochaine fois et il sera bien plus difficile à berner. Allez, Lyoko-guerriers, c'est votre dernière mission.

Aelita, Yumi, Odd, Ulrich et Asaki prirent le monte-charge et descendirent aux scanners. Le silence régnait : pour la seconde fois, tous savaient qu'après cette mission, ils ne remettraient plus jamais les pieds sur Lyoko. Avant que Yumi, Aelita et Ulrich ne rentrent dans les scanners, Odd prit la parole.

- Si aujourd'hui, notre Virtualisation doit être la dernière, alors faisons de cette mission un succès mémorable. Pour partir en beauté !
- T'as raison, vieux frère ! Ces crétins vont en prendre plein la vue.
- Toujours aussi fou, Odd, lança Aelita. Mais c'est ce qu'on aime chez toi. On se bat pour la victoire, et ce sera notre plus belle.

Les Lyoko-guerriers se réunirent et joignirent leurs mains.

- Pour Lyoko ! S'écrièrent-ils tous ensemble.
- Pour Tobias, qui s'est sacrifié pour Aelita et moi, murmura Yumi.
- Et pour mon père... termina Aelita.

Jérémy virtualisa les maîtres-pions de son plan. Les quatre points verts et le point jaune se dirigèrent rapidement à l'intérieur du Cinquième Territoire. Asaki réalisa une magnifique performance de vol plané lorsqu'il désactiva la clé menant à l'Élévateur. Jérémy activa la Tour du labyrinthe et croisa les doigts. Ils n'avaient pas le droit à l'erreur. Pour les aider, Jérémy avait passé l'après-midi à reprogrammer les armures, mais les pouvoirs étaient toujours absents, en dehors des Champs de Force.

- Jérémy, je commence à fouiller dans l'interface. Du nouveau ?
- XANA a du comprendre ce qu'on faisait. Je pense qu'il se prépare. Mais j'ai toujours pas de nouvelles des autres Lyoko-Guerriers.

Quelque part dans Paris, John tournait autour du tube-prison dans lequel était enfermé Marc. Il jubilait intérieurement : cela faisait des mois, des années, que John haïssait le général. Il avait enfin sa vengeance : le prisonnier était son pantin. Samy entra dans la pièce et lança :

- Les gamins sont sur Lyoko en force. Ils fouillent les données du Cinquième Territoire.
- Parfait, j'avais justement envie de me défouler et de tester ma nouvelle arme.
- Ils ont aussi activé une Tour. Ça ressemble à un...
- Ne discute pas. Prépare trois Virtualisations, active nos pouvoirs et amène-toi. On va aller se faire la main.
- C'est toi le chef... murmura Samuel pour lui-même avant de s'exécuter.

Jérémy repéra les trois points et programma les véhicules. À peine l'Élévateur apparut à l'entrée de la Voûte Céleste que Marc, contrôlé par ordinateur, se jeta en Super-Sprint sur les Lyoko-Guerriers. Ulrich dégaina ses sabres et s'interposa juste à temps. Aelita se retourna et créa un mur entre eux et John et Samuel. Le samouraï sauta en arrière pour éviter une attaque, puis grimpa sur l'Overwing avec Yumi pour échapper à la furie du général.

- Il est en colère, les gars. Faîtes attention à lui !

Les adolescents trouvèrent refuge dans la salle du Coeur de Lyoko et attendirent : l'embuscade était fin prête. Marc, John et Samuel entrèrent à dos de Mantas.

- Asaki, Ulrich, occupez-vous de Marc. Aelita, tu prends Samy. Odd et moi, on s'occupe de John.

Yumi balança sans attendre ses trois Éventails tandis qu'Odd mitraillaient les monstres avec ses Fléchettes. La monture de John fut détruite et le gladiateur se réceptionna tout près de la jeune japonaise. Sans attendre, il dégaina son épée tordue et attaqua. Yumi parvenait avec peine à esquiver : les nouveaux pouvoirs des adversaires les rendaient plus rapides. Odd courut sur la droite et essaya de viser, mais Yumi était toujours entre le félin et sa cible.

Aelita activa ses ailes et alla engager un combat aérien avec le magicien. Samuel détourna la course de sa Manta et poursuivit la Gardienne de Lyoko en la bombardant de boules de feu. Aucun des projectiles ne faisaient mouche : Aelita était habile et évitait facilement les attaques.

Marc sauta de sa monture et atterrit juste entre Asaki et Ulrich. Accroupi, il pivota et crocheta les jambes des deux samouraïs. Asaki fut plus intelligent : il réussit tant bien que mal à se rattraper et sauta sur l'assaillant pour l'empêcher de dévirtualiser Ulrich. Le jeune interne se releva et tira ses sabres.

- Bon, que le combat commence.


Dix-huitième chapitre : La bataille de Lyoko

Aelita se retourna et balança deux Champs de force, que Samuel évita sans peine. L'homme continua de bombarder la Gardienne de Lyoko jusqu'au sommet de l'escalier. Il prépara une nouvelle boule de feu et la projeta droit devant lui. Aelita tourna la tête et esquiva au dernier moment. Malheureusement, le projectile heurta le premier bouclier du Coeur et le détruisit sur le coup.

- Aelita, bon dieu, fais attention !
- Je fais ce que je peux, Jérémy, coupa la jeune fille, essoufflée. Je t'y verrais bien à ma place.

Aelita se posa sur un bloc et prépara deux autres Champs de force. Elle utilisa le premier pour détruire l'attaque suivante de Samy, puis lança le second qui toucha la Manta. Le magicien, déstabilisé, eut tout juste le temps de se rapprocher d'un bloc et de sauter dessus avant que le monstre n'explose. Il leva la tête et regarda son adversaire : Aelita se trouvait deux étages plus haut.

Marc se dégagea de l'emprise d'Asaki et se tourna vers Ulrich pour porter le coup fatal. Heureusement, le samouraï avait eu le temps de se relever et engagea le combat. Son rival japonais contourna le combat et attaqua le général par derrière. Mais Marc avait prévu le coup. Il se baissa pour éviter l'attaque d'Ulrich, se retourna et parvint à bloquer la double-lame d'Asaki. Le combattant se dégagea et jeta le japonais sur son ami.

- Vous croyez vraiment pouvoir me vaincre alors que mes pouvoirs ont été améliorés ? Vous n'avez aucune chance !
- C'est ce qu'on verra ! S'exclamèrent les deux adolescents d'une même voix. Triplicata !

Trois Ulrich et trois Asaki encerclèrent Marc, qui fronça les sourcils. Le combat s'annonçait encore plus compliqué. Odd courait dans tous les sens en visant John, mais le gladiateur était un expert en escrime : il réussissait à garder Yumi dans le champ de visée du félin. Mais il ne parvenait pas à la toucher et cela commença à l'énerver. Il tenta alors une nouvelle série d'attaques, mais cette fois, la japonaise était prête. Yumi se concentra pour utiliser la Télékinésie sur l'épée de son adversaire, qui resta dans les airs alors qu'il abattait ses bras pour pourfendre la jeune fille. Surpris, John tourna la tête vers le haut et vit que son épée allait être balancé dans le vide numérique. Il donna alors un violent coup de pied dans le ventre de Yumi qui fut éjectée sur plusieurs mètres. Odd en profita pour tirer une dizaine de fléchettes. John en esquiva une partie mais fut quand même touché quatre fois.

- Bien joué, Odd. Moins quatre-vingt points pour John !
- Yeah ! Mais il lui en reste vingt, donc il va falloir la jouer serrer.

John se mit à courir vers son épée et Odd chargea son poing. Il comptait cueillir John au moment où il ramasserait son arme. Le gladiateur sauta en avant pour récupérer son arme à quelques mètres du vide et au même moment :

- Champ de force !

La fléchette violette d'Odd partit à toute vitesse mais John avait plus d'un tour dans son sac. Il détruisit la petite pointe en la frappant avec son épée, mais fut expulsé. Yumi en profita pour lancer deux Éventails. John se redressa et se jeta sur le côté pour éviter les attaques. Il fit craquer ses doigts et grogna.

- Ça va pas se passer comme ça... On passe aux choses sérieuses.

Le trio d'Asaki se jeta sur Marc et Ulrich dispersa ses clones autour du combat. Chacun prépara alors son sabre avec un Champ de force jaune. Marc paraît toutes les attaques avec facilité, détruisit les deux doubles du japonais et propulsa l'original en jouant au base-ball avec sa tête. Ulrich profita de la diversion pour lever son sabre et cria :

- Onde de choc !

Les trois samouraïs lancèrent les Champs de force, mais tout ne se passa pas comme prévu. Marc tournoya sur lui-même et renvoya les trois ondes avec son bâton. Ulrich sauta aussi haut qu'il le put pour éviter sa propre attaque, mais il fut touché au pied et retomba lourdement au sol. Asaki s'interposa de nouveau entre lui et le général pour lui éviter une dévirtualisation trop facile.

- T'es plutôt balèze, dans ton genre, lança Asaki.
- Ce qui n'est pas le cas de tout le monde, répliqua Marc. Écartez-vous de notre chemin.
- Là, c'est surtout vous qui vous vous interposez, non ?

Marc ne répondit pas. Asaki jeta un coup d'oeil à Ulrich qui se relevait difficilement.

- Ça va, partenaire ?
- J'ai connu des jours meilleurs, mais je compte bien l'emporter avec moi si je me fais avoir.
- Alors réglons lui son compte une bonne fois pour toute.
- Non, Jérémy veut qu'il assiste à la destruction de Carthage. Il faut qu'on le neutralise.
- Alors commençons par le désarmer.

Samuel regarda vers le bas et vit que John était en grande difficulté. Étant le nouveau chef, le gladiateur ne pouvait être le premier à se faire dévirtualiser. Samy chargea ses poings de magie et sauta. Aelita écarquilla les yeux. La jeune fille déplia ses ailes et sauta elle aussi. Elle jeta un Champ de force mais le magicien se protégea avec un bouclier énergétique.

- John, à couvert ! S'écria Samuel.

John planta son épée dans le sol et se concentra, à genoux. Un dôme noir l'entoura. Yumi et Odd levèrent les yeux. Le félin commença à tirer à tout va tandis que Yumi courut se mettre à l'abri entre deux blocs de la salle. Lorsque Samuel entra en contact avec le sol, une immense onde de choc se déversa tout autour de lui. Aelita s'arrêta de descendre en piqué et ne put qu'assister à l'horreur : Yumi eut tout juste le temps de se mettre à l'abri, mais Odd n'eut pas autant de chance. Le félin se mit à courir pour lui échapper mais l'onde le percuta dans le dos avec force, ce qui le fit disparaître dans un éclair de pixels.

- Odd ! S'exclama Aelita.

L'onde de choc se propagea également de l'autre côté de la salle. Marc la vit arriver en face de lui et utilisa le Super-smoke pour se téléporter en hauteur. Asaki et Ulrich se retournèrent et virent la vague de pouvoir à seulement quelques mètres d'eux. Le japonais planta sa double épée dans le sol et agrippa tandis que son rival croisait ses sabres. L'arme d'Asaki parvint à ralentir l'onde, mais elle fut détruite et le jeune homme fut éjecté contre la paroi du territoire. Ulrich, déjà blessé par Marc, fut également dévirtualisé à cause du choc.

Yumi tendit sa main vers l'endroit où Ulrich se trouvait quelques secondes avant, puis fronça les sourcils. Elle attendit quelques secondes puis sortit de sa cachette et fit appel à son Champ de force vert, qu'elle balança sur Samuel. Incapable de bouger après une telle attaque, le magicien se fit éliminer. Aelita prépara deux autres sphères électriques qu'elle jeta sur John dès l'instant où son bouclier disparut, ce qui le dévirtualisa aussi.

Marc, du haut de son perchoir, esquissa un sourire en coin. Il se retrouvait seul contre trois. « Un jeu d'enfant... »



Voilà voilà ! Pas beaucoup de dialogues, beaucoup de pavés, désolé Mr. Green

Bonne lecture à tous et à la semaine prochaine ! Smile
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Lun 13 Mai 2013 21:58   Sujet du message: Répondre en citant  
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La bataille a commencé, mais les garçons se sont fait rapidement éliminé, il ne reste que les filles et Asaki.

Samuel est de retour, et il a l'air vachement puissant avec son onde de choc.

J'espère que sa va pas finir dans cette bataille, sinon sa serait la honte pour Odd et Ulrich.

vivement la suite

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Men_Chiu MessagePosté le: Lun 20 Mai 2013 09:59   Sujet du message: Répondre en citant  
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Bonjour à tous !

Tenez-vous bien, car aujourd'hui, voici venir les deux derniers chapitres de l'épisode 13 ! Pour couper avec mon ancienne habitude, vous n'aurez pas aujourd'hui le premier de l'épisode 14, car comme l'épisode sera plus court que les autres, je le posterais sûrement en deux fois, donc avec beaucoup de texte (mieux vaut deux gros posts que plusieurs petits, pas vrai ? ^^)

Sans plus attendre, la fin de l'épisode 14 !

Dix-neuvième chapitre : Le survivant

Odd et Ulrich retrouvèrent Jérémy devant son pupitre. Le jeune génie se mordait les doigts. Yumi et Asaki étaient blessés, et seule Aelita avait encore tous ses points de vie. Marc retourna lentement vers le rez-de-chaussée et avisa Asaki. Le jeune homme était en mauvais état et sa double épée était brisée : la moitié de l'arme était profondément enfoncée dans le sol.

- Je te le reprogramme aussi vite que possible, assura Jérémy en se jetant sur son clavier. Retenez le deux minutes, le temps que je lance la désinstallation de Carthage.

Yumi et Asaki se mirent en garde côte à côte, en face de Marc. Le général ne prêta même pas attention à Aelita, qui flottait quelques mètres au-dessus d'eux et qui ne pouvait pas faire grand chose.

- Bon, maintenant que je suis tout seul, je vais pouvoir me débarrasser de l'emprise de John qui bride mes capacités.
- Quoi ? S'exclamèrent les deux japonais.

Le général se plia en deux et commença à déverser sa force. Le sol du Cinquième Territoire se mit à trembler. Asaki crut que c'était le bon moment pour le désarmer : il utilisa le Super-sprint et fonça pour prendre le bâton de Marc. Malheureusement, l'homme était toujours alerte. Il pivota et asséna un violent coup derrière la tête d'Asaki, qui fut dévirtualisé sur le coup.

- Impossible ! S'exclama Yumi.

La geisha prit ses Éventails et s'apprêta à les lancer, mais un énorme Champ de force blanc la renvoya aussitôt dans les scanners, elle aussi. Jérémy sursauta. Le plan allait échoué quand tout à coup, une voix se fit entendre.

- Jérémy, lance une Virtualisation dans le scanner de gauche. Dépêche-toi !
- Qui est là ?
- Dépêche-toi !

Jérémy, peu rassuré, lança quand même le processus.

- Transfert... Scanner... Et Virtualisation !

L'homme apparut dans l'Aréna. Un costume sombre, une sphère magique dans un filet accroché à la ceinture, tous les Lyoko-guerriers le reconnurent lorsque son avatar fut mis à jour. C'était Loyck. L'oncle d'Aelita se précipita jusque dans la salle de l'Élévateur et se rendit en courant jusqu'à la Voûte Céleste. Sa sphère s'activa et l'homme sauta dans le vide. Ses pouvoirs lui permirent de planer jusqu'à l'entrée de la salle du Coeur. Le général détruisait les Champs de force d'Aelita les uns après les autres en riant.

- Marc ! Appela le nouveau venu.

L'interpellé se retourna à son nom et se prit un premier Champ de force qui l'expulsa un peu plus loin. En se relevant, il dit :

- Toi... Qu'est-ce que tu fais ici, Loyck ? Ce n'est plus un combat qui te concerne, désormais ! Va-t-en !
- Quoi que tu dises, Aelita est ma nièce, c'est donc un combat dans lequel je peux m'impliquer. Et Carthage ne t'appartient pas, j'étais là quand nous l'avons mis au point, n'oublie pas.
- J'ai été rétrogradé, à cause de ta fourberie, Loyck ! S'exclama le général. Rien n'arrêtera la stupidité de John. Lorsqu'il aura récupéré Carthage, tout sera terminé.
- J'ai bien peur que cela n'arrive jamais. Jérémy, vas-y !
- Euh, ok... Programme lancé. Code : Carthago Delenda. Processus de destruction de Carthage enclenché.
- Quoi ! Fit Marc, sous le choc. Comment pouvez-vous connaître ce code ?
- C'est mon père qui l'a caché ! Répondit Aelita. Vous n'aviez aucune chance contre nous.

Marc saisit son bâton à deux mains et fonça sur la jeune fille, mais Loyck s'interposa. D'un coup de poing, il dévia la trajectoire de l'arme, puis d'un coup de coude, il frappa Marc en plein dans l'estomac. L'homme se plia en deux tandis que Loyck s'emparait du bâton et le jetait dans le vide numérique. Jérémy, devant son ordinateur, eut malheureusement une mauvaise surprise : le programme nécessitait que le code soit entré sur une nouvelle interface, placé juste en face du Coeur de Lyoko, au sommet des escaliers. Aelita activa ses ailes et fonça. Marc leva les yeux et s'apprêta à la suivre, mais Loyck lui attrapa les épaules.

- C'est fini, mon ami. Carthage n'existe déjà plus.
- La bataille est peut-être perdue, Loyck, mais la guerre continue.

Le général se dégagea violemment et dévirtualisa Loyck en lui balança deux Champs de force en pleine tête, puis utilisa encore le Super-smoke pour apparaître juste à côté d'Aelita, au sommet de la salle. Il l'attrapa par le bras et la repoussa contre la paroi.

- Comme le disait Loyck, c'est fini. Et c'est moi qui gagne.

L'interface apparut et demanda un code. « Si le code pour détruire Carthage est Delenda Carthago, alors... »

- Champ de force !

Marc se retourna rapidement et évita la sphère rose. Il se mit à courir et fit apparaître un nouveau bâton et cria :

- Disparais !


Vingtième chapitre : Le Kombattant

Aelita ferma les yeux mais le coup ne vint jamais. La Gardinne attendit quelques secondes, puis entendit Marc :

- C'est impossible... Pourquoi...

Aelita fit un pas en arrière et découvrit ce qui l'avait sauvé. Une espèce d'humanoïde noir sans visage se tenait entre elle et le général. Six tentacules lumineuses lui servaient de cheveux et une petite pointe indiquait une sorte de nez, au milieu de sa tête. Des rainures blanches brillaient partout sur son corps et lui donnait un aspect à moitié cybernétique. Son bras gauche était un immense bouclier en forme d'Oeil de XANA. Marc recula de quelques mètres en avisant le nouveau monstre.

- Qu'est-ce que...
- C'est l'ultime défense de Lyoko, fit une voix, un peu plus bas. Le plus puissant guerrier virtuel de tous les temps. XANA, en personne.
- Qu'est-ce que...

Marc et Aelita regardèrent quelques blocs plus bas et reconnurent Tobias, plus vivant que jamais. Il grimpait lentement, car il savait que la fin était proche. Pas pour lui, mais pour Lyoko. Lorsqu'il fut au même étage que les trois Lyoko-guerriers, il se tourna vers Aelita.

- Désolé pour l'autre jour, mais il fallait bien prendre une décision.
- Non, c'est nous qui sommes désolés. Désolés de t'avoir embarqué dans une telle aventure, fit Jérémy dans son micro.
- Merci mille fois, Tobias, poursuivit Aelita. Ce que tu as fait était inconscient, mais grâce à toi, Yumi ou moi ne serions peut-être plus là aujourd'hui...
- Je n'ai fait que ce qui me paraissait juste. Et ma mission, tout comme la tienne, Aelita, n'est pas terminée. Carthago Delenda, comme disait Jérémy : Carthage doit être détruite.

Tobias vint se placer près de XANA et prit son arc. Il fit apparaître une flèche et reprit la parole.

- Papa, c'est terminé. Abandonne.
- Je n'ai jamais abandonné de toute ma vie, et aujourd'hui ne fera pas exception. Même si mon propre fils se dresse contre moi, Carthage m'appartiendra !

Le général leva son bâton et courut vers son fils mais le Kombattant se glissa juste devant lui et repoussa l'assaut avec son bouclier géant. Puis son bras droit s'allongea et se transforma en une grande lame. Marc, d'abord surprit, ne se laissa pas abattre : il fit grandir son bâton et engagea un combat rapproché avec l'incarnation du virus de Lyoko.

Le duel était intense, si bien qu'à chaque fois que les deux armes se rencontraient, une onde de choc faisait vibrer les murs du Cinquième Territoire. XANA para une nouvelle attaque avec son bras gauche et donna un coup de pied retourné à Marc, qui fut projeté dans le vide. Grâce au Super-smoke, le père de Tobias se téléporta jusque sur la plate-forme d'en face.

- C'est incroyable... Comment un programme informatique peut-il deviner tous mes mouvements ? Je... je ne vous laisserais pas détruire Carthage. Je préférerais plutôt mourir !

Dans un cri surpuissant, Marc jeta son bâton sur le dernier bouclier du Coeur de Lyoko et le détruisit. XANA fut parcouru d'un éclair et tomba à genou. Aelita se précipita pour l'aider à se relever. Tobias fronça les sourcils. L'homme en face de lui n'avait plus rien d'un père pour lui. La fureur et la folie s'était emparée de son esprit et l'avait transformé en un homme qu'il ne connaissait pas. Il encocha sa flèche, visa et tira. Le projectile magique toucha Marc en plein cœur au moment même où il allait lancer un Champ de force sur le Coeur.

- Désolé... murmura l'archer, en baissant les yeux.

Marc regarda alors ses mains qui commençaient à disparaître en poussière numérique. Il croisa alors le regard de son fils et comprit. « Finalement, même la guerre est perdue... ». Sur Terre, tous les Lyoko-guerriers suivaient l'action, abasourdis. Yumi s'était même agrippé au bras d'Ulrich lorsque Marc avait failli détruire Lyoko pour se faire virtualiser à jamais avec Carthage.

- T'y crois pas, c'était vraiment un taré, celui-là. Bon, on termine ?
- Vas-y Jérémy, fit Loyck, au fond de la pièce. Dis à Aelita de rentrer le code et tout sera terminé.
- Oui, mais Marc, John et Samuel vont être furieux. Qu'est-ce qu'il va nous arriver ? Dans le livre, Franz Hopper disait que Lyoko serait détruit en même temps.
- Ne vous en faîtes pas, je m'occuperais moi-même de ces trois-là. Finissons-en, une bonne fois pour toute.
- Très bien... Aelita, tu m'entends ? Entrez le code.

Aelita aida le Kombattant à se relever. Sa lame se rétracta et XANA se tourna vers Tobias, puis hocha la tête en guise de remerciement. La Gardienne de Lyoko se dirigea vers l'interface, mais le monstre lui bloqua le passage avec son bouclier-Oeil. XANA prit alors sa place et posa ma main droite sur la console. Une Oeil apparut au centre, puis le virus entra le code.

Carthago Delenda

Le Coeur de Lyoko devint rouge et les murs se mirent à trembler. XANA se tourna vers les deux adolescents et fit apparaître sa lame. Aelita se jeta sur le monstre et le serra dans ses bras. Tobias s'approcha et força la jeune fille à s'écarter. XANA pencha la tête sur le côté comme pour essayer de comprendre les sentiments de la Gardienne de Lyoko. Ne comprenant pas, il tourna la tête vers l'archer, qui opina du chef. Le Kombattant leva son bras droit et dévirtualisa les deux adolescents d'une seule attaque. En disparaissant, Tobias le remercia de l'avoir sauvé au lieu de l'avoir gardé à ses côtés.

XANA se tourna vers le Coeur de Lyoko et fit disparaître son arme. L'interface s'était évaporée. Le corps du Kombattant s'éleva de quelques centimètres et des flux de données commencèrent à s'échapper de son corps, s'infiltrant entre les blocs du Cinquième Territoire. Puis l'ultime Lyoko-guerrier se mit à briller avant de disparaître. Sur Lyoko, on put ressentir encore quelques pulsations du cœur de XANA, puis plus rien. Le monde virtuel était désormais inhabité. Le Coeur de Lyoko se mit alors à se craqueler, puis fondit sur lui-même, emportant avec lui ce qui fut pendant de longues années le champ de bataille virtuel d'une petite bande d'élèves du collège Kadic.



Bon... Bah voilà Mr. Green
J'espère que cela vous a plu. Je reviendrais donc vers vous dans deux semaines avec la première moitié de l'épisode 14, alors d'ici là, soyez sage et patient Smile

Bonne journée à tous !!
@+
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fabiodevinci MessagePosté le: Lun 20 Mai 2013 10:19   Sujet du message: Répondre en citant  
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Par contre "Kombattant" sa prend un "c" est non un k

Voila sinon j'ai bien aimé impatient de la suite

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Créateur de Habbo-lyoko
Alerte ! Quelque à piraté mon compte.
Faite très bien attention a ce que le pirateur peux me faire dire. Ne croyez pas que c'est moi !
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Lun 20 Mai 2013 10:21   Sujet du message: Répondre en citant  
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Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
Woah!!!!!
Sa a vraiment bougé, beaucoup d'actions et d'interventions inattendus. Lyock, tobias, XANA en personne.
Marc dévirtualisé et carthage détruit. Je trouve que sa s'est trop bien passé à mon goût.

J'espère quand même que c'est pas terminé. Comme je l'ai dit, sa serai pas glorieux pour Odd et Ulrich que la grande bataille finale se soit fini par un retour aux scanner aussi rapide.

J'attend la suite avec impatience.

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Men_Chiu MessagePosté le: Lun 20 Mai 2013 12:44   Sujet du message: Répondre en citant  
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@*Odd Della Robbia* : Ne t'inquiète pas, j'ai déjà dit que ce n'était pas terminé, même si la fin laisse penser le contraire Mr. Green

@fabiodevinci : Je sais très bien que le mot combattant s'écrit avec un "c". Mais tout le monde sait aussi que les monstres de XANA sont (presque) tous écrit avec un "k" : Kankrelat (cancrelat), Krabe (crabe), Block ou Blok (bloc), etc. J'ai écrit combattant "Kombattant" pour faire pareil, c'est aussi simple que ça Smile
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Peppy MessagePosté le: Lun 20 Mai 2013 16:15   Sujet du message: Répondre en citant  
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C'est vrai qu'on a l'impression que c'est la fin,mais tu nous dit le contraire...Je me demande comment tu vas terminer cette fanfiction...Après tout,ça commence à faire un bail que tu l'as commencé et vu tous les combats auquels on a eu droit,que pourrait il y avoir de plus ?
J'ai vraiment aimé ton chapitre qui laisse présager une bonne fin pour nos héros...Peut être une trop belle fin justement ?

Pressée de lire la suite,à bientôt ! Et courage !

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Men_Chiu MessagePosté le: Sam 29 Juin 2013 23:12   Sujet du message: Répondre en citant  
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Bonjour, bonsoir à tous !

Je reviens, encore en retard, vers vous pour la suite. Ce qui va suivre est la première moitié de l'épisode 14, qui marquera la fin de "Et si la menace était humaine ?". La seconde moitié de cet épisode final arrivera dans le courant du mois de juillet, il faudra donc être patient (mais j'imagine qu'avec tous mes retards cumulés et les 3 ans d'absence pas vraiment justifiés, vous devez être rodés Smile).

Je tiens tout de même à vous prévenir : je pense que cet épisode 14 a un style d'écriture un peu différent des précédents. J'ai eu du mal à l'écrire, car si les idées étaient là, les mots étaient partis en vacances. Merci donc d'en prendre en compte Mr. Green


Épisode quatorze, premier chapitre : Le calme après la tempête

Jérémy referma son ordinateur portable lentement et fit pivoter son siège. Odd dormait à poings fermés, tout habillé, la tête dans le vide. Le petit génie ferma les yeux quelques secondes puis se leva. Il attrapa un gilet et sortit discrètement après s'être assuré que Jim ne faisait pas sa ronde. Jérémy parcourut les couloirs jusqu'à se diriger vers la cour de récréation.

Terminé. XANA. Lyoko. Les incessantes attaques contre ses amis et lui. Tout avait pris fin quelques heures plus tôt, lorsqu'il avait permis au protecteur de Lyoko de détruire Carthage. Loyck lui avait alors demandé de lancer quelques commandes sur la console du Super-calculateur et, en une poignée de secondes, toutes les fenêtres s'étaient fermées les unes après les autres. Il avait eu beau demander ce que l'oncle d'Aelita voulait faire, il n'avait reçu pour seule réponse qu'un vague bougonnement. Puis Loyck était parti, sans rien dire de plus, emportant la Gardienne de Lyoko avec lui. Jérémy s'en voulait de ne pas avoir eu le courage de les suivre comme il aurait du.

Le blondinet poussa la porte de l'internat et fut secoué par un vent glacé. Il s'emmitoufla dans le gilet et fit quelques pas, les yeux fixés sur le sol. En y repensant, la disparition de Lyoko, c'était un peu comme la fin d'une raison de vivre. Jérémy prit son téléphone et consulta sa messagerie. Pas de nouvelles d'Aelita. Il poussa un soupir et rangea l'engin.

- Toi non plus, tu n'arrives pas à dormir ?

Tobias apparut derrière Jérémy, qui ne fut pas surpris de le voir aussi présent. Jérémy le suivit jusqu'à un banc et répondit à la question :

- Il fallait que je récupère encore quelques choses dans la mémoire du Super-calculateur, ça pourrait servir. Et toi, qu'est-ce que tu fais là ?
- Je voulais voir Anaïs, mais elle m'a posé un lapin. Mais je m'en doutais un peu, avec mon absence injustifiée...
- On aurait peut-être du t'inventer une excuse, désolé.

Tobias haussa les épaules et préféra mettre fin à cette discussion gênante. Les deux garçons restèrent assis plusieurs minutes en silence, en regardant au loin, dans la direction dans l'usine. L'archer ressuscité prit alors la parole :

- Odd ?
- Une vraie souche. Il s'est endormi à peine couché. Ulrich ?
- Je ne sais pas. J'pense qu'il est rentré avec Yumi et Asaki. Pas de nouvelles d'Aelita ?

Jérémy secoua la tête pour répondre négativement. Quelques minutes de silence après, Tobias lâcha :

- Je vais devoir partir.
- Je sais.
- Ouais, mon père, tout ça...
- Je comprend. On est tous avec toi, tu sais, même si c'est pas flagrant.
- Je suis désolé que mon vieux ait fait autant de mal, je n'imaginais pas qu'on en arrive tous là, pour lui comme pour nous.

Tobias se leva et Jérémy en fit autant : le vent commença à lui geler les os. Mieux valait aller au chaud sous une grosse couverture. Les deux amis retournèrent tranquillement à l'internat. Le surveillant n'étant pas présent, ils purent retourner dans leurs chambres respectives. Avant de rentrer dans la sienne, Jérémy se tourna vers l'archer :

- À demain, Tobias.
- J'en doute. Au revoir, plutôt.

Le jeune homme laissa Jérémy abasourdi, puis entra dans sa chambre. Il découvrit que la pièce n'avait pas changé depuis son départ. Ses vêtements étaient éparpillés par terre, sa valise éventrée dans un coin, des papiers divers recouvrant son bureau et son lit entièrement défait. La seule chose qui changeait, c'était la présence d'Anaïs Fiquet, assise sur le lit, dos au mur, les bras entourant ses genoux.

- Tu m'avais bien dit que tu ne me quitterais plus, pas vrai ?

Tobias baissa la tête et s'assit à côté d'elle. Il pourrait tout lui raconter, mais elle penserait sans doute qu'il serait un piètre menteur. Il ne pouvait pas non plus mettre en danger le secret des Lyoko-Guerriers.

- J'étais chez un ami, à trois heures de train d'ici.
- Tu sais très bien que je ne te crois pas, et tu me racontes quand même un mensonge ? Tu es au delà du culot, Tobias. T'es au courant ?
- Tu veux la vérité ? Ok... Je suis effrayé, voilà.
- Effrayé ? De quoi ?
- De toi. J'ai peur de mes sentiments pour toi. C'est quelque chose que je n'avais jamais connu avant, et je n'avais pas envie de faire n'importe quoi. C'est pour ça que je n'ai pas répondu à tes messages et c'est pour ça que je suis parti. Je... J'avais besoin de faire le point.

Anaïs attendit quelques secondes avant de lui mettre une petite claque qui surprit Tobias. Avant même qu'il puisse dire un mot, la jeune fille l'embrassa tendrement.

- Tu parles vachement bien pour quelqu'un de timide, mais tu resteras à jamais un mauvais menteur, Tobias.


Deuxième chapitre : Tension d'une nuit

Dès l'instant où Jérémy avait fermé la porte derrière lui en sortant, Odd avait ouvert les yeux. Il se redressa et s'assit au bord de son lit. Il retira ses chaussures en balançant ses jambes jusqu'à ce qu'elles s'envolent. Le félin se leva et marcha jusqu'à la fenêtre. Dans la cour, Jérémy discutait avec Tobias, sur un banc.

Le jeune homme sortit de la chambre en faisant attention à ce que GI-Jim ne le repère pas et se rendit dans l'aile des filles. Il alla taper à la porte de la chambre d'Aelita et ne reçut aucune réponse. La jeune fille n'était pas rentrée : c'est ce qu'il confirma après avoir vérifié à l'intérieur. Lorsqu'il retourna vers le dortoir des garçons, il repensa à l'Ermitage : la mère d'Aelita était cachée là-bas. Odd décida donc de s'y rendre. Il attendit dans la chambre d'Ulrich après avoir récupéré ses chaussures jusqu'à ce que Jérémy passe dans le couloir et quitta l'internat à son tour.

À peine eut-il dépassé le gymnase qu'il reçut un message d'Einstein. Odd ne prit pas la peine de répondre et fourra son téléphone dans sa poche. Il traversa les bois et atteignit, quelques minutes plus tard, l'ancienne maison de Franz Hopper. Il était minuit, et toutes les lumières étaient éteintes. Odd ne prit même pas de précautions et entra dans la bâtisse sans frapper. Sans même essayer d'être discret.

- Aelita ! Appela le blondinet. Aelita, t'es là ?

Le jeune homme fouilla la maison en entière, de fond en comble. Il n'y avait aucune trace d'un être vivant ici, à part lui-même. Odd poussa même le vice jusqu'à fouiller le passage qui menait aux égoûts, découvert à Aelita il y a longtemps. Personne. Odd s'assit sur l'un des deux fauteuils qui trônaient au milieu du salon, et essaya de se remémorer les endroits qu'Aelita affectionnait. Puis il se rappela que c'était Lyock qui l'avait emmené, et donc qu'ils pouvaient être n'importe où. Le félin profita du confort qu'offrait la maison nouvellement restaurée pendant quelques minutes, puis repartit pour Kadic.

À quelques pâtés de maison de là, Yumi, Asaki et Ulrich traversaient une rue pour arriver en face de la propriété des Ishiyama. Le trajet depuis l'usine s'était fait lentement et dans le silence : Yumi avait tenu à ce que le trio fasse plusieurs détours avant de rentrer, soi-disant pour profiter de cette dernière soirée que Lyoko avait encore hanté.

Asaki entra dans la maison et laissa les deux amoureux seuls, devant la porte. Ulrich prit son courage à deux mains pour renflouer sa timidité maladive et embrassa Yumi comme jamais il ne l'avait fait. La japonaise se laissa faire, d'abord un peu réticente à l'idée que son frère Hiroki puisse les espionner. Elle ne savait pas – encore – que le petit chenapan avait une nouvelle fois fait le mur pour rendre visite à une personne qu'il affectionnait tout particulièrement. Lorsque les deux amants se séparèrent, Ulrich prit la parole sur un ton langoureux :

- Je pense pas que cette soirée ait marqué la fin de quoi que ce soit. C'est plutôt le début de quelque chose de nouveau. Toi... et moi... on va vraiment pouvoir se concentrer sur ce qu'on partage, ensemble.
- Tu as raison. Notre attention va devoir se porter sur autre chose que sur Marc, XANA, tout ça.
- Je sais que c'est pas trop le moment pour parler de ça, mais ça me ferait plaisir si tu acceptais de rencontrer mon père.
- Quoi ? Fit Yumi, amusée. Pourquoi donc ?

Ulrich répondit, les joues complètement rouges, qu'il voulait simplement qu'ils se rencontrent « en bonnes et dues formes ». Ils s'embrassèrent une dernière fois et Ulrich voulut tourner les talons pour rentrer à Kadic. C'était sans compter sur Yumi qui l'en empêcha. Son visage, caché par l'ombre de la nuit, était également cramoisi. La jeune fille ouvrit la porte et entraîna Ulrich à l'intérieur.

Odd referma la porte de sa chambre en silence, ôta ses chaussures et se prépara à se coucher.

- Ta balade était intéressante ? Fit la voix glaciale de Jérémy, allongé face au mur sous sa couverture.
- Non. Tu s'rais pas en train d'insinuer quelque chose, par hasard ?

Jérémy se redressa et fixa son compagnon de chambre droit dans les yeux.

- Je voudrais, entre autre, savoir pourquoi tu as fait semblant de dormir si c'était pour te faire la malle après que je sois parti. C'est pas la première fois que tu quittes l'internat en douce et je n'ai encore jamais cafté auprès de Jim.
- Qu'est-ce que ça peut te faire ? Se renfrogna Odd en se faufilant sous sa couette.
- Je sais déjà que tu n'as pas rejoint Tobias, ni Ulrich, ni Yumi. Je ne crois pas qu'il y avait une soirée d'organisée quelque part, donc je pense que tu es allé voir si Aelita n'était pas revenue.

Odd, percé à jour, ne trouva rien à ajouter. Il tourna le dos à Jérémy et fit comme si la discussion était terminée. Mais Einstein, un peu sur les nerfs, se leva et attrapa la « cachette » du félin. Odd se redressa à son tour et s'exclama à haute voix, criant presque :

- Eh oh ! Qu'est-ce qui t'prend, Jérémy ?
- Dis moi où t'étais, Odd.
- T'es timbré, Einstein. Fous moi la paix.
- T'avises pas d'essayer de séduire Aelita une deuxième fois, compris ?
- Correction : t'es complètement malade. Rends-moi ma couverture, j'me tire.

Le félin reprit de force son bien, saisit son oreiller et sortit : direction la chambre d'Ulrich. Dans le couloir, il croisa Jim.

- J'ai entendu du bruit. Qu'est-ce qui se passe, Della Robbia ?
- C'est Belpois, m'sieur. Il fait une crise de paranoïa aiguë. Je crois qu'il a grandement besoin de soins.

Odd dépassa le surveillant sans lui adresser un regard et entra dans son nouveau refuge sous le regard désabusé du professeur de sport.


Troisième chapitre : Explications du lendemain

- Salut Jérémy, fit Ulrich en arrivant dans la cour du collège.

Le samouraï et sa japonaise, Yumi, arrivèrent quelques minutes avant la sonnerie des premiers cours. Ils remarquèrent rapidement que Tobias et Odd n'étaient pas là, et qu'Aelita n'était pas revenue dans la nuit. Ce fut Ulrich qui posa la question.

- Tobias est parti ce matin, et je ne pense pas qu'on le revoit de sitôt. Peut-être même qu'on ne le reverra jamais. Je n'ai pas eu de nouvelles d'Aelita et pour Odd... Je crois bien que c'est de ma faute.
- Vous vous êtes pris la tête ? Demanda Yumi.
- On peut dire ça. Enfin, après réflexion, je crois que je me suis pris la tête tout seul.
- Je vais aller lui parler, fit Ulrich. Il est où ?
- Je l'ai vu partir vers le foyer.

Ulrich s'y rendit au pas de course. Le jeune blondinet, vautré sur un canapé, avait sa tête des mauvais jours. Le samouraï entra dans le foyer et alla s'installer pas loin, sur une chaise inoccupée. Il laissa un silence s'écouler, pour savoir si Odd allait entamer la conversation de lui-même ou s'il fallait prendre les devants. Comme il restait muet, Ulrich commença.

- Bien dormi, vieux frère ?
- Tu parles ? Einstein m'a tellement prit la tête que j'ai pas fermé l’œil.
- Sortant de ta bouche, j'ai du mal à le croire.

Odd pencha la tête avec un petit sourire en coin, puis rectifia ses propos.

- Bon, ok, j'ai dormi un peu, mais j'ai mis du temps, hein !
- Tu m'expliques ?
- Il croit que je continue de faire une fixette sur Aelita.
- C'est le cas ?
- Bien sûr que non. On peut croire que draguer est l'un de mes passe-temps favoris, et c'est pas tout à fait faux...
- Sans rire ! Coupa Ulrich.
- Eh oh. Bref. Je suis pas fou : Aelita m'a déjà jeté une fois. N'importe qui de sensé aurait compris le message. D'ailleurs tu me connais : je ne m'attaque jamais deux fois à la même proie.
- Tu compares Aelita aux autres filles ? Sourit le samouraï.
- Non, arrête de déformer ce que je dis ! J'essaie de t'expliquer que je préfère éviter les filles avec lesquelles je suis déjà sorti ou qui ont refusé.
- C'est dur d'être Dom Juan, pas vrai ?

Ulrich éclata de rire. La sonnerie retentit et les deux compères se rendirent en cours. Odd regarda autour de lui pour être sûr de ne pas être « espionné », puis chuchota :

- Et toi, t'étais où cette nuit ? Pas dans ta chambre en tout cas.
- Euh, j'ai passé la nuit chez Yumi et Asaki. Et pas la peine d'insister, t'en sauras pas plus.

Le félin étira un large sourire, qui s'effaça à moitié lorsque Jérémy se retourna, devant lui. Odd allait balancer une vanne mais Einstein le devança :

- Au fait, j'ai reçu un message du téléphone d'Aelita, ce matin. C'est pas très explicite, mais c'est quand même assez déconcertant...


Quatrième chapitre : Halte pour la nuit

Quelques heures auparavant, quelque part dans Paris :

- J'ai fait déplacé ta mère, Aelita, fit Loyck. Elle est en lieu sûr.

L'oncle de la Gardienne de Lyoko marchait rapidement devant sa nièce, évitant le plus possible la lumière des réverbères. Il ouvrait la bouche de temps en temps sans se retourner vers son interlocutrice. Aelita n'ayant jamais répondu à ce qu'il disait, Loyck n'était sûr qu'elle le suivait que grâce au bruit de ses pas derrière lui.

- Pourquoi ma mère aurait besoin d'être en lieu sûr ? Dit enfin la jeune fille. L'Ermitage ne l'est pas déjà assez ?
- Il l'était, mais plus aujourd'hui. Comme Lyoko a disparu, nous allons devoir mener le dernier combat contre John et Marc sur la terme ferme et bien réelle.
- Nous ? Toi et moi ?

Loyck ne répondit pas. La réalité était déjà bien trop compliquée à accepter, il n'avait pas envie de perdre son énergie à expliquer ce qui la dépasserait grandement. Ils continuèrent de marcher dans des rues vides, l'un derrière l'autre, sans dire un mot de plus. Loyck entra dans un petit hôtel et alla se présenter à l'accueil.

- Bonsoir, Loyck Schaeffer et Aelita Hopper, ma nièce. J'ai réservé deux chambres.
- Bienvenue. Oui, deux chambres communicantes au rez-de-chaussée. C'est bien cela ?
- Oui. Pas de petit-déjeuner, aucune autre prestation. Nous partirons demain matin très tôt, je laisserais un chèque dans ma chambre.

Le réceptionniste parut déconcerté : Loyck ne lui avait même pas laissé le temps de parler. Il se contenta de lui donner deux clés et mena la petite famille jusqu'aux portes de deux chambres, puis retourna à l'accueil. Loyck tendit une clé à Aelita et murmura, pour ne pas réveiller les éventuels autres clients :

- Essaye de dormir le plus possible, demain sera une longue journée. Et désolé de te demander ça, mais il va falloir que tu me confies ton téléphone. Je ne veux pas prendre de risques.
- Quoi ? S'étonna Aelita. On est du même côté, pas vrai ? C'est ce que tu soutiens depuis qu'on s'est rencontré pour la première fois. Tu ne me fais pas confiance ?
- C'est juste que nous n'avons pas besoin que tu préviennes tes amis. S'il te plaît, ne discute pas et donne moi ton téléphone.

Aelita s'exécuta et reçut la clé de sa chambre en échange. Loyck ne dit rien d'autre et s'enferma dans la pièce d'à-côté. Une fois seul, l'homme alla s'asseoir sur son lit. Il ôta la batterie du téléphone de sa nièce ainsi que celle de son propre téléphone et les jeta dans la poubelle. Il retira ensuite le sac, le ferma et le glissa dans une poche de son manteau. Puis il s'allongea et ferma les yeux.

- La journée de demain va être longue. Très longue.

La Gardienne de Lyoko se rendit directement dans la salle de bains et se débarrassa de ses vêtements pour prendre une bonne douche. Une fois sous l'eau, Aelita ne put s'empêcher de se demander ce que lui cachait son oncle. Il était si mystérieux, si secret. Et pourquoi avait-il absolument besoin d'elle pour « le dernier combat » ? Ne pouvant pas répondre seule à ces questions, elle sortit de la douche, s'emmitoufla dans un peignoir, se jeta sur son lit et s'endormit presque aussitôt.

Le lendemain, Loyck se réveilla alors que le soleil ne pointait même pas son nez à l'horizon. Il se passa de l'eau sur le visage et regarda l'heure sur l'écran du téléphone de la chambre : cinq heures et demi. Il toqua à la porte communicante jusqu'à ce qu'Aelita réponde, puis il commença à rassembler ses affaires. Lorsqu'il sortit de sa chambre, Aelita en faisait de même. La jeune Gardienne de Lyoko avait d'énormes cernes et ses cheveux partaient dans tous les sens.

- Je demande quand même si tu as bien dormi ? Fit Loyck, non sans humour.

Aelita grommela quelque chose d'inaudible et se mit à le suivre. L'oncle d'Aelita la fit marcher pendant quelques minutes puis descendit dans une station de métro. Ils prirent alors un train qui se dirigeait vers la sortie de la ville. Alors qu'ils attendaient leur arrêt assis l'un en face de l'autre, Loyck prit dans sa poche le téléphone et la batterie de sa nièce.

- Qu'est-ce que tu vas en faire ? S'empressa de demander Aelita.
- Je vais juste envoyer un message. Ne t'inquiète pas, je ne fais pas partie des personnes qui s'amusent à fouiller les téléphones de ses proches.

Loyck demanda à Aelita de rentrer son code et choisit un destinataire : Jérémy Belpois.


Cinquième chapitre : La fin du voyage

Jérémy attendit l'inter-cours pour ouvrir son téléphone et expliquer qu'il avait reçu ledit message vers six heures et quart. Ulrich lui demanda de lire le contenu.

- Bonjour Jérémy, c'est Loyck. Tout d'abord je tiens à m'excuser de ne pas vous avoir dit où j'emmenais Aelita. Cela doit rester secret autant que possible. Non pas que je ne vous fasse pas confiance, mais qui sait si l'Organisation n'a pas mis vos téléphones sous surveillance. C'est pourquoi ce message ne contiendra aucune information précise. Sachez donc qu'Aelita va bien et que je ferais tout pour que cela continue aussi longtemps que possible. Quelqu'un vous contactera dans la journée pour vous donner quelques instructions. Nous comptons sur vous tous, après ça toute cette histoire sera du passé. Pour finir, mon partenaire tient absolument à ce qu'on vous remercie pour tout ce que vous avez fait depuis toutes ces années. À plus tard. Loyck Schaeffer.
- C'est tout ? S'étonna Odd. Un petit merci et on remise les Lyoko-Guerriers au placard ?
- Estimons-nous heureux d'être tous vivant, objecta Yumi. Après tout, si XANA était dangereux, les attaques de Marc étaient bien pires.
- Yumi a raison, Odd, appuya Jérémy. Ce que je ne m'explique pas, c'est pourquoi tout ce mystère.
- Si Marc, John et Samuel font partie d'une organisation secrète, Loyck ne nous dit rien peut-être pour nous protéger, remarqua Ulrich.

Les autres acquiescèrent. Les cours commencèrent dans un mélange de bonne humeur et d'angoisse. Les Lyoko-Guerriers se rongeaient les ongles de ne pas savoir ce qui les attendaient, et encore plus ce qui attendaient Aelita. Les autres n'y avaient pas fait attention, mais Jérémy se posait une autre question. Qui pouvait bien être le partenaire dont Loyck avait parlé ?

Lorsque vint enfin l'heure du repas, le petit groupe fut réuni autour d'une table, au fond du self. Même Asaki était venu, sur demande de sa chère sœur.

- Bon, c'était quoi, l'urgence ? Demanda t-il. J'ai cours dans moins d'une heure et si je le rate, je suis bon pour me prendre deux heures de colle.

Alors qu'Ulrich et Yumi lui racontaient toute l'histoire, une bagarre se déclencha près des fenêtres. Odd se leva et s'apprêta à aller aider d'autres élèves à interrompre le combat quand une enveloppe lui atterrit dans les mains, venant de nulle part. Il l'ouvrit sans attendre, tandis que Jérémy scrutait la foule, debout sur sa chaise. Il ne vit personne de suspect, jusqu'à ce que la porte s'ouvre et se referme quelques instants après. Dehors, il aperçut une ombre filer vers les bois.

- C'est une lettre de Loyck, on dirait, lut le félin.
- Qu'est-ce que ça raconte ?
- Tout.
- C'est à dire ?
- Cette lettre contient toutes les réponses aux questions qu'on pourrait se poser. Les origines du projet Carthage, les menaces sur la famille d'Aelita, la création de Lyoko et de XANA, et surtout, ce qu'il va se passer avant la fin de la journée.

Odd lut quelques mots et releva la tête, le regard vide. Ses mains laissèrent la lettre tomber sur la table, que Yumi récupéra.

- Qu'est-ce qui te prend, vieux frère ? T'as vu un fantôme ? Fit Ulrich, inquiet.
- Lisez la fin de la lettre.

La feuille de papier voleta de mains en mains entre les Lyoko-Guerriers jusqu'à ce que tous ait lu les dernières lignes. Jérémy, le dernier à la lire, posa la lettre sur la table avec une expression de résignation collée sur le visage.

- Sérieusement ? Murmura t-il dans un souffle.

Quelque part dans Paris, Loyck tourna dans une petite ruelle et, après quelques mètres, se retourna vers sa nièce.

- On y est.
- Où ça ? Au beau milieu de nulle part? Railla Aelita.
- C'est suffisamment dur pour moi de faire ça, je me passerais volontiers de tes sarcasmes, s'il te plaît.
- C'est difficile ? Tu m'as payé une nuit d'hôtel et tu m'as fait traversé la ville à pied. Et maintenant, on est dans une petite ruelle, personne ne sait où je suis ni dans quel but. Même à moi, ta propre nièce, tu n'as rien dit. J'en ai marre, Loyck. Je veux retourner voir mes amis et ma mère.
- Tu retrouveras ta mère très bientôt, mais avant, il faut que tu rencontres quelqu'un. C'est avec lui que j'ai pu faire ce que j'ai fait. Derrière cette porte se trouve un Super-calculateur avec un scanner, ainsi que le pilote qui va avec.

Loyck posa sa main sur la poignée d'une porte en fer rouillée et l'entrouvrit.

- Tu es prête ?

La jeune fille ne répondit qu'en hochant légèrement la tête. Loyck ouvrit la porte et entra en premier. Il s'annonça et ôta son manteau. La Gardienne de Lyoko entra à son tour. La pièce était sombre et sordide, mais elle put reconnaître un écran de Super-Calculateur éteint, près d'un scanner à l'horizontale, dans un coin. Une silhouette se leva d'un siège et se tourna vers l'entrée.

- Aelita ? Fit l'inconnu, le souffle coupé. Aelita, c'est bien toi ?



Voilà voilà ! Je vous laisse avec cela, histoire que je termine l'écriture de cette fanfiction démarrée il y a si longtemps. Ça me rend un peu triste de savoir qu'après, il n'y aura plus rien (quoi que, je ferais peut-être un petit One-Shot pendant les vacances, mais je n'ai pas assez planché dessus pour l'instant Mr. Green).

Bonne lecture à tous, bonnes vacances à ceux qui sont en vacances, bon courage à ceux qui bossent et vive les martiens Laughing

A bientôt ! Smile
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Dim 30 Juin 2013 00:38   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


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Nannnnnnnnnnnnnnn!!!!!!!!!!!!!!!!! SadSadSad, je veux pas que sa se termine aussi vite et de cette façon, surtout pour Odd qui semble finir seul et déprimé sans avoir accomplit quoi que se soit d'important au final.

Sad, malgré se que tu avais promis suite à nos messages, tu as donc changé d'avis et sa sentait bel et bien la fin.
C'est quand même triste, aelita et lyock se sont cassé presque sans dire un mot.
Et nos héros son mit au placard pour le final.

On dirait que finalement la dévirtualisation éclair restera le dernier coup d'éclat (humiliant) d'Odd et Ulrich dans cette bataille.

Je voudrais une fin super épique ou au moins ulrich (et surtout Odd Smile) accomplissent un exploit alors que les filles se sont fait laté (afin de se rattraper de l'humiliation précédente)

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Men_Chiu MessagePosté le: Jeu 12 Sep 2013 16:07   Sujet du message: Répondre en citant  
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Bonjour à tous !

Tout d'abord, je tiens - une dernière fois - à m'excuser pour le retard qu'a encore pris "Et si la menace était humaine ?". Avec les vacances, les sorties, le boulot, et plein d'autres trucs encore, je n'ai terminé l'écriture de ma fanfiction qu'aujourd'hui.

Je ne la posterais pas tout de suite cependant, car je me donne quelques jours pour laisser refroidir la machine et revenir sur ce que j'ai écrit pour que le dernier chapitre que vous lirez soit aussi passionnant que je veux qu'il soit.

Je vous donne donc un dernier rendez-vous : lundi prochain, dans la journée, je publierais l'ultime chapitre d' "Et si la menace était humaine ?".

@*Odd Della Robbia* : mais ma parole, t'es amoureux d'Odd ou quoi ? xD Je plaisante. Pour répondre à ton message, j'avais prévenu que de toute façon, cet épisode serait finalement le dernier, dans mon dernier message. C'était inévitable, faut bien que ça finisse un jour. Pour le reste, tu verras bien.

Pendant que j'y pense, j'ai aussi annoncé un One-Shot pour pendant les vacances. N'ayant du coup pas eu le temps de travailler dessus, je ne l'annule pas mais le reporte afin de me laisser le temps. Je préviens quand même : deux choses, la première étant que ça ne fera pas partie de mes priorités, donc je vais prendre mon temps pour l'écrire, et la deuxième étant que ça sera une courte suite à l'épisode que je terminerais lundi prochain. Il ne faudra pas l'attendre dans le mois, mais j'espère quand même le proposer avant la fin de l'année (ça fait large, mais c'est mieux que rien)

Rendez-vous donc lundi pour la fin de l'épisode 14, et par conséquent la fin de la fanfiction !

Bonne fin de semaine à tous !
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L'art et la manière, ça s'apprend avec le temps...
Tout le monde le peut, il suffit de le vouloir...



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gabou200 MessagePosté le: Ven 13 Sep 2013 03:42   Sujet du message: Répondre en citant  
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Aaah mais je peux pas attendre à lundi, c'est trop looong! Crying or Very sad
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Men_Chiu MessagePosté le: Mer 18 Sep 2013 13:07   Sujet du message: Répondre en citant  
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Bonjour à tous !

Aujourd'hui est - comme qui dirait - un grand jour, puisque voici les derniers chapitres de la fiction : "Et si la menace était humaine ?"


Sixième chapitre : Les larmes de l'ange

- Loyck a pas le droit de faire ça ! S'exclama Ulrich, sans faire attention aux autres élèves qui pouvaient l'entendre.
- Il croit qu'on va se laisser faire ? Poursuivit Asaki en relisant la lettre plusieurs fois. C'est du délire !
- T'y crois pas, lâcha finalement Odd, remis de ses émotions.

Le blondinet se remémora les années qu'ils avaient passé à conjuguer lycée et Lyoko, puis les lignes de Loyck lui revinrent en mémoire. « Une fois que tout sera vraiment réglé, nous lancerons un Retour vers le passé sur plusieurs années, afin que nous puissions corriger nos erreurs. »

- Combien d'années il veut revenir en arrière ? Demanda plus calmement Yumi. Trois, quatre ? Cinq peut-être, avant que Jérémy ne découvre le Super-Calculateur ?
- Je pense pas, répondit Einstein en réfléchissant. Loyck et son partenaire doivent penser que le Super-Calculateur et Lyoko n'auraient jamais dû exister. S'ils lancent un retour vers le passé, ce sera sur au moins vingt ans, avant même que le projet Carthage ne mûrissent dans leurs esprits.
- Vingt ans ? S'écrièrent les Lyoko-guerriers d'une seule voix.

Les Kadiciens se tournèrent tous vers le petit groupe, dont l'attitude commençait à en inquiéter certains. Jim s'approcha de leur table et leur demanda de baisser d'un ton. Désobéissance contre paire d'heures de colle, évidemment. Jérémy reprit la lettre et relut le dernier passage. Puis il réaffirma :

- Oui. J'ai bien peur que nous n'ayons à revivre notre vie toute entière.
- Sauf s'ils ne nous prennent pas en compte dans le Retour vers le passé, avança Yumi. Si on est mis à l'écart, comme tout le monde, on ne se souviendra de rien.
- Le problème, Yumi, c'est que je n'ai pas étudié le Retour vers le passé sur longue durée. Qui sait si, vingt ans dans le passé, nous aurions la même tête qu'aujourd'hui. Ça serait une catastrophe, un véritable paradoxe temporel.
- Loyck a sûrement pensé à une telle éventualité, Einstein, proposa Ulrich. Si son pote pense faire un truc pareil, ça veut dire qu'on devrait rajeunir. Enfin, je suppose.
- Ça n'empêche pas le fait que je suis pas d'accord, coupa Odd avant que Jérémy ne fasse un autre commentaire. On s'est donné beaucoup de mal pour en arriver là, ce type a pas le droit de nous faire un coup pareil. Y a un moyen de les retrouver ?
- La lettre dit que nous devons nous rendre dans un ancien bâtiment désaffecté, à quelques arrêts de métro du collège Kadic, à quinze heures, lut Asaki. Vous pensez vraiment qu'ils y seront ?

Personne ne répondit. Ulrich plissa les yeux, puis demanda si quelqu'un savait qui était la deuxième personne lorsque le groupe parlait d'« eux ». Aucun d'eux n'avait une réponse, mais secrètement, Jérémy avait sa petite idée. Et il n'allait sûrement pas tarder à le découvrir.

- Aelita ? Aelita, c'est bien toi ?

Aelita s'avança dans l'obscurité, presque à tâtons, jusqu'à ce que Loyck n'allume la lumière. La stupeur s'empara aussitôt de la jeune fille.

- Papa ? Murmura-t-elle. Mais... comment c'est possible ?

La Gardienne de Lyoko fit quelques pas hésitants, puis courut se jeter dans les bras de Franz Hopper. Ni Aelita, ni son père ne purent empêcher les larmes de couler. Jamais, ô grand jamais, la jeune fille n'aurait pu penser que son père referait surface. Sortirait de Lyoko, réellement. Lorsqu'elle se dégagea de l'étreinte chaleureuse de son père, elle réitéra sa question :

- Mais comment ? Je croyais que tu avais... disparu...
- C'était plutôt compliqué, répondit Loyck. Pour faire court, je n'ai eu qu'à transformer les données informatiques en un avatar et à faire une Matérialisation. Ça nous a pris plusieurs jours.
- Pourquoi tu ne m'as rien dit ? Nous sommes censés être du même côté, non ?
- C'est exact, ma puce, mais nous ne pouvions pas prendre un tel risque. Marc Kalman aurait pu vous surveiller et mon retour dans ce monde aurait été compromis. Mais maintenant que tout est presque terminé, nous allons enfin pouvoir vivre notre vraie vie.

Waldo s'apprêta à serrer de nouveau sa fille dans ses bras quand Aelita fit un pas en arrière.

- Qu'est-ce que tu entends par notre vraie vie ?

Les deux hommes se regardèrent, puis le père d'Aelita soupira. Il se redressa et s'approcha de son Super-calculateur. Il alluma l'écran et la Gardienne de Lyoko découvrit la fenêtre d'un Retour vers le passé différé. En dessous du bouton de lancement, une date s'affichait.

- Avril 1974 ? Tu veux remonter le temps sur plus de vingt-cinq ans ? S'exclama Aelita en esquissant un autre mouvement vers la sortie.
- Ce n'est pas ce que tu crois, Aelita, tenta de se défendre Waldo. Le projet Carthage a été initialisé quelques mois après par un homme appelé Tyron. De nombreux hommes, et pas seulement des scientifiques, travaillent pour lui.
- En 1974, Waldo a accepté de travailler sur un projet ultra-secret. Il a alors fait équipe avec Marc Kalman et John Price. Cinq ans après, face à l'avancée très lente des travaux, deux nouveaux chercheurs ont été ajoutés au projet : Samuel Luc et moi, Loyck Schaeffer.
- Lorsque je me suis aperçu que Carthage était un programme à but terroriste, reprit Waldo, je l'ai volé et je me suis caché. Tyron a fait enlever Anthéa, ta mère, ce qui nous a encore obligé à fuir. Je nous ai installé à l'Ermitage et j'ai construit le Super-calculateur dans la vieille usine. Tu connais la suite... Le but de faire un tel saut temporel est d'empêcher la création du projet Carthage. Depuis l'origine.
- Comme ça, plus de terroristes, plus de Lyoko et plus de danger, termina Loyck. Tu comprends pourquoi je voulais absolument à ce que tu rencontres ton père avant ça. Je me suis dit qu'il fallait que tu le voies avant nous remontions le temps.
- Aelita, tes souvenirs, ta vie d'aujourd'hui... Tout va disparaître. Lorsque le Retour temporel aura eu lieu, nous reprendrons non seulement notre vie où nous l'avons abandonné il y a si longtemps, mais tu ne passeras pas la moitié de ta vie sur Lyoko à attendre que Jérémy Belpois vienne te délivrer. Tu vas continuer de grandir et...

Aelita, qui était déjà au bord de la crise de nerfs, éclata en sanglots, se prit la tête entre les mains et tomba à genoux. Les deux frères arrêtèrent toute discussion et observèrent la jeune fille dont la vie était ruinée un peu plus chaque seconde. Waldo voulut s'approcher mais dès son premier pas, Aelita se redressa et cria :

- Laissez-moi ! Vous êtes complètement fous !
- Aelita, qu'est-ce qui te prend ?
- Vous ne savez pas ce que j'ai pu endurer toutes ces années ! Mais malgré ça, j'ai réussi à me trouver de vrais amis sur qui je peux compter à tout moment, et j'ai même trouver l'épaule la plus solide sur laquelle je pouvais pleurer la mort de mon père. Et maintenant, vous comptez m'ôter la vie que j'ai mis tant d'ardeur à me construire ? Vous êtes comme ce Tyron dont vous parlez, des monstres ! Laissez-moi tranquille !

Aelita pivota, sortit du laboratoire et s'enfuit à toute jambe. Ses larmes n'en finissaient plus de couler. Waldo courut jusqu'à la porte mais sa fille était déjà loin. Il baissa la tête et se tourna vers Loyck.

- On fait quoi maintenant ? Fit le magicien.
- On continue comme prévu. L'idée était bonne, mais j'espérais que ça se passerait mieux... Allons au point de rencontre avec Tyron comme convenu, puis lançons le Retour temporel. Pour le bien de tout le monde, même d'Aelita. Sa vie, notre vie ne pourra en être que meilleure.


Septième chapitre : La remontrance de Jérémy

La Lyoko-bande s'apprêtait à partir pour le rendez-vous fixé par Loyck quand son téléphone sonna. Le numéro lui était inconnu, mais devant l'insistance du correspondant, il finit par décrocher.

- Allô ?
- Jérémy, c'est moi, Aelita ! Fit la jeune fille complètement paniquée.
- Aelita ? S'exclama le petit génie. Où es-tu ?
- Je sais pas, mais il vient de se passer un truc totalement fou. Mon père... Loyck a réussi à faire revivre mon père !

Jérémy accusa le coup comme une nouvelle hallucinante, mais au fond de lui, il s'en doutait. Il ne voulut pas se mettre son âme sœur à dos, aussi préféra-t-il faire l'étonné.

- Sérieusement ? C'est incroyable !
- C'est pas tout, Jérémy. Ils veulent lancer le Retour vers le passé jusqu'en 1974 !

Si Einstein s'attendait à faire un bond de plusieurs années dans le passé, les trente années que représentait ce Retour vers le passé le scotcha sur place. Il mit le haut-parleur pour que tout le monde puisse profiter de l'explication d'Aelita. Ils étaient déjà au courant, mais réentendre cette histoire les sidéra tous une seconde fois.

Jérémy reprit la conversation de manière privée et expliqua à Aelita où Loyck avait prévu d'organiser une dernière rencontre. Aelita s'affola :

- N'allez pas là-bas ! Soit c'est un piège, soit ça va devenir un endroit dangereux !
- Quoi ? Pourquoi ça ?
- Loyck et mon père y vont pour rencontrer Tyron, l'homme qui a ordonné la création de Carthage. C'est un homme dangereux et on m'a dit qu'il n'était pas à la tête que d'un réseau de scientifiques douteux. Il doit avoir des gardes armés. S'il te plait, n'y va pas...
- Si ils veulent lancer un Retour vers le passé, il faut les en empêcher. Et puis si on amène la police avec nous, ils pourront arrêter Tyron. Après, tout sera fini.
- Pas la police, sinon ils lanceront le Retour vers le passé dès leur arrivée. Mais tu as raison, il faut les en empêcher. Je vous rejoins là-bas.

Jérémy raccrocha et rejoignit ses amis. Il expliqua brièvement la situation à ses amis et sourit :

- Notre heure de gloire n'est pas encore arrivée. Et il va y avoir du sport.

Odd, en tête du cortège, se retourna vers le groupe et demanda :

- Dîtes-moi, si on devait subir le Retour vers le passé, qu'est-ce qui vous manquerait le plus ? Moi, c'est...
- Odd, c'est pas marrant, coupa Ulrich. Si on devait vraiment remonter le temps, on ne pourrait pas savoir si quelque chose nous manque. D'ailleurs, comme Lyoko n'existera plus, on ne sera peut-être même plus amis. Je te rappelle que c'est Aelita qui a unifié les Lyoko-guerriers.
- Ulrich a raison, Odd, confirma Jérémy en fronçant les sourcils. Si on retourne dans le passé, Aelita ne passera pas sa vie sur Lyoko, donc elle aurait plus de trente ans cette année. Elle ne serait plus scolarisée à Kadic. Si ça se trouve, je resterais l'intello que tout le monde méprise parce qu'il est choucouté par les profs et parce qu'il s'assoit toujours au premier rang. Ulrich et Yumi ne s'adresserait peut-être même pas la parole, vu la timidité dont ils font chacun preuve. Et toi, Odd, tu lui courrais sur les nerfs du matin au soir à tel point qu'il pourrait finir par te détester. Ce qui pourrait se passer est complètement aléatoire, et dans tous les cas, rien de cette réalité ne pourra nous manquer une fois que le voyage dans le temps aura été effectué.

Jérémy était conscient d'avoir jeté un froid sur l'assemblée, mais il voulait absolument que tout le monde sache ce qui les attendait peut-être tous. Odd souffla bruyamment et se retourna pour reprendre une marche normale. Ulrich passa son bras autour des épaules de Yumi et ralentit l'allure pour fermer la marche, tranquille, loin des sarcasmes d'Einstein. Asaki s'approcha du génie et lui reprocha son manque de tact.

- Figure-toi que moi aussi je vais perdre ce que je considère comme ce que j'ai actuellement de plus précieux. J'ai passé plus de quatre ans de ma vie à aider et à sauver une jeune fille à qui on avait volé sa vie. Je suis tombé amoureux d'Aelita dès le premier instant où j'ai vu son visage sur l'écran du Super-calculateur. Et maintenant, on va me l'enlever. Je me dis que je ne m'en souviendrais sûrement pas, mais ça a quand même du mal à passer. Alors je suis peut-être un peu froid, mais si vous avez trouvé votre dernier combat sur Lyoko difficile, celui qui nous attend le sera peut-être dix ou vingt fois plus...
- Désolé, Jérémy... C'est juste que... J'aurais pas formulé ça comme ça...
- Ouais, bah en attendant, on est bientôt arrivé. Regarde.

Jérémy traversa la route avec Asaki et pointa une ancienne usine entre deux maisons. Le bâtiment, entouré d'une clôture en bois, interdisait depuis plusieurs années son accès aux employés. Un important accident de machinerie avait conduit à la fermeture de l'usine, mais elle n'avait pas encore été désaffectée. Odd tourna au coin de la rue et aperçut Loyck et reconnut l'homme qui l'accompagnait. Il arrêta tout le monde derrière lui et murmurant :

- Regardez, c'est Franz Hopper ! Le père d'Aelita !
- Elle avait raison alors, fit Jérémy en se grattant le menton. Les deux frères Schaeffer vont aller rencontrer l’instigateur du Projet Carthage.
- Comment on fait pour les empêcher de déclencher le Retour vers le passé ? Demanda Yumi. On ne peut pas les neutraliser, et on ne va quand même pas aller voir ce gars pour lui dire de partir.
- Je... Je vais aller parler à Hopper, décida Jérémy, les poings serrés et le regard dirigé vers le sol. J'arriverais peut-être à le convaincre de ne pas faire une telle bêtise.
- Et nous, Einstein ? Fit Odd.
- Hein ?
- Ouais, appuya Asaki. On n'est pas tous venu pour te regarder nous voler la vedette. On est une équipe. On est les Lyoko-guerriers, oui ou non ? Alors qu'est-ce qu'on fait ?

Jérémy regarda ses amis et eut enfin le déclic : il avait trop longtemps pensé à porter le fardeau des décisions tout seul qu'il en avait presque oublié que ses amis étaient toujours prêts à s'entraider. À le soutenir et à faire le sale boulot, tout ce que lui ne pouvait pas faire. Il sourit et dit :

- Si je me charge des Schaffer, vous vous occupez de Tyron et ses sbires. Asaki, tu veux bien rester avec moi ?


Huitième chapitre : Le discours d'un roi

Waldo et Loyck entrèrent enfin sur le terrain de l'ancienne usine. Le père d'Aelita expliqua à son frère qu'à l'époque où il avait fui le laboratoire avec Carthage, il avait pensé à s'installer dans le sous-sol dans cette usine, mais que Marc Kalman avait réussi à le suivre jusqu'ici avant qu'il ne puisse disparaître à nouveau. Loyck regarda le chantier : des dizaines d'immenses tas de terre parsemaient le terrain, recouvert de débris et de déchets. Il y avait également quelques containers.

Ils s'approchèrent de l'entrée de l'usine quand Jérémy sortit de derrière l'une des grandes boites de métal et se mit sur leur chemin. Il prit une grande inspiration et croisa les bras. Waldo voulut entamer la conversation mais Loyck l'en empêcha.

- Regarde son visage. Il est déterminé. Nous ne sommes plus dans le même camp.
- Je ne suis pas là par hasard, s'exclama Jérémy. Je veux vous empêcher de faire un Retour vers le passé.
- C'est inévitable, Jérémy, répliqua Loyck. Le Projet Carthage a ruiné la vie de plusieurs dizaines personnes. Il a détruit des familles entières. Il a volé ma vie, celle de mon frère, celle d'Anthéa, de Marc, John, Samuel, Tobias aussi. Carthage a volé la vie d'Aelita ! Retourner dans le passé nous permettra de rectifier cette injustice.
- Vous dîtes que Carthage lui a volé sa vie, mais vous vous apprêtez à lui voler une deuxième fois. Aelita a réussi à se reconstruire une autre vie ici. C'est vrai, je ne sais presque rien de ce qu'il s'est passé avant que vous ne vous soyez enfermé sur Lyoko, monsieur Schaeffer. Mais Aelita a fait ce que peu de gens aurait pu faire : elle a surmonté tellement d'épreuves sans jamais craquer ! Elle s'est fait de nouveaux amis, une nouvelle famille. Vous n'avez pas le droit de lui voler une seconde fois.

Waldo Schaeffer encaissa les derniers mots de Jérémy comme un coup de couteau. Il baissa la tête et pour la première fois, se mit à se demander si son plan valait vraiment la peine d'être appliqué. Carthage était détruit, XANA s'était auto-détruit avec Lyoko, et tout le monde était vivant. Il se rendit compte que sa fille avait une chance extraordinaire d'avoir des amis aussi fidèles et dévoués. Il sortit son téléphone de sa poche et avisa le programme de Retour vers le passé, déjà préparé et prêt à être lancé.

- Je suis d'accord avec vous, monsieur, poursuivit Jérémy. Personne au monde ne mérite un tel destin, Aelita peut-être même moins que les autres, qui sait. Mais si vous lancez le programme, vous ne vaudriez pas mieux que Tyron. Vous seriez même prêt à courir le risque que l'histoire se répète encore une fois.
- C'est des conneries, Waldo, interrompit Loyck. Allons-y et finissons-en. Redonnons une vraie vie à Aelita. La vie qu'elle aurait toujours du avoir.
- Monsieur Schaeffer, Ael...
- La ferme, Belpois ! Hurla Loyck.

L'homme sortit un pistolet de son manteau et le pointa sur Jérémy. Au moment où il tirait, Asaki donna un coup de pied dans l'arme, qui s'envola et alla se percher au-dessus d'un container. Asaki pivota et fit un coup de pied retourné. Loyck se baissa pour l'éviter et le coup atteignit Franz Hopper en plein visage. Asaki, surpris, baissa sa garde une seconde, et Loyck en profita pour lui attraper le bras. La seconde d'après, Asaki était couché sur le dos après un vol plané. Jérémy se mit à courir et sauta sur le dos de Loyck.

- Descends de là ! S'écria t-il.

Asaki se redressa et frappa Loyck de toutes ses forces. C'était sans compter ses compétences de combat : l'homme leva son genou et dévia le coup, puis asséna un coup de pied derrière la tête du pauvre japonais. Puis il attrapa Jérémy par le col et le projeta derrière Waldo. Les deux jeunes étaient hors course. Loyck aida son frère à se relever et dit :

- N'écoute pas ce qu'ils disent. Ils feront tous ce qu'ils peuvent pour garder Aelita avec eux. On ne peut pas renoncer alors qu'on s'apprête à refaire toute notre vie. Repense au bonheur que tu vivais avec tes deux femmes, il y a si longtemps, et dis toi qu'après, toute ta vie sera jalonnée de leurs rires. On prend la bonne décision.
- Tu as raison, fit Waldo en baissant la tête.

Waldo avança vers l'usine et Loyck se retourna vers Jérémy. Le jeune génie se tenait le ventre et avait rampé jusqu'à pouvoir s'adosser à un morceau de tôle. Il s'approcha de lui et dit :

- La réalité dans laquelle nous vivons tous est une erreur temporelle. Rien de tout cela ne devrait exister et bientôt, rien de tout cela n'existera jamais. Contente toi de te dire que notre vie à tous sera bien plus simple une fois que l'idée même de l'existence de Carthage aura disparu de l'esprit de Tyron. Nous allons enfin vivre la vie que nous aurions du tous avoir à notre naissance.

Loyck se retourna et rejoignit son frère, puis entrèrent dans l'usine.


Neuvième chapitre : Guerre ouverte

Quelques minutes plus tôt, avant même que Jérémy ne se cache derrière un container pour surprendre le père et l'oncle d'Aelita, Odd, Ulrich et Yumi s'approchèrent de l'entrée arrière de l'usine. Un homme armé gardait la petite porte distraitement, deux écouteurs dans les oreilles. Yumi se glissa jusqu'à un tas de caisses en bois et donna un grand coup de pied dedans pour les faire tomber. L'homme se mit aussitôt sur le qui-vive mais Ulrich courut jusqu'à lui et lui asséna un puissant coup de pied dans le ventre, puis l'assomma avec un coup de main dans la nuque.

- Bien joué, mon beau samouraï, lança Yumi en s'approchant.
- Hé hé, merci.
- Eh dîtes, ça vous rappelle rien ? Lança Odd. Quand on était que tous les trois pour sauver la Princesse sur Lyoko. C'est pareil aujoud'hui, on est plus que trois et on doit sauver le monde !
- Je dois avouer que t'as raison, vieux frère, sourit Ulrich. On va faire des étincelles, comme au bon vieux temps.

Odd et Ulrich se placèrent de chaque côté de la porte. Le félin pouvait voir à l'intérieur. C'était une immense bâtisse qui ressemblait beaucoup à l'usine que les Lyoko-guerriers avaient l'habitude de visiter. Au centre du bâtiment, trois piliers s'élevaient jusqu'au plafond pour soutenir l'énorme charpente d'acier. Un large balcon faisait le tour de l'usine à plusieurs mètres de hauteur. Odd se pencha un peu plus et put apercevoir une dizaine d'hommes habillés en costard noir. Il reconnut John et Samuel, près d'un inconnu avec une blouse.

- Alors, Odd ? Qu'est-ce que tu vois ?
- Attend, je suis en train de les compter. Y a John et Samy aussi, et un vieux en robe de chambre. Ils sont tous en noir, comme les types qu'ont enlevé la mère d'Aelita. Eh mais...

Odd se pencha un peu plus encore et distingua deux autres gardes, précédemment cachés derrière un pilier, armes au poing, dirigées vers la tête d'un homme à genoux et menottes aux poignets. Le blondinet n'eut besoin que d'une seconde de réflexion pour le reconnaître.

- T'y crois pas... Ils retiennent Marc en otage.
- Ça part mal, les garçons... Qu'est-ce qu'on fait ?
- J'ai une idée. Yumi, tu crois que tu pourrais faire une diversion, le temps qu'Odd et moi on libère Marc ?
- Libérer Marc ? Tiqua Odd. Après tout ce qu'il nous a fait ? T'es pas bien ?
- Je pense qu'il a au moins autant de raisons que nous de se débarrasser d'eux, vu la position dans laquelle il se trouve.
- Ça marche, approuva Yumi. Allez vous mettre en position.

Odd et Ulrich ouvrirent lentement la porte en prenant garde à n'attirer aucun regard et se dirigèrent silencieusement vers Marc. Les deux compères se placèrent derrière deux piliers, de chaque côté des gardes. Marc tourna la tête et sourit : il venait de comprendre que sa libération n'était plus qu'une question de secondes.

Ulrich aperçut Yumi de l'autre côté de l'usine et lui fit signe qu'ils étaient en place. La jeune fille grimpa alors sur une pile de morceaux de tôle et s'écria :

- Eh oh ! Coucou mes chéris ! Si c'était une réunion pour les gens qui s'habillent en noir, pourquoi je suis pas invitée ?
- C'est l'une d'elle ! S'écria John.
- Descendez-là ! Ordonna Tyron.

Yumi esquissa une grimace et glissa sur une plaque de tôle pour se mettre à l'abri des balles. Au même instant, Ulrich et Odd sortirent de leur cachette. Le samouraï bouscula l'arme d'un garde avec le pied, lui attrapa le bras à deux mains et le projeta violemment au sol, tête la première. Odd, quant à lui, neutralisa son adversaire d'un seul grand coup de pied entre les jambes. Pour être sûr d'être tranquille, il ramassa une vieille boîte à outils et la laissa innocemment tomber sur la tête du garde. Ulrich récupéra un trousseau de clé et commença à chercher la bonne clé. Odd lui arracha le trousseau des mains et dit :

- Va aider Yumi, je m'occupe de lui.
- T'es sûr ?
- T'inquiète pas, s'il m'ennuie je lui mettrais un taquet derrière la tête !

Ulrich sourit, ramassa une barre en fer et se jeta à l'assaut. Il désarma d'un seul coup son plus proche adversaire en frappant directement son arme, puis l'envoya au tapis d'un revers en plein visage. La moitié des hommes qui tiraient sur Yumi pivotèrent et foncèrent sur lui. Ulrich fit tournoyer son sabre improvisé et se mit en garde.

Pendant ce temps, Odd déverrouilla les menottes de Marc. Une fois les bracelets disparus, le général se tourna vers le blondinet, un air menaçant sur le visage. Odd ne se laissa pas démonter et posa ses poings sur ses hanches.

- Tu plaisantes ou quoi, vieux ? On vient de te sauver la mise et c'est à moi que tu veux t'en prendre ?
- Vous êtes complètement fous, fit l'homme avec un sourire en coin. Tyron n'hésitera pas une seule seconde à vous liquider, et moi avec.
- Alors t'as qu'à sauver tes miches, nous on reste pour sauver le monde. Encore une fois !

Marc fronça les sourcils : il ne savait évidemment rien du plan des frères Schaeffer. Un garde fit son apparition derrière eux et s'apprêta à se servir d'une petite mitraillette. Marc, d'un coup de pied retourné, désarma son adversaire et le propulsa avec une force surhumaine contre un pilier. L'homme tomba inconscient au sol en poussant un petit de douleur. Odd fut impressionné : Marc était aussi fort sur Lyoko que dans la vie réelle.

- Va rejoindre tes amis, je m'occupe de Tyron.
- Quoi ? Mais y a au moins cinq types qui le protègent !
- T'occupes pas de moi, Ishiyama et Stern auront sûrement plus besoin de toi que moi. Allez, dégage.

Odd alla se mettre à l'abri derrière une vieille machine et analysa la situation : en plus de John et Samuel, trois autres gardes protégeaient Tyron. Ulrich était aux prises avec deux adversaires mais en avait déjà mis deux autres au tapis. Yumi quant à elle, se cachait à l'autre bout de la salle pour se soustraire aux tirs de quatre types qui s'avançaient prudemment vers elle. Odd n'eut pas besoin de réfléchir : Ulrich n'avait pas besoin d'aide dans l'immédiat.

Le blondinet ramassa une boîte remplie de clous et contourna le champ de bataille. Il grimpa sur une petite montagne de ferraille, trouva une plaque de tôle et s'en servit de skate-board. Il dévala sa montagne à toute vitesse en criant.

- Banzaï !

Les gardes qui mitraillaient Yumi se tournèrent vers lui et Odd les arrosa de clous en passant devant eux. Odd jeta sa boîte une fois vite, sauta de sa planche et écrasa une planche de bois pourrie sur la tête de l'un des gardes qui s'étala au sol. Yumi sortit de sa cachette et neutralisa l'un des hommes avec une prise de karaté bien placée. Les deux derniers reprirent leurs esprits mais Odd et Yumi étaient déjà sur eux : ils les désarmèrent en parfaite symétrie grâce à un coup de pied, les repoussèrent avec un second dans l'estomac et, alors qu'ils se heurtaient dos à dos, furent mis KO par un troisième coup de pied en plein visage. Les deux combattants s'auto-félicitèrent de leur magnifique prestation.

À l'autre bout de l'usine, cependant, une porte s'ouvrit en grand. Tyron se retourna et découvrit ceux qu'il attendait depuis quelques minutes, qui s'étaient transformées en une éternité pour ses gardes du corps, mis au tapis par des gamins. Il s'approcha des frères Schaeffer en pressant le pas, John et Samuel sur les talons, mais Marc s'interposa. John lui sauta dessus sans préambule, mais le général para sa première attaque sans peiner. Il esquiva les suivantes sans plus de difficulté.

- C'est tout ce que tu sais faire, John ? Je suis déçu, et dire que je t'ai embauché pour que tu me poignardes dans le dos après tant d'années...

Marc se protégea une seule fois, contrairement à son habitude d'esquiver les attaques, ce qui eut pour effet de perturber John. Le général écarta alors ses bras, le saisit au col et lui colla un coup de tête qui renversa le traître. Samuel dégaina son arme et la pointa sur Marc, qui ne bougea pas le temps que John se relève. Tyron se mit à rire.

- Tu es ridicule, Kalman. Tu sais très bien le sort qui t'attend et tu continues de lutter pour une survie qui ne te sera pas accordée ?
- Personne n'a le droit de dicter mon destin à part moi, Tyron. Jamais vous ne me tuerez, jamais vous ne pourrez m'atteindre.
- C'est ce qu'on va voir. Tuez-le, Samuel.

Marc posa son regard glacial sur Samuel. Le magicien soutint le regard, mais n'obéit pas. Marc avait été son supérieur pendant tellement de temps que ça le dérangeait de faire feu. Voyant qu'il ne tirerait pas, Tyron s'approcha, lui prit le revolver et fit feu sur Marc. Au même moment, John s'interposa et prit le projectile dans le dos. Marc écarquilla les yeux.

- Tu... m'en... dois une, Marc...
- T'es complètement taré, John. Pourquoi t'as fait ça ?

Le gladiateur tomba à genoux, laissant de nouveau une ligne de mire à Tyron. Marc se jeta sur le côté et évita de justesse le deuxième tir, puis alla se cacher entre deux grosses machines rouillées. Tyron ordonna à ses gardes de le trouver, puis se tourna vers Samuel. De là où il se trouvait, Marc ne pouvait l'entendre, mais il pouvait voir le visage de son ancien associé. Lorsque Tyron partit à la rencontre des Schaeffer, Marc put voir que Samuel avait récupéré son arme, mais que sur son visage se lisait une expression de résignation. Le général comprit qu'il était sous chantage.

Ulrich ne faisait désormais plus face qu'à deux adversaires. Les deux gardes s'étaient également armés de barres de fer. Ulrich était conscient d'être dans un combat à deux contre un, mais il était persuadé qu'il se servait mieux d'un katana que ses opposants. Pour leur montrer sa supériorité, il fit tournoyer son arme, puis se mit en garde. Les deux hommes esquissèrent un pas en arrière, peu rassurés, ce qui n'échappa pas au samouraï. Un sourire en coin, Ulrich glissa jusqu'à eux en une seconde et commença à les arroser de coups. Ils parvinrent à en parer quelques uns, mais rapidement le jeune homme prit le dessus. Il les désarma tous les deux d'un seul coup, puis en deux temps, trois mouvements, les mis hors d'état de nuire. Il jeta son sabre improvisé et se tourna vers les cris qui provenaient de derrière lui.

- Eh, Ulrich ! Comment t'es trop fort ! S'exclama Odd.
- Bof, c'était pas grand chose, tu sais, répondit Ulrich. Yumi, ça va ? T'es pas blessée ?
- Ça va, merci, fit la japonaise avec un sourire. Mais on devrait arrêter Tyron avant qu'il ne rencontre Loyck et Franz Hopper.


Dixième chapitre : Tyron

Loyck vit arriver Tyron vers lui et son frère, et voulut prendre son arme dans son dos, mais ne la trouva pas. Il se souvint alors qu'Asaki l'avait désarmé quelques minutes plus tôt et qu'il n'avait pas pensé à récupérer son arme. Et Waldo n'était pas armé... Il prit un peu d'avance sur Franz et interpella Tyron pour qu'il ne s'approche pas plus.

- C'est quoi, ce vacarme ? Vous étiez censé venir sans arme.
- Schaeffer... Je suis moi aussi très content de vous revoir. Surtout après ce que vous et votre frère avaient fait à mon plan génial.
- Répondez à ma question, Tyron.
- Je prend toujours des précautions, vous devriez le savoir, non ? Des gamins se sont introduits au point de rendez-vous que VOUS m'avez donné. Comprenez donc...

Tyron sortit un nouveau pistolet d'une poche de sa blouse et le pointa sur Loyck, avant de reprendre :

- Que je ne sois pas très convaincu de votre loyauté, Schaeffer. Vous avez voulu me piéger, c'est ça ? Vous croyiez vraiment que j'avais des problèmes d'éthiques quant à tuer des adolescents ?
- Les Lyoko-guerriers ? Fit Waldo en comprenant. Mais que font-ils ici ?
- Je leur ai demandé de venir, avoua Loyck tout en gardant Tyron dans son champ de vision. Je voulais qu'il comprenne toute l'importance du projet Carthage. Qu'il comprenne pour quoi ils ont combattu sur Lyoko pendant toutes ces années. Qui est vraiment Tyron !
- C'est trop gentil de vouloir me présenter à eux, rit le scientifique. Je pourrais les descendre beaucoup plus facilement comme ça !
- Qu'est-ce qui se passe, ici ? Fit la voix d'Odd.

Odd, Ulrich et Yumi apparurent à gauche des Schaeffer, à quelques mètres. Tyron sourit et sortit une deuxième arme qu'il pointa sur les Lyoko-guerriers. Franz Hopper se mit alors au même niveau que son frère et prit la parole :

- Laissez-les tranquilles, Tyron. Ils n'ont rien à voir avec notre rencontre. Ce n'était pas prévu.
- Permettez-moi d'en douter. S'ils sont là, cela signifie qu'ils ont neutralisé tous mes gardes, et donc que je suis seul contre vous tous, maintenant. Qu'est-ce qui pourrait m'interdire de tirer un peu plus haut ?

Un coup de feu retentit et une balle s'écrasa aux pieds d'Ulrich. Son sang ne fit qu'un tour, Tyron était un dangereux malade. Yumi prit la parole :

- On est pas là pour vous, on est venu pour empêcher Loyck et Franz de faire une terrible erreur.
- Une erreur, hein ? S'intéressa Tyron. De quoi parlez-vous ? Expliquez-vous !
- Vous avez perdu, Tyron, fit Loyck. Toutes ses années de travail acharné, de fuite, de crainte et de souffrance. Tout va bientôt disparaître. Nous allons remonter le temps pour vous neutraliser avant même que Carthage ne naisse dans votre esprit tordu !

Tyron éclata de rire, jusque ce que Marc fasse son apparition, en face des Lyoko-guerriers, complétant le carré des adversaires. Le général relâcha les cols de deux gardes inconscients, avant d'être mis en joue à la place des Lyoko-guerriers. Ce fut lui qui reprit la discussion.

- Ils ont raison. Nous n'avons pas jugé bon de vous informer de l'existence d'un programme extrêmement important. Un programme qui permet à un Super-calculateur de concentrer l'énergie de sa pile nucléaire pour propager une onde qui nous fait tous revenir dans le passé.
- Nous allons lancer un Retour vers le passé jusqu'au jour où vous nous avez engagé pour vos sinistres projets ! Coupa Loyck.
- Vous êtes tous complètement fous ! S'exclama Ulrich en regardant tour à tour Loyck, Marc et Tyron. Vous avez pensé aux conséquences qu'un Retour vers le passé pouvait avoir sur nous ? Si ça se trouve, nous ne rajeunirons pas normalement ! Vous êtes vraiment prêts à faire un truc aussi risqué ?
- Laisse tomber, Ulrich, fit Jérémy derrière Franz Hopper, s'aidant mutuellement avec Asaki pour avancer. Loyck est convaincu que son plan va fonctionner, ça ne sert à rien d'essayer de le convaincre.
- Jérémy ! Asaki ! Fit Yumi. Ça va ?

Einstein et sa béquille japonaise rejoignirent les Lyoko-guerriers en boitillant. Asaki était légèrement blessé, et Jérémy avait une cheville foulée.

- Je suis d'accord avec les mômes, accorda Tyron en pouffant. De plus, vous risqueriez de créer des paradoxes temporels, juste pour m'arrêter ? Vous feriez tous mieux d'accepter ma victoire et de disparaître avant que je ne m'occupe de vous trouver un trou pour vous enterrer. Donnez moi le déclencheur et disparaissez !

Waldo mit ses mains dans ses poches et fouilla pour trouver son téléphone. Il écarquilla les yeux quand il s'aperçut qu'il ne l'avait plus sur lui. Il commença à s'affoler et se mit à chercher dans son manteau, sans succès. Loyck se tourna vers lui et fronça les sourcils.

- T'es sérieux, Waldo ? Lança t-il. Tu peux pas nous faire ça !
- Ça suffit, on va mettre les choses au clair tout de suite ! S'énerva Tyron. Gardes !

Les gardes, précédemment mis « hors d'état de nuire », apparurent tout autour des Lyoko-guerriers, des Schaeffer et de Marc. Le général était mis en joue à distance pour éviter qu'il ne se rebelle, tout comme Loyck et Waldo. Ulrich, Asaki, Yumi et Odd furent saisis par les bras, par derrière, pour ne pas qu'ils bougent. Tyron rangea l'une de ses armes et claqua des doigts. Un garde apparut derrière lui et jeta quelqu'un au centre du carré.

- Aelita ! S'écrièrent les Lyoko-guerriers et son père à l'unisson.


Ultime chapitre : Le choix des héros

Tyron pointa son arme sur la Gardienne de Lyoko et répéta son ordre :

- Donnez-moi le programme ou je la descend !
- Je ne l'ai plus ! S'épouvanta Hopper. Laissez-la partir Tyron !

L'homme chargea l'arme, menaçant une fois de plus de tirer sur Aelita, mais ce fut Jérémy qui installa un lourd silence en criant. Il chercha dans sa poche et sortit le téléphone de Waldo. Il le regarda quelques secondes, puis expliqua qu'il lui avait subtilisé quand Loyck l'avait balancé près de lui. Puis, résigné, jeta le téléphone à mi-distance entre lui et Tyron, qui sourit une fois de plus.

Toujours en visant Aelita, debout au centre du manège et terrifiée, Tyron se déplaça jusqu'au téléphone. Il se baissa pour le ramasser, et vit Franz Hopper baisser la tête, vaincu. Mais Loyck n'était pas de cet avis : en quelques enjambées, il traversa l'espace qui les séparait en hurlant. Marc en profita pour se baisser et désarmer ses adversaires en leur jetant des outils qui traînaient, puis les neutralisa en quelques instants, les envoyant les uns sur les autres, avant de foncer lui aussi sur Tyron. Ulrich et Asaki se concertèrent du regard et parvinrent à se dégager, assommèrent les gardes qui les retenaient prisonniers et se jetèrent sur les deux qui retenaient Yumi. Odd, quant à lui, écrasa les pieds de celui qui l'entravaient, se libéra et lui fila deux coups dans la mâchoire, ce qui le coucha aussitôt sur le sol. Puis le félin sauta aussi à l'assaut de Tyron.

Surpris de toute cette agitation soudaine, un premier coup de feu retentit vers Loyck. Odd le désarma d'un coup de pied, puis Marc lui attrapa le bras et le projeta vers Loyck qui lui asséna un coup de poing tellement puissant que Tyron fit un vol plané sur plusieurs mètres, lâchant le téléphone dans les airs. Une fois battu, Loyck examina prestement son corps pour s'apercevoir qu'aucune balle ne l'avait touché. Il poussa un petit soulagement.

Jérémy observa la scène, complètement figé. L'action s'était déroulée en quelques secondes à peine, et il n'avait même pas pu bouger. Ses yeux se posèrent successivement sur Odd, Loyck et Marc, avant de voir qu'aucun des trois n'étaient blessés. Il tourna alors la tête vers la gauche et vit Aelita, les mains jointes sur le ventre.

- Ne me dîtes pas que...

La jeune fille tomba à genoux et Jérémy comprit qu'elle avait pris la balle perdue. Il se mit à courir alors que les larmes lui montaient déjà aux yeux. Il se jeta presque sur sa bien-aimée et confirma malheureusement ses craintes : les vêtements d'Aelita, sous ses mains, prenaient une couleur vermillon.

- C'est pas possible, c'est pas possible, répéta plusieurs fois Einstein, paniqué. Aelita, Aelita !

Franz Hopper s'approcha aussitôt et aida Jérémy à soutenir Aelita pour l'allonger. Jérémy lui prit une main et se mit à prier, à raconter toutes sortes de choses sans aucun sens, avant que la jeune fille en sursis ne l'interrompe de son plus beau sourire.

- Je t'avais dit... que ce n'était pas une bonne idée, Jérémy...
- Pourquoi ? Jura le blondinet. Pourquoi toi, Aelita...
- Peut-être... peut-être que l'histoire a voulu que cela se passe comme ça... Je suis désolée. Jérémy, papa... Maman... S'il vous plaît... Ne m'oubliez...

La jeune fille prit une dernière inspiration, puis prononça son dernier mot en versant des larmes.

- Pas...

Waldo baissa la tête et des larmes se mirent également à couler derrière ses grosses lunettes. Jérémy essaya bêtement de réveiller Aelita, mais Ulrich vint l'attraper par les épaules pour ne pas qu'il perde la raison, si près de l'homme qui avait causé la mort de sa propre fille.

Loyck s'approcha de sa nièce et comprit enfin que foncer dans la gueule du loup n'avait pas été une si bonne idée. Soudain, un nouveau coup de feu retentit et Loyck tomba au sol, touché. Derrière tout le monde, Samuel, complètement désemparé, tenait son arme droit devant lui. Franz se releva un peu trop rapidement et prit une balle dans le bras à son tour.

- Pourquoi vous avez battu Tyron, bande d'idiots ! Il détient Tobias, mes deux enfants et ma femme ! Et il est le seul à savoir où ils sont !
- On va le forcer à nous dire où ils sont, dit calmement Marc.
- La ferme !

Samuel, les yeux aveuglés par la haine et le désespoir, tira une troisième fois et toucha Marc à l'épaule. Le général nous bougea même pas et laissa Samuel s'approcher. À chaque pas, Samuel tirait une balle sur Marc, qui restait debout en encaissant les chocs les uns après les autres. Une fois qu'il fut à portée, le général désarma Samuel sans effort et démonta l'arme en un rien de temps, avant de repousser le magicien en arrière. Criblé de balles et de plus en plus faible, Marc posa un genou à terre pour se reposer. Asaki alla l'aider à souffler, mais il avait pris une demi-dizaine de projectiles.

- C'était... un beau combat... Dommage que ça finisse aussi mal... fit Marc avant de s'étaler de tout son long au milieu des débris de l'usine.

Les Lyoko-guerriers, tous plus abattus les uns que les autres, se regroupèrent autour de Jérémy pour évacuer la tristesse qui les emplissait. Seul Odd restait à distance, un masque d'impassibilité sur le visage. Il s'avança de quelques pas et s'agenouilla.

- Il y a un moyen de réparer tout ça, fit-il alors, un tremblement bien perceptible dans la voix.
- Ah ouais ? Ironisa Loyck. Et comment tu veux faire ça, p'tit génie ?

Odd se releva et montra le téléphone de Waldo. Le seul moyen d'annuler les derniers événements était de faire...

- Le Retour vers le passé, lâcha finalement Loyck en prenant le téléphone de son frère.

Il retourna vers Waldo, toujours accroupi près d'Aelita, et se mit à son niveau. Il posa une main sur son épaule et murmura :

- Je suis désolé, Waldo. Je ne pouvais pas savoir ce qui se passerait. Je ne sais pas si tu me pardonneras un jour, mais on peut encore tout changer.
- Tu y es pour beaucoup, Loyck, répliqua sèchement Waldo, mais j'ai aussi ma part de responsabilité. C'est moi qui ai inventé le plan d'action de Carthage, c'est moi qui ai créé Lyoko et c'est moi qui y ai enfermé ma propre fille.

Waldo prit le téléphone, l'observa quelques secondes, puis se releva. Il contourna Aelita et se dirigea vers Jérémy.

- Cependant, c'est toi qui avais raison, Jérémy. Même si nous vivons dans un espace qui ne devrait pas exister, Aelita avait réussi à se trouver une nouvelle famille et de nouveaux amis. C'est à toi que revient le droit de mettre un terme à tout cela.

Waldo lui tendit le programme, mais Jérémy ne le saisit pas. Il jeta un coup d’œil à Odd, dont le visage était un mélange de colère et de tristesse, puis Ulrich qui tenait une Yumi anéantie dans ses bras, et enfin Asaki, assis au milieu du carnage, les mains sur la tête comme pour se forcer à croire que rien ne s'était passé. Jérémy finit par regarder Franz droit dans les yeux avant de répondre.

- Vous... vous vous rendez compte de ce que vous me demandez ? Nous sommes tous sa nouvelle famille, comme vous dîtes. Vous me dîtes que j'avais raison, et vous me demandez d'effacer ce pour quoi nous nous sommes battus pendant si longtemps, et si durement. Vous me demandez d'effacer tous nos moments de complicité, de réinitialiser notre amitié !

Jérémy baissa la tête et mit les mains dans ses poches, puis tourna le dos à son interlocuteur. Le blondinet regarda une nouvelle fois dans la direction d'Ulrich, qui acquiesça : Yumi pleurait à la fois pour Aelita, mais aussi parce qu'elle savait que son histoire avec Ulrich prendrait bientôt fin. Odd s'approcha de Jérémy et lui posa une main sur l'épaule.

- Même si j'ai pas été toujours cool avec toi, Jérémy, j'espère qu'on pourra rester amis après ça... Je suis désolé...

Il s'écoula quelques longues secondes, puis Jérémy termina.

- Nous n'avons pas le choix, personne ne pourra vivre dans cet univers après ce qu'il vient de se passer, alors faisons le Retour vers le passé. Mais ne comptez pas sur moi pour porter le fardeau de l'éradication de plus de trente ans de l'histoire.

Waldo comprit Jérémy, et ne lui voulut pas. Il alluma le téléphone et retourna auprès d'Aelita. Il prit l'une de ses mains, démarra le programme à distance et posa le téléphone. Il dit alors à qui voulait l'entendre qu'il était le plus désolé du monde, avant qu'une bulle de lumière blanche n'englobe l'usine, la ville, la Terre toute entière.

Retour vers le Passé



Bon bah voilà... C'est terminé ! Vous me direz sûrement que ça finit un peu en queue de poisson, mais c'est le genre de fin que j'adore écrire Mr. Green Le petit retard est dû à un besoin de réécriture forcée.

Si vous voulez critiquer, que ce soit bon ou mauvais, sur cette fin tant attendue ou sur l'ensemble de la fanfiction, me dire ce que vous en avez pensé, si vous avez des questions, tout ce qui vous passe par la tête, n'hésitez pas à répondre après moi ou à m'envoyez un message privé, je serais ravi de vous répondre Mr. Green

Dans tous les cas, un énorme merci à vous pour avoir suivi "Et si la menace était humaine ?" depuis le temps, car vous avez fait - en toute modestie, bien évidemment - de cette fanfiction l'une des plus lues sur le forum. Merci infiniment, j'vous aime Embarassed

À vos claviers !

Men_Chiu

Ps : le One-Shot sera publié ici-même lorsque je le l'aurais terminé, je demande alors aux admins de ne pas lock le sujet tout de suite, merci.
_________________
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L'art et la manière, ça s'apprend avec le temps...
Tout le monde le peut, il suffit de le vouloir...



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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Jeu 19 Sep 2013 14:49   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 14 Sep 2008
Messages: 1320
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
plutot inattendu comme fin, surtout que c'est Odd qui se résigne à la proposer.
Mais très bon chapitre avec de l'action et de l'émotion.
Pauvre Aelita, triste qu'elle soit morte (a un bref moment j'ai cru que sa avait été Odd qui avait été touché, quand tu as sorti que Jeremy se tournait vers lui)
C'est vrai que sa part en queue de poisson, on ne sait pas ce que le RVLP a fait finalement.
Je me demande si tu nous prépare un épilogue genre: "2004 nouvelle ligne temporelle"

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Draynes MessagePosté le: Dim 06 Oct 2013 18:25   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 06 Oct 2013
Messages: 166
Quelle fin!
Franchement, elle est vraiment surprenante, très bien faite et cohérente.

Ta fanfic est vraiment bien, on pourrait presque croire que c'est la suite officielle.
Et quelqu'un sait ce qui arrive à Tobias ?
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Men_Chiu MessagePosté le: Lun 07 Oct 2013 14:33   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 24 Sep 2008
Messages: 197
Localisation: Par là ? Ou par là ? Je sais plus...
Hello !

@*Odd Della Robbia* : Beaucoup de gens m'ont souvent dit que créer le suspense est une de mes plus grandes qualités. Qui sait ce que je vous prépare ? ^^
En tout cas, merci d'avoir suivi jusqu'à la fin, ça me fait plaisir Smile

@hugoe : Merci pour le compliment, j'apprécie beaucoup Smile (je savais que j'aurais du me faire embaucher chez MoonScoop... grrrr)
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